
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 29/09/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-565815)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Notre établissement utilisateur produit des animaux génétiquement altérés dédiés à la recherche scientifique dans divers domaines tels que la cancérologie, la neurologie, les maladies métaboliques etc. Pour cela, nous utilisons une méthode de prélèvement de queue pour la caractérisation génétique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le génotypage permet la caractérisation génétique des lignées génétiquement altérées pour optimiser la gestion des élevages et la production des animaux pour les projets scientifiques des différentes structures travaillant dans notre animalerie (thématiques développées : cancérologie, digestif, cardiaque, osseux…).
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Prélèvement de queue (1mm), une seule fois et la durée de ce geste sera inférieure à 30 sec.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La biopsie au niveau de la queue peut entrainer de la douleur et du stress chez l’animal.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont prévus pour une utilisation continue dans divers projets scientifiques. La biopsie de queue permet le génotypage et en fonction des croisements effectués, permettra d’identifier les animaux utiles aux études. Ceux dont le génotype ne serait pas d’intérêt seront dans un premier temps proposés à une réutilisation (apprentissage/formation, besoin pour d’autres expérimentations ou uniquement besoin d’organes pour des études ex vivo). En l’absence de besoin, ils seront mis à mort en sachant que les croisements sont réalisés de manière à optimiser au maximum la génération d’animaux à génotypes intéressants.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Jusqu’à présent, la méthode la plus couramment utilisée pour identifier génétiquement les animaux était la biopsie de la queue, car elle permettait d’obtenir un échantillon fiable et facilement analysable. Cependant, nous cherchons aujourd’hui à adopter des méthodes moins invasives, qui réduisent l’inconfort des animaux. Parmi les alternatives envisagées, il y a le prélèvement de salive ou encore la récupération d’un petit échantillon de tissu au moment de la pose d’une bague d’identification à l’oreille. Ces méthodes permettent d’obtenir du matériel génétique sans avoir à réaliser de prélèvement supplémentaire. Toutefois, ces techniques présentent encore certaines limites. Il faut notamment qu’elles soient compatibles avec les outils de détection génétique utilisés par toutes les équipes de recherche. Or, ce n’est pas toujours le cas, car certaines méthodes nécessitent des kits ou du matériel spécifiques que toutes les équipes ne possèdent pas encore. Nous poursuivons donc notre réflexion pour concilier au mieux les besoins de la recherche et le bien-être animal.
2. Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est basé sur les statistiques des années précédentes et en lien avec les différents besoins en fonction des projets scientifiques. Ce dernier reste suffisamment important pour pouvoir y inclure de futurs projets d’ici les 5 prochaines années. Néanmoins nous avons pu observer une baisse de production des animaux d’élevage depuis 2020. Nous réfléchissons à développer des méthodes de génotypage moins invasives tel que le prélèvement par la salive. Lorsqu’une lignée n’a plus d’intérêt scientifique à long terme, nous optons de plus en plus pour un arrêt de cette dernière et d’envisager une méthode de conservation autre. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous communiquons avec nos équipes utilisatrices pour les informer ou les alerter.
3. Raffinement
La biopsie de queue est réalisée lors du baguage soit sous anesthésie locale, soit sous anesthésie générale. Cette méthode est approuvée, précise, rapide (quelques secondes), standardisée et réalisée par du personnel formé, ce qui limite les effets de stress et douleurs chez les animaux. Les souris seront hébergées dans un environnement avec de l’enrichissement (frisottis, tubes) leur permettant de déchiqueter, de jouer, de réaliser des nids et de se cacher.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nous avons exclusivement des élevages de souris. Ces animaux sont utilisés en fonction des besoins pour les différents projets scientifiques. Les animaux sont biopsiés classiquement à 21 jours lors du sevrage. Dans de très rares cas (besoin d’utiliser des animaux avant sevrage pour des procédures expérimentales spécifiques), ils peuvent être biopsiés entre 7 et 21 jours et identifiés par puce ou tatouage.