Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Tuées pour fournir des tissus sur lesquels les sondes d’imagerie seront testées, les souris de ce projet ne reçoivent aucun agent d’imagerie de leur vivant. 210 souris vont être utilisées, 72 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil, 90 en souffrance légère et 48 en souffrance modérée. Elles portent des modèles de maladie d’Alzheimer ou de diabète de type 2, sont génotypées par un punch à l’oreille, développent pour certaines une hyperglycémie dès deux mois avec perte de poids, et sont tuées à trois, six ou douze mois selon le stade de maladie étudié. Le bénéfice annoncé, un diagnostic capable de distinguer les deux maladies, reste au stade du projet, la sélection des sondes se faisant d’abord in vitro.

NTS-FR-422078v2
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Maladie d’Alzheimer, Diabètes de type 2, diagnostic
Souris : 210

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le diabète de type 2 (DT2) et la maladie d’Alzheimer (MA) mettent en jeu des fibres amyloïdes, agrégats de protéines spécifiques de chaque pathologie. La détection par imagerie de ces fibres est importante à la fois pour le diagnostic et pour la compréhension des mécanismes moléculaires de ces maladies. Malgré le grand nombre d’agents d’imagerie existants pour la détection des pathologies à amyloïdes, aucun n’a jusqu’à présent montré de sélectivité permettant de discriminer les agrégats du DT2 et de la MA. Comme de plus en plus de données suggèrent l’influence de chaque pathologie sur l’incidence de l’autre, leur discrimination sélective devient importante pour leur diagnostic et le développement de potentiel traitement. Avec ce projet, nous avons l’intention de contribuer à ce domaine émergent en développant des outils sélectifs (sondes spécifiques de chaque agrégats), qui pourront servir d’agent d’imagerie pour le diagnostic. Ces outils chimiquement produits sont testés au préalable sur des agrégats de chaque pathologie in vitro. Seuls ceux ayant une capacité de reconnaissance spécifique seront testées sur des tissus post-mortem de modèles animaux rongeurs.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à développer à terme des outils d’imagerie sélectifs contre les agrégats qui sont intrinsèquement liés et impliqués dans la MA et le DT2. Avec les preuves émergentes d’une influence sur l’incidence d’apparition de la MA chez les diabétiques et inversement d’un diabète chez les patients MA, le développement d’outils de diagnostic pouvant sélectivement les différencier devient primordial pour engager des traitements appropriés et personnalisés.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Certains animaux seront injectés sous anesthésie, 1 heure avant leur euthanasie (durée : 1 min). Au moment de l’euthanasie les souris seront analgésiées 30 minutes avant de procéder à l’anesthésie. Dans ce projet il n’y a pas d’injection in vivo d’agent d’imagerie. Les tissus sont prélevés post-mortem chez les animaux pour faire des tests ex vivo. Tous les animaux seront systématiquement génotypés à partir d’une biopsie à l’oreille (durée moins d’1 min)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les modèles animaux rongeurs diabétiques développent une hyperglycémie à partir de 2 mois et peuvent perdre du poids. Identification des animaux par punch à l’oreille (douleur légère et de courte durée). Injection intraveineuse sous anesthesie (risque d’hématome au niveau de l’injection)

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les modèles animaux utilisés dans l’étude seront tous euthanasiés pour collecter le sang à des fins de suivi de marqueurs des pathologies, des tissus pour tester le bon ciblage des agents d‘imagerie avec les agrégats présents dans chaque pathologie afin de s’assurer que le diagnostic est pertinent.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le projet porte sur l’étude de pathologies chroniques et à évolution progressive. L’étude de l’influence de la maladie d’Alzheimer sur le développement du diabète, et inversement, est abordée en première instance in vitro, mais il est ensuite important, pour vérifier nos données, de passer sur des modèles animaux rongeurs des 2 pathologies pour valider le potentiel discriminant de ces sondes in situ.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans ce projet, plusieurs temps d’étude sont considérés pour prendre en compte l’évolution des pathologies. Afin d’obtenir des résultats statistiquement robustes, chaque groupe de souris (pathologique ou non) comporte 10 individus hébergés de façon mixte pathologique et non-pathologique. L’évolution des 2 pathologies et de leur incidence chez les hommes et les femmes étant différentes, l’étude considère les 2 sexes. Pour l’étude sur la MA, 3 temps au cours de la pathologie seront étudiés (3, 6 et 12 mois), ce qui engage 60 mâles et 60 femelles. Pour l’étude sur le DT2, 2 temps au cours de la pathologie seront étudiés (2 et 4 mois), ce qui engage 40 mâles et 40 femelles. ..

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés en groupe dans un environnement enrichi: petites maisons en plastique, matériel de nidification et buchettes à ronger. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux hébergés permettent de garantir leur bien-être. L’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par les zootechniciens et les personnes intervenant dans ce projet (état général) tout au long de l’étude, avant leur euthanasie, ce qui nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Les modifications de comportement et l’état général des animaux seront surveillés quotidiennement, les points limites seront estimés à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être animal spécifique au projet. Un arbre décisionnel est mis en place permettant d’intervenir en cas de douleur, par administration d’un analgésique par période de 6/8h et sur au moins 48h afin d’atténuer la douleur, voire d’euthanasier l’animal, mettant un arrêt à son expérimentation. Dans ce cas les tissus seront prélevés pour être analysés après une analgésie et une anesthésie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’objectif du projet est d’étudier l’influence de la maladie d’Alzheimer sur le développement du diabète de type 2 et inversement. Les modèles animaux rongeurs de chacune de ces pathologies utilisés dans ce projet reproduisent respectivement ces 2 maladies. Ils sont appropriés car ils expriment des facteurs humains qui reproduisent certains caractères de chaque maladie au cours du vieillissement. Les stades étudiés au cours du projet correspondent 1/avant le développement ou au début de la pathologie et 2/ à un stade où la maladie est installée.