Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Six pertes osseuses créées dans la mâchoire de chaque animal pour y tester un substitut phospho-calcique: 12 miniporcs vont être utilisés dans une chirurgie unique d’environ une heure, tous tués à l’issue pour l’analyse de leurs os, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré. Le projet cible la reconstruction osseuse de la mâchoire humaine, en évitant une greffe prélevée sur le patient. Le porteur retient le miniporc parce que sa mâchoire ressemble à celle de l’humain. Il annonce une gêne alimentaire surveillée, l’abord chirurgical restant à l’extérieur de la bouche.

NTS-FR-365360v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles musculosquelettiques ·
Mots-clés
Médecine régénératrice, substitut osseux, mamdibule, miniporc
Cochons : 12

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les pertes de substances osseuses sévères de la mâchoire représentent un problème de santé important, notamment chez les patients nécessitant une réhabilitation dentaire par implants. La régénération de ce type de défauts osseux reste un défi en chirurgie orale et maxillofaciale. En clinique, la technique de référence reste la greffe osseuse autologue mais elle présente certains inconvénients (chirurgie additionnelle, morbidité du site donneur…). Ainsi, le développement de biomatériaux en régénération osseuse est indispensable pour pallier ces limitations. Ce projet de recherche vise donc à évaluer une nouvelle approche de reconstruction osseuse, plus fiable et mieux adaptée aux situations cliniques complexes grâce à un nouveau matériau phospho-calcique conçu par la technique du moulage dynamique pour la régénération osseuse des mâchoires. La biocompatibilité in vitro et in vivo de ce nouveau biomatériau a déjà été démontrée. Son potentiel pour la régénération osseuse doit maintenant être évalué dans un modèle animal permettant de reproduire au plus près les conditions biologiques de la reconstruction osseuse des mâchoires chez l’homme. Le mini-pig a été choisi comme modèle expérimental car sa structure osseuse, la cicatrisation et les dimensions de ses mâchoires sont proches de celles de l’humain. Ce modèle est largement reconnu et utilisé dans la recherche biomédicale et en chirurgie orale, car il permet d’obtenir des résultats fiables et transposables à la pratique clinique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet de recherche vise à développer une nouvelle approche de reconstruction osseuse, plus fiable et mieux adaptée aux situations cliniques complexes , tout en évitant le recours à une autogreffe osseuse, responsable d’une importante morbidité.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale unique d’une durée estimée à une heure.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les conséquences de cette étude sur les animaux seront potentiellement les suivantes : – Douleur locale lors de la réalisation des défauts osseux et de la mise en place des substituts osseux : l’implantation des biomatériaux a lieu à la faveur d’un apport chirurgical extra-oral sur le corps de la mandibule. S’agissant d’interventions de chirurgie maxillo-faciale, une gêne à l’alimentation pourrait être observée et sera strictement monitorée. Toutefois, l’implantation des biomatériaux testés se fera de façon extra-orale, minimisant ainsi le risque infectieux par l’absence d’effraction de la muqueuse buccale et les conséquences en termes de gêne alimentaire. Pour faciliter la prise alimentaire, les animaux seront nourris pendant toute la durée de l’étude avec le même aliment que celui dont ils auront bénéficié chez l’éleveur/fournisseur. – Pas de limitation de mobilité attendue, ni de stress particulier. Les éventuels effets indésirables devraient diminuer jusqu’à disparaitre au fil des 8 semaines postopératoires.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la suite de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de permettre l’analyse histologique des défauts osseux

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

A l’heure actuelle, il n’existe pas d’autres méthodes d’étude de la tolérance de l’hôte permettant d’éviter ou de remplacer l’utilisation d’animaux pour l’approche thérapeutique abordée dans ce projet. Le comportement biologique in vivo de ces nouveaux biomatériaux nécessite une évaluation chez l’animal avant une éventuelle application clinique humaine.

2. Réduction

3R / Réduction :

Compte-tenu d’études comparables déjà publiées et des travaux précédemment réalisés sur la plateforme, le nombre d’animaux pour les deux études (N=6, x2) correspond au nombre minimal requis pour atteindre une significativité statistique. Dans la présente étude, 4 conditions seront testées sur deux fois 6 animaux recevant chacun 6 implants, assurant donc un nombre de 9 explants par condition. Le test statistique retenu pour comparer les différentes conditions sera un test non paramétrique de comparaisons multiples de données quantitatives de plus de deux échantillons indépendants (N

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Anesthésie générale doublée d’une anesthésie loco-régionale sous la forme de bloc mandibulaire d’anesthésiques locaux permettant l’insensibilisation du nerf alvéolaire inférieur dans le canal mandibulaire situé à proximité immédiate de la zone de création des défauts osseux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le miniporc adulte (âgé de 18 à 24 mois et environ 50 kg) a été choisi comme modèle expérimental car sa structure osseuse, la cicatrisation et les dimensions de ses mâchoires sont proches de celles de l’humain. Ce modèle est largement reconnu et utilisé dans la recherche biomédicale et en chirurgie orale, car il permet d’obtenir des résultats fiables et transposables à la pratique clinique humaine.