Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 844 souris sont utilisées dans ce projet sur le diabète de type 1, dont 1 784 subissent des prélèvements sanguins hebdomadaires et 1 504 une transplantation chirurgicale d’îlots pancréatiques. Le niveau de souffrance déclaré va de léger à modéré, et toutes les souris sont tuées en fin de procédure pour prélever les tissus. Une partie des animaux est rendue diabétique, par induction ou génétiquement, et certains sont immunodéficients pour permettre la greffe de cellules humaines. Le porteur transporte les souris d’un établissement à l’autre et conclut que seule la transplantation chez l’animal permet d’étudier la fonction des cellules sur la durée.

NTS-FR-614848v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles endocriniens ·
Mots-clés
Diabète, Thérapie cellulaire, Antidiabètique, Pancréas, Ilots de Langerhans
Souris : 1844

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Certains récepteurs sont des modulateurs du métabolisme et de l’inflammation notamment des cellules du pancréas. Leurs actions ciblent la viabilité et de la fonction des cellules pancréatiques. Notre hypothèse est qu’en modulant leur activité respective dans les cellules du pancréas produisant l’insuline, on pourrait prévenir les processus inflammatoires qui se produisent lors du diabète de type 1 et entrainerait une sécrétion d’hormone défaillante. Leur possible modulation pourrait donc jouer un role majeur. Le projet sera mené dans deux établissements-utilisateurs (EU1 et EU2).

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les résultats escomptés sont l’identification de cibles spécifiques dans la création d’ilots pancréatiques résilients capables de survie et d’adaptation à long terme. De plus, il pourra montré l’intérêt de certaines molécules anti- diabètiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à : 1/ des injections quotidiennes au maximum en respectant les volumes maximum (280 animaux en EU1 et 60 animaux dans EU2), 2/ ainsi qu’à des prélèvements sanguins hebdomadaires en respectant les volumes (1784 animaux dans EU 1) , 3/ une unique transplantation d’ilots pancréatiques pour certains animaux (1504 animaux au sein de EU 1).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances induites dans ce projet seront de plusieurs types : Nous utiliserons des modèles de souris diabétiques (induits ou génétiques) qui créera un inconfort pour les animaux (palié par la gestion de leur environnement). Certains animaux subiront une transplantation de cellules qui sera faite par voie chirurgicale qui induit une ouverture des parois cutanée et musculaire qui engendrera une douleur modérée (paliée par traitements associés). Des traitements avec des molécules seront faits par injection intrapéritonéale (douleur légère très transitoire) ou intravasculaire sous anesthésie. Les molécules utilisées n’ont pas d’effets néfastes connus. Les virus utilisés sont sans impact direct sur le phénotype et bien-être murin. Les prélèvements sanguins faits à la queue lors notamment des tests au glucose engendreront une douleur légère paliée par les anti-douleurs locaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont mis à mort en fin de procédure afin de pouvoir prélever les tissus et les étudier ensuite (histologie).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le diabète est un maladie qui affecte tous les organes. Aussi les expériences de culture cellulaire et études ex vivo ne sont pas appropriées dans ce contexte. La nécessité de l’étude de la réponse auto-immune nécessite l’usage des animaux. A l »heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative à l’usage des animaux pour étudier la fonction des cellules au long court. Le seul moyen est de les transplanter chez l’animal.

2. Réduction

3R / Réduction :

1844 animaux sont inclus dans ce protocole. Nous avons estimé un nombre moyen de 3 à 10 souris par groupe pour avoir des résulatsts statistiquement satisfaisants (confiance 95% et puissance 80%). Aprés étude, l’analyse statistique se fera par test Two way anova.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés en portoir ventilé, en cage de 5 maximum. Les animaux diabètiques seront changés plus régulièrement que les congénères sains. Ils seront traités avec soin avec visite quotidienne; enrichissement de l’environnement et traitement anti-douleur le cas échéant. Pour les animaux subissant une chirurgie, des granulés de nourriture seront disposés au sol, avec une portion de nourriture gélifiée pour une meilleure récupération post-opératoire. Le bien-être animal sera observé au quotidien et un arbre décisionnel permettra de guider le personnel quant à la démarche de soin pour éviter d’atteindre un point-limite non réversible. Les animaux immunodéficients seront hébergés dans des portoirs ventilés clos afin de préserver leur environnement. Le transport des animaux d’un EU à l’autre se fera dans des cages spécifiques comportant de la litière, de l’eau gélifiée, des croquettes et de l’enrichissement (cocon et tunnel) dans un véhicule à température adéquate (22 +/_ 2 °C).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous disposons de l’ensemble des outils adaptés aux modèles « souris ». De plus, sa petite taille permet un hébergement aisé. Pour ce projet, nous utiliserons des souris adultes (maturité sexuelle atteinte). Des souris avec une immunité affaiblie seront utilisées pour permettre la greffe de cellules humaines et ainsi éviter le rejet.