
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2026-09-07 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-465890)
Tuées à trois mois et demi pour prélever leur moelle épinière, 512 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L’équipe injecte un vecteur viral dans leur moelle épinière, provoque une lésion médullaire, puis mesure leur marche pendant sept semaines. Les tâches locomotrices ne sont pas détaillées, et le porteur ne retient de la lésion que la douleur, l’infection et le stress. Sur les 512 souris déclarées, il en compte 44 comme « animaux expérimentaux », et indique par ailleurs que les souris n’ayant pas le bon phénotype sont tuées à l’issue du tatouage et du génotypage.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est d’évaluer dans quelle mesure la réorganisation des circuits neuronaux au sein de la moelle épinière peut permettre d’améliorer la récupération neurologique au décours d’une lésion médullaire. Nous testerons dans cette étude une stratégie visant à renforcer la plasticité des circuits neuronaux dans la moelle épinière.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de mesurer la récupération locomotrice induite par un renforcement de la plasticité des circuits spinaux au décours d’une lésion médullaire. A plus long terme, ces résultats permettront d’envisager des stratégies thérapeutiques translationnelles chez des patients blessés médullaires.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes, toutes réalisées à l’âge adulte : injection du vecteur viral dans la moelle épinière puis réalisation d’une lésion médullaire ; réalisation de tâches locomotrices et évaluation de la marche pendant 7 semaines ; euthanasie pour prélèvement de la moelle épinière.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les animaux peuvent expérimenter des effets secondaires aux procédures chirurgicales (douleur, infection) et à l’évaluation comportementale (stress).
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux n’ayant pas le bon phénotype seront euthanasiés à l’issue du tatouage/génotypage. Les animaux expérimentaux seront euthanasiés à 3.5 mois en vue du prélèvement post-mortem de la moelle épinière.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Ce projet ayant pour objectif d’évaluer la récupération locomotrice au décours d’une lésion médullaire in vivo, le recours à des alternatives au modèle animal (lignées cellulaires, simulations, etc) est impossible.
2. Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au minimum nécessaire à l’obtention d’un nombre statistiquement suffisant pour réaliser une analyse comportementale et transcriptomique robuste. Une analyse statistique du nombre d’animaux nécessaires conduit à un total de 44 animaux expérimentaux pour l’étude.
3. Raffinement
L’ensemble des expériences de lésions et d’injections seront réalisées sous anesthésie générale. La température des animaux sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant et des antalgiques seront administrés en pré et post-opératoire. Une observation attentive sera effectuée après réveil de l’animal (prise de poids quotidienne et analyse de la douleur). Si l’animal présente un état physiologique anormal (douleurs persistantes, perte de poids), l’animal sera euthanasié.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nous avons choisi la souris comme modèle en raison de la nécessité de réaliser ces expériences in vivo, et des nombreuses recherches menées et à venir sur les circuits spinaux et l’intégration proprioceptive chez cette espèce. L’utilisation d’un modèle murin nous permettra de comparer directement nos résultats avec ceux d’études antérieures réalisées dans notre laboratoire et ailleurs. Nous utiliserons exclusivement des animaux adultes pour les procédures expérimentales. L’utilisation d’animaux adultes se justifie par : la nécessité de réaliser une injection intraspinale puis du délai nécessaire à la diffusion puis expression du transgène ; et la nécessité de réaliser une évaluation comportementale avec un suivi longitudinal.