Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

350 chiens Beagle vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis versés dans d’autres procédures expérimentales. Les chiots, élevés à l’écart de tout contact pour rester dépourvus d’anticorps contre deux agents de la toux de chenil, subissent des prises de sang, des écouvillons nasaux et des traitements antibiotiques, et sont parfois sevrés dès cinq semaines, deux à trois semaines avant les standards du site. Le projet vise à fournir des chiots à un client pour le développement de vaccins. Le porteur affirme que le chien est l’espèce cible du vaccin et qu’il n’existe pas de méthode de remplacement, sans détailler d’alternative.

NTS-FR-628631v1
Types de recherche
· Maladies animales · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Bordetella, Elevage, Parainfluenza, Chiots
Chiens : 350

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour objectif d’élever des chiots Beagle mâles et femelles exempts d’anticorps de Bordetella bronchiseptica, et, en fonction des besoins, de Parainfluenza virus canin (CPiV), de l’âge de 6 semaines à 4 mois environ, reposant sur des mesures d’isolement par rapport à l’environnement et d’antibiothérapie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra la mise à disposition de chiots qui pourront être utilisés pour le développement de nouveaux vaccins contre la trachéobronchite infectieuse du chien (ou toux de chenil) en ciblant Bordetella bronchiseptica et/ou le virus parainfluenza canin (CPIV) avec un vaccin monovalent ou bivalent. La nouvelle génération de vaccins qui sera développés permettra de proposer une alternative en cas de rupture de stock d’un vaccin actuellement commercialisé ou d’éviter les effets indésirables reconnus sur un autre vaccin également sur le marché. Ainsi les chiens seront mieux protégés contre ces maladies.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les interventions suivantes seront rtéalisées : – prélèvements sur animaux vigils : 1 à 3 prélèvements sanguins pour la réalisation de l’analyse sérologique et 1 à 3 prélèvements par écouvillons nasaux pour l’analyse bactériologique (culture et/ou PCR). – administration de traitement commercialisés par voie orale (antibiotique adapté et de probiotique) pendant 7 à 14 jours, selon les recommendations du fabricant, à 2 ou 3 reprises.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Il n’y a aucune administration de produit d’essai. Les seules nuisances attendues sont celles liées aux prélèvements des animaux (écouvillon nasal et prélèvement sanguin). Les animaux subissent donc une nuisance limitée liée au stress de la contention et de l’introduction de l’écouvillon dans la narine, ou de l’aiguille sous la peau entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction. Bien que le fabricant n’ait jamais testé la toxicité des traitements antibiotiques administrés sur les femelles gestantes, le retour d’expérience montre qu’il n’y a pas d’effet materno-fœtal. Pour que les animaux puissent être inclus dans une autre procédure dès l’âge de 6 semaines, il est parfois nécessaire de réaliser le sevrage des chiots de ce projet autour de 5 semaines soit 2 à 3 semaines plus tôt que les standards du site.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de la seule procédure expérimentale de ce projet, la majorité des chiots seront inclus immédiatement dans une autre procédure expérimentale répondant aux besoins du Donneur d’Ordre initial. Les mères et les chiots surnuméraires retourneront dans le circuit traditionnel de l’élevage et seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’utilisation de chiens sur ce projet est justifiée car ils représentent l’espèce cible du produit et qu’il n’existe pas de méthode alternative pour le type de test pour lesquels ils sont élevés.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux élevés pour ce projet correspond au minimum nécessaire pour répondre aux besoins du Donneur d’ordre lors de chacune de ces demandes. Les femelles sont sélectionnées en fonction de leur date de chaleurs et ne sont incluses dans ce projet que lorsque la gestation est confirmée par échographie avec une date de mise bas et un nombre de chiots prévus correspondant à la demande du Donneur d’Ordre, selon son cahier des charges. Les chiots surnuméraires (fonction du nombre d’animaux par portée) sont placés dans le circuit d’élevage traditionnel du site. Ces chiots supplémentaires sont inévitables car souvent un sexe ratio 50/50 est demandé par le Donneur d’Ordre pour l’étude suivante et cela permet également d’écarter les chiots avec des taux d’anticorps maternels trop importants ou avec une courbe de croissance trop faible.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec l’enrichissement classique d’une maternité ou post-maternité (plateforme, tunnel, jouet suspendu). Le bâtiment est dédié à ce projet et isolé du milieu extérieur : le personnel effectue un changement complet de tenus et les chiots ne sont pas vaccinés contre les valences ciblées (Bordetella et CPiV). Dans la mesure du possible, les soins à ces animaux sont réalisés par du personnel qui n’est pas affecté à la maternité classique du site, de manière à limiter les risques de transmission, soit d’anticorps vaccinaux, soit d’antigènes « sauvages ». Les chiots sont sevrés entre 5 et 9 semaines selon l’âge de livraison souhaité. Le sevrage « précoce » entre 5 et 7 semaines est suivi de très près par le personnel et n’est envisagé que si les chiots sont capables de s’alimenter avec des aliments solides et que la transition s’est faite par le biais de pâtée spécifique, croquettes humidifiées avec du lait etc…. Le retour sur ces portées avec un nursing intensif est très positif car la majorité des chiots ont une prise pondérale tout à fait satisfaisante. Tout au long de la procédure, les animaux ont accès à volonté à l’eau et à une nourriture adaptée à leur âge. Les prélèvements sanguins sont réalisés par des personnes compétentes avec du matériel adapté pour les jeunes chiots si nécessaire. Les volumes prélevés et les doses administrées respectent les recommandations du Gircor en fonction de la voie d’administration.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le chien est l’espèce cible du vaccin en développement dans les études pour lesquels il est produit. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type de développement. Les femelles reproductrices seront sélectionnées par rapport à leur date de mise bas prévue, par échographie, afin que les chiots naissent tous à 2 semaines d’intervalles maximum. Les chiots issus de ces lots seront fournis à l’âge de 6 semaines à 4 mois.