Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

384 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les femelles gestantes opérées pour introduire des marqueurs fluorescents dans le cerveau de leurs fœtus, les nouveau-nés placés huit jours dans un air appauvri en oxygène. Environ 10 % des embryons ne survivent pas à l’intervention, une perte que le porteur dit difficile à distinguer d’une mortalité naturelle. Le manque d’oxygène provoque un retard de croissance et des lésions cérébrales, et le projet cherche à savoir si la L-Carnitine limite ces atteintes dans un modèle de grande prématurité. Les souriceaux sont tués pour prélèvements, les femelles qui n’ont pas été opérées pouvant être réutilisées comme allaitantes dans les expériences suivantes.

NTS-FR-380298v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Prématurité, Développement cérébral, Cortex cérébral, Déficit en oxygène
Souris : 384

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Quand un bébé naît très prématurément, ses poumons ne sont pas encore complètement formés, ce qui peut entraîner des périodes où il manque d’oxygène (appelées hypoxies). Ce manque d’oxygène perturbe le fonctionnement du cerveau, qui a du mal à produire l’énergie dont il a besoin, et peut provoquer des dommages dans le cerveau. Même si le cerveau des bébés a une meilleure capacité de réparation que celui des adultes, ces réparations ne sont pas toujours parfaites. Ainsi, les enfants nés très prématurément ont un risque plus élevé de développer des problèmes cognitifs (comme des difficultés d’apprentissage) à l’adolescence. Cela pourrait être dû à des connexions anormales entre les neurones. Des expériences chez la souris, dans un modèle qui reproduit la grande prématurité (avec un manque d’oxygène à la naissance), montrent que ce stress provoque un problème dans les « usines à énergie » des cellules, appelées mitochondries. Ce problème persiste même à l’âge adulte. Ce projet vise à tester si une molécule appelée « L-Carnitine », qui aide les mitochondries à mieux fonctionner, peut limiter ces problèmes cérébraux. Pour cela, nous utiliserons un modèle murin de grande prématurité et une méthode spéciale qui rend certains neurones fluorescents pour les étudier plus facilement. Nous voulons répondre à deux questions principales : 1) Est-ce que la L-Carnitine aide le cerveau à mieux se développer chez les bébés prématurés ? ; 2) Quel est le meilleur moment pour commencer ce traitement, et combien de temps doit-il durer pour être efficace ?

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet a une double finalité, à la fois fondamentale et translationnelle (préclinique) puisqu’il vise à comprendre comment le manque d’oxygène affecte le développement du cerveau et à tester si un traitement protecteur pour les « usines à énergie » des cellules, appelées mitochondries, peut limiter ces effets à long terme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Une technique appelée électroporation sera utilisée chez des souris portantes pour introduire des protéines fluorescentes dans les cerveaux des fœtus, ce qui permettra d’observer les cellules cérébrales et leurs « usines à énergie » (mitochondries). Après la naissance, la moitié des souriceaux seront placés dans un environnement pauvre en oxygène pendant 8 jours afin de reproduire le manque d’oxygène associé à une naissance très prématurée. De la L-Carnitine, un traitement protecteur pour les « usines à énergie » des cellules, appelées mitochondries, sera donnée à tous les souriceaux dans l’eau de boisson à différents moments pour évaluer son efficacité à limiter les effets du manque d’oxygène sur le développement cortical et déterminer la durée optimale du traitement. Les souriceaux seront soumis à des tests pour évaluer leur comportement, puis leurs cerveaux seront analysés pour mesurer les effets de l’hypoxie et du traitement.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pour les femelles, une chirurgie invasive permet d’introduire des marqueurs fluorescents dans les neurones et mitochondries. Bien que rare, des difficultés lors de la mise bas ou des infections sont possibles, mais évitées grâce à des règles d’hygiène strictes. Pour les souriceaux, environ 10 % des embryons peuvent ne pas survivre à la procédure, bien qu’il soit difficile de distinguer cette perte d’une élimination naturelle. L’hypoxie (manque d’oxygène) entraîne un retard de croissance et des lésions cérébrales, mais les souriceaux rattrapent leur croissance après et les lésions semblent réparées à l’échelle visible. Cependant, des troubles cérébraux subtils à long terme, comme des problèmes d’apprentissage ou de comportement, peuvent persister et sont détectables lors de tests spécifiques.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les femelles ayant subi une procédure chirurgicale ne seront pas soumises à une nouvelle procédure pour raison éthique. Une réutilisation des femelles n’ayant pas subi de procédure chirurgicale sera envisagée, notamment comme souris allaitante pour les expériences suivantes. Une utilisation des souriceaux surnuméraires sera envisagée, notamment pour la collecte de tissus. Les souriceaux doivent être mis à mort pour la réalisation de prélèvements post mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les recherches menées dans ce projet s’appuient sur des modèles animaux pour mieux comprendre les conséquences du manque d’oxygène sur le cerveau. Les interactions complexes entre les cellules, l’inflammation et la réponse immunitaire ne peuvent pas être étudiées en laboratoire sans l’utilisation d’animaux. Les traitements testés ont d’abord été évalués sur des cellules isolées avant d’être appliqués à des organismes complets pour mieux comprendre leurs effets dans des conditions réelles.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour limiter l’utilisation d’animaux, chaque cerveau est utilisé pour plusieurs analyses différentes, et des techniques innovantes permettent d’extraire un maximum d’informations. Les procédures chirurgicales respectent des normes strictes, avec des soins postopératoires attentifs pour minimiser le stress des animaux. Les mères et souriceaux bénéficient d’un suivi quotidien, et des pratiques comme l’alternance des femelles entre cages permettent de garantir une alimentation de qualité pour les petits tout en réduisant le stress.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Ce projet utilise des méthodes bien maîtrisées pour assurer le bien-être des animaux. Les opérations sont réalisées dans des conditions strictes d’hygiène, avec anesthésie et gestion de la douleur. Une attention particulière est portée à la récupération après les interventions et à la réduction du stress autour de la naissance, grâce à des aménagements qui encouragent les mères à préparer un nid confortable. Les souriceaux sont surveillés pour repérer rapidement tout signe d’inconfort. Les mères sont échangées entre les cages normoxiques et hypoxiques pour garantir une bonne production de lait et réduire leur stress.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le cerveau de la souris est proche de celui de l’humain, tant dans sa structure que dans son fonctionnement, ce qui en fait un modèle idéal pour étudier les maladies du développement cérébral et le fonctionnement du cortex. Les techniques nécessaires pour ce projet sont bien maîtrisées sur cette espèce, garantissant la faisabilité de l’étude. Les souris femelles utilisées seront des adultes en bonne santé, âgées de 8 à 24 semaines. Leurs petits seront mis à mort à différents âges pour comprendre comment un manque d’oxygène peut affecter des étapes clés du développement des connexions dans le cerveau et si un traitement qui stimule l’énergie produit par les cellules peut limiter ces problèmes cérébraux.