
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 09/09/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-534832)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le but du projet est de caractériser l’effet de la bactérie intestinale commensale humaine Phascolarctobacterium faecium G104 sur le comportement alimentaire chez la souris (objectif 1) ainsi que de déterminer son rôle dans la prévention de la prise de poids en réponse à l’ingestion d’un régime hypercalorique (objectif 2).
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce travail fournira des preuves scientifiques des effets de la bactérie intestinale commensale humaine P. faecium G104 sur le comportement alimentaire en explorant son rôle sur la motivation pour les aliments palatables. Puisque ce projet s’inscrit dans le cadre de recherches translationnelles (c’est-à-dire permettant d’aborder une même question par des approches précliniques et cliniques), il nous permettra de mieux comprendre les avantages métaboliques de cette bactérie et son utilisation potentielle comme probiotique pour prévenir et traiter l’obésité.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris seront soumises aux interventions suivantes : Administration des traitements par sonde intragastrique pendant 10 semaines (80 souris, vigiles) ; Mesures comportementales pendant 13 semaines (80 souris, vigiles). L’adminstration par gavage oral prend moins de 10 sec par animal. Lors des tests comportementaux les animaux peuvent librement se déplacer: on mesure la consommation de nourriture palatable après appui sur un levier pendant 60 minutes par jour. Test de préférence/ aversion gustative on mesure la prise hydrique pendant 30 minutes par jour. Rythmes circadiens du comportement alimentaire sera mesuré pendant 3 semaines.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L´injection intrapéritonéale et l´administration par gavage oral peuvent être cause de stress pour l’animal dû à la contention/préhension. – Le test comportemental pour évaluer la motivation pour la nourriture palatable nécessitent une déprivation alimentaire légère. L’exposition au régime hyperlipidique entraine une prise de poids et des désordres métaboliques pour les souris.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de la procédure pour l’étude des effets du traitement au probiotique sur le cerveau (80 animaux)
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Notre projet de recherche vise à mieux comprendre comment une bactérie spécifique présente dans l’intestin influence les habitudes alimentaires. Plus précisément, nous voulons savoir si cette bactérie peut moduler la motivation pour des aliments palatables comme les aliments sucrés et gras et si cette bactérie peut réguler la prise de poids lors d’une exposition à une régime obésogène. Notre projet vise à comprendre les mécanismes neurobiologiques par lesquels cette bactérie intestinale module le comportement alimentaire. Pour étudier cette question de manière approfondie, nous devons utiliser des modèles animaux. Nous avons choisi d’étudier des souris de la souche C57BL/6J, car cette souche développe une obésité lorsqu’elle est nourrie avec un régime riche en graisses et en sucres. Il n’existe pas d’alternative à l’étude des effets de cette bactérie sur les comportements et le cerveau. Ce travail fournira des preuves scientifiques des effets de la bactérie intestinale commensale humaine P. faecium G104 sur le comportement alimentaire en explorant son rôle sur la motivation pour les aliments palatables. Ce projet s’inscrit dans le cadre de recherches translationnelles (c’est-à-dire permettant d’aborder une même question par des approches précliniques et cliniques), et nous permettra de mieux comprendre les avantages métaboliques de cette bactérie et son utilisation potentielle comme probiotique pour prévenir et traiter l’obésité.
2. Réduction
Les mêmes souris (80 au total) seront soumises à plusieurs tests lors de l’évaluation comportementale afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires à la caractérisation des effets. Le nombre d’animaux nécessaires (10 par groupes) est basé sur des expériences précédemment effectuées dans l’équipe permettant de révéler des différences statistiques entre groupes dans ce type de tâches comportementales . Il est nécessaire d’utiliser deux lots d’animaux pour obtenir des tissus frais et des tissus perfusés et fixés, la taille totale de l’échantillon incluant les deux lots est donc de 80 souris (40 x 2).
3. Raffinement
Les animaux seront hébergés en cages collectives et environnement enrichi (igloo, bâtons à ronger et lanières de papier). – Du fait de la restriction alimentaire durant les expériences de conditionnement opérant, les animaux seront observés et pesés quotidiennement. – Les points limites seront évalués à l’aide d’une grille (foournie en annexe) : si un score supérieur à 3 (associé à une perte de poids >20%) persiste pendant plus de 48h les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale. Dans tous les cas, si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées (Dakin) et les animaux seront surveillés 2 fois par jour. Si un animal présente un comportement anormal traduisant un état de mal-être il sera immédiatement isolé et surveillé.Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative il sera mis à mort dans les 48h. – Pour limiter le stress lié au tests comportementaux les souris seront manipulées régulièrement en amont afin de limiter le stress induit par l’expérimentateur. Avant la mise à mort, les animaux recevront un traitement analgésique suivi d’un traitement avec un anesthesique.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
la souris est un bon modèle pour l’étude du comportement alimentaire et la motivation. Le comportement sera étudié à l’âge adulte, qui constitue la population la plus exposée à l’obesité en clinique.