Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1085 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère, la majorité en gravité sévère. Ils subissent des tests réglementaires de toxicité d’un dispositif médical par gavage, application cutanée, injection ou instillation nasale. Le porteur indique que ces tests peuvent provoquer des signes de toxicité générale allant jusqu’à la mort, ainsi que des lésions cutanées pouvant aller jusqu’à l’escarre et la destruction de la peau. Il affirme que les méthodes in vitro susceptibles de remplacer ces essais ne sont « pas encore validées » et que ces tests sont imposés par la réglementation européenne.

NTS-FR-322034v1
Types de recherche
· Tests réglementaires · Toxicologie et autres tests de sécurité ·
Mots-clés
toxicité systémique, tolérance locale, biocompatibilité
Rats : 1085

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les professionnels de santé utilisent aujourd’hui des dispositifs médicaux (implants, prothèses, instruments…) que nous appelons « DM ». Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Pour cela les DM doivent faire l’objet de tests réglementaires de toxicité évaluant en particulier les risques de toxicité systémique aigüe et de tolerance locale. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un DM, il faut évaluer sa toxicité systémique ainsi que sa tolérance locale. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaires européennes. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit, nous réaliserons des tests de toxicité systémique aigüe sur le modèle du rat (par voie orale, voie cutanée, voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale) et un test de tolérance locale sur la muqueuse nasale du rat. Pour la toxicité systémique, le produit à tester ou son extrait est administrée par voie idoine chez le rat afin de déterminer la toxicité du produit, par les différents signes cliniques observés et les potentielles mortalités. Pour la tolérance locale, le produit à tester ou son extrait est administré par instillation nasale chez le rat afin de vérifier, par l’observation de réactions locales, si une réaction d’irritation se produit.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet permet d’obtenir des données expérimentales utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un DM, sa biocompatibilité. Ce projet fait donc partie intégrante de l’évaluation biologique des DM, une exigence essentielle en matière de sécurité requise par le Règlement Européen et exigée par les organismes notifiés afin d’accorder ou non la mise sur le marché. Le but est d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de DM sans risque pour la santé de l’homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

-TAOiso : traitement unique par gavage (1 minutes). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l’euthanasie (15 secondes). – TADiso : traitement unique local par patchage (24h) / dépatchage (1minute) (mise d’un pansement puis retrait). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l’euthanasie (15 secondes). – TAI : traitement unique par injection intraveineuse ou intrapéritonéale (1 minute). Pesée de J0 à J3. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l’euthanasie (15 secondes). – MN : instillations intranasales (3 minutes) (fréquences et nombre de jours de traitement dépendant du protocole). Pesée à en début, milieu et fin d’étude. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour l’euthanasie (15 secondes).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Toxicité systémique : Les réactions attendues sont des signes cliniques généraux relevant d’une toxicité systémique (sur l’activité spontanée des animaux, le réflexe de Preyer, la respiration, la température corporelle, le réflexe de retournement, le tonus musculaire, la ptose palpébrale, l’aspect de la pupille, l’aspect du poil, il peut aussi y avoir des convulsions, tremblements, salivation, larmoiement), pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal peut être euthanasié pour raison éthique avant la fin de l’étude. Pour le test TADiso, en plus des effets systémiques, des réactions locales limitées à la zone de traitement peuvent être attendues (sécheresse cutanée, perte de souplesse de la peau, érythème pouvant aller jusqu’à la formation d’escharre et/ou de croûte, desctruction de l’épidermes et du derme, œdème) Pour le test MN un phénomène d’irritation peut apparaître (érythème, œdème, secheresse). Les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les tests de toxicité systémique aigüe par voie orale et par voie cutanée ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Cette autopsie permettra également l’observation du site de traitement (estomac ou peau selon la voie d’administration). Les tests de toxicité systémique aigüe par voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Les tests de toxicité systémique par voie nasale ont pour but d’évaluer la toxicité d’un dispositif médical qui sera observé lors de l’autopsie générale. Lors de cette autopsie les muqueuses nasales seront prélevées afin de réaliser une analyse histologique de ces tissues.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les tests de toxicité systémique aigüe sur le modèle du rat (par voie orale, voie cutanée, voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale) sont menés après avoir rassemblé toutes les informations disponibles sur la substance d’essai (identité et structure chimique, propriétés physico-chimiques, résultats obtenus dans tous les autres essais de toxicité in vitro et in vivo, données toxicologiques de substance structurellement apparentées et l’usage escompté). Les tests de toxicité systémique aigüe doivent être effectués sur le modèle du rat car les modèles in-vitro pouvant les remplacer n’ont pas encore été validés à l’heure actuelle. Le test de tolérance locale sur la muqueuse nasale ne doit pas être effectué sur un produit irritant pour la peau, les yeux, les muqueuses ou ayant un pH ≤ 2 ou ≥ 12.5 (le pH étant une échelle permettant de savoir si une solution est acide, neutre ou basique). Par ailleurs les tests d’irritations ne doivent être envisagés seulement si les données de sécurité ne peuvent être obtenues par d’autres moyens. Il n’existe pas de modèle in-vitro validé pour l’irritation nasale.

2. Réduction

3R / Réduction :

– TAOiso : ces tests sont réalisés sur un seul sexe (normalement des femelles). Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un test témoin négatif tous les six mois et non à chaque essai. – TADiso : Les produits chimiques d’essai ne doivent pas être administrés à des doses connues pour provoquer une douleur importante ou une détresse par un mécanisme potentiellement corrosif ou fortement irritant. Le test est réalisé sur un seul sexe (normalement des femelles). Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un test témoin négatif tous les six mois et non à chaque essai. – TAI : ces tests sont réalisés sur un seul sexe. Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un groupe contrôle commun aux différentes études se déroulant en même temps. – MN : Lorsque plusieurs DM sont testés dans un même temps, le lot contrôle sera communs aux différentes études.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages communes par 3 ou 5, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont transparentes et contiennent de la litière constituée de particules de bois résineux déshydratée puis tamisée et un tunnel en carton comme enrichissement. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et la litière souillée est remplacée par de la litière propre 2 fois par semaine. Des points limites (basés sur l’état général de l’animal) sont définis pour chacun des tests afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le rat, reste le modèle de choix utilisé pour les tests de toxicité. L’espèce et le stade de développement des animaux à utilisé est imposé par les normes ISO correspondantes. Le choix d’une autre espèce doit être justifié. – TAOiso, TADiso, TAI, MN : rats jeunes adultes de 7 à 9 semaines. Si des femelles sont utilisées elles doivent être nullipares et non gravides.