
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 13/01/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-410834)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’un des objectifs de ce projet est de mieux comprendre l’impact des traitements appliqués au cours de la récolte et en post-récolte sur la qualité nutritionnelle des fruits, ainsi que les effets santé associés chez la souris. De nombreux travaux ont mis en évidence un effet protecteur des fruits sur le maintient du métabolisme du glucose, effet attribué en partie à la présence de sucres complexes et, très probablement, à une modulation bénéfique du microbiote intestinal. Afin d’évaluer les effets santé et de déterminer l’impact du traitement par UV au cours de la récolte et en post-récolte, nous comparerons des poudres de pomme obtenues à partir de fruits cultivés en plein champ ), et traitées avant ou durant la période de stockage selon plusieurs modalités. Parallèlement, l’étude inclura l’administration d’une infusion de Satureja nepeta (fausse marjolaine), plante médicinale traditionnellement utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et métaboliques, afin d’évaluer son effet sur le métabolisme de la souris et son microbiote intestinal. Les différentes modalités de fruits et de la plante seront administrées à des souris males durant 12 semaines, dans le cadre d’une alimentation riche en graisse. Une prise de sang sera réalisée à 6 semaines, ainsi qu’un test de tolérance à l’insuline à la 9ème semaine et un test de tolérance au glucose à la 10ème semaine. Les fèces seront également récoltées et le microbiote des animaux sera analysé.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet vise à évaluer l’impact de traitements lors de la récolte et en post-récolte sur la pomme, ainsi que leurs effets sur la santé métabolique des souris et sur la composition de leur microbiote intestinal. En parallèle, l’étude inclura l’administration d’un extrait infusé de Satureja nepeta, plante reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, afin d’examiner son effet potentiel, sur les paramètres métaboliques et microbiotiques. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche plus large, visant à mieux caractériser et valoriser les effets santé de ces aliments et extraits végétaux, tout en s’insérant dans une perspective de pratiques agricoles plus durables et responsables.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Un prélèvement de sang sur animal vigile sera réalisé au début de l’étude et après 6 semaines (2 au total). Pour ce faire les animaux seront mis sous contention durant environ 2 minutes. Un test de tolérance à l’insuline et un test oral de tolérance au glucose seront pratiqués respectivement en 9ème et 10ème semaine. Ces tests nécessitent une mise en contention d’une minute pour réaliser un gavage dans le cas du test de tolérance au glucose, et une injection intrapéritonéale lors du test de tolérance à l’insuline. Le déroulé du test nécessite ensuite une mise en hébergement individuel des animaux de 2 heures afin de suivre l’évolution de leur valeur de glucose dans le sang. Un test de perméabilité intestinale sera réalisé en semaine 11. Ce test nécessitera une mise en contention d’une minute pour réaliser le gavage avec la solution permettant d’évaluer la perméabilité intestinale. Durant le protocole, 3 recueils de fèces nécessitant d’isoler temporairement (environ 30 minutes) l’animal seront effectués.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Stress social lié à l’isolement de l’animal de ses congénères lors du test de tolérance à l’insuline (ITT), ou de tolérance au glucose (OGTT) et du recueil de fèces. Douleurs possibles lors de l’incision à la queue pour les prises de sang, du perçage des oreilles pour l’identification des animaux et lors du gavage avec une dose de glucose (OGTT), ou une dose d’une molécule utilisée pour mesurer la perméabilité intestinale et lors des injections intrapéritonéales d’insuline (ITT). Ces nuisances ou effets indésirables sont toutes temporaires et réversibles. Lors des tests OGTT et ITT les animaux seront soumis à des restrictions alimentaires afin de réaliser les tests sur animaux à jeun (4h ou 6h). De même, la vielle au soir de l’euthanasie, les animaux seront mis à jeun. Les souris subiront deux gavages durant le protocole, deux prises de sang à la veine caudale et une injection intrapéritonéale, qui pourraient engendrer des douleurs temporaires et reversibles. Contention des animaux à plusieurs reprises lors des tests OGTT et ITT.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d’intérêt qui seront ensuite étudiés (expression génique, histologie, dosages protéiques) et de démontrer les effets métaboliques de la supplémentation en poudre de pomme mais aussi les effets anti-inflammatoires des différents extraits de la plantes Satureja nepeta
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’étude d’une supplémentation en poudre de pomme et de l’extrait infusé de la plante Satureja nepeta sur la santé métabolique et le microbiote ne peut s’envisager que dans un modèle in vivo. Il n’existe pas de modèle alternatif à l’heure actuelle permettant d’étudier ces paramètres in vitro.
2. Réduction
Le nombre d’animaux (9 par groupes) est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes, à l’aide d’un test de Student, notamment en ce qui concerne la prise de poids. Deux protocoles indépendants ont été regroupés en un même protocole afin de limiter le nombre d’animaux utilisés.
3. Raffinement
Les animaux seront hébergés en cage de 3, et l’environnement sera enrichi par la présence d’un igloo en plastique ou en carton. Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à rétablissement. Des points limites gradés et précis ont été définis pour chaque acte expérimental. Un arbre décisionnel en fonction des observations faites permettra l’application des points limites et la mise en application de critères d’arrêt. Aucune analgésie n’est prévue lors de ce protocole.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle souris est un modèle reconnu pour les études portant sur l’obésité et les pathologies associées. Les mécanismes d’adaptation à une alimentation riche en matière grasse chez la souris sont très proches des mécanismes observés chez l’Homme. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement.