Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Gavées chaque jour pendant huit semaines au maximum, ou piquées quotidiennement sous la peau ou dans l’abdomen, 2 376 souris reçoivent de la roténone, un pesticide qui provoque chez elles des lésions et des symptômes proches de la maladie de Parkinson. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré pour 1 080 d’entre elles et sévère pour 1 296, et toutes sont tuées à la fin pour prélever des organes. Perte de poids, troubles moteurs, troubles cognitifs et troubles digestifs sont attendus, puisque le modèle vise à reproduire la maladie. Le porteur annonce des tests évaluant les performances motrices et cognitives, sans préciser lesquels, et des isolements de deux heures pour mesurer le temps de transit intestinal.

NTS-FR-644333v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
Maladie de Parkinson, Probiotiques
Souris : 2376

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui représente un problème majeur de santé publique. Son diagnostic clinique repose sur des symptômes moteurs : rigidité, tremblements, altération des réflexes posturaux et lenteur des mouvements volontaires. Il existe de nombreuses autres complications dues à cette maladie : troubles cognitifs et sensoriels, douleurs, troubles du sommeil par exemple. Quatre-vingts pour cent des patients atteints de la maladie de Parkinson ont également des troubles gastro-intestinaux, qui précèdent généralement l’apparition des troubles moteurs, et qui empirent avec la progression de la maladie. Il s’agit généralement de constipation, mais aussi de reflux ou d’un ralentissement de la vidange de l’estomac. Les causes de la maladie de Parkinson restent mal connues même si l’on sait que des facteurs environnementaux tels que l’exposition à des pesticides favorisent son développement. Le modèle de maladie de Parkinson induit par l’administration de roténone (pesticide) chez la souris est très documenté. Ce modèle induit des lésions comparables à celles retrouvées chez les malades : troubles moteurs, perte de neurones dopaminergiques, et accumulation d’α-synucléine, une protéine qui va former des agrégats dans le cerveau des malades. De plus, il a été montré que la roténone induit des symptômes gastro-intestinaux et une altération du microbiote intestinal chez le rongeur. Des études précliniques montrent que les probiotiques pourraient avoir un effet bénéfique dans les différents symptômes de la maladie de Parkinson. Le projet ici proposé s’articule en 2 étapes : la première consiste à développer un modèle préclinique de la maladie de Parkinson chez la souris via une administration de roténone, la seconde consiste à tester sur ce modèle les effets potentiellement bénéfiques de probiotiques avec ou sans substances pharmacologiques ayant des propriétés similaires aux médicaments utilisés pour compenser les déficits affectant les patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité de probiotiques associés ou non avec des substances pharmacologiques sur les symptômes neurologiques et gastro-intestinaux induits par la maladie de Parkinson. Cette maladie touche environ 1% de la population de plus de 60 ans et représente un problème majeur de santé publique, d’autant plus que son incidence croît en raison du vieillissement de la population. Les traitements actuels ont une efficacité qui ne perdure pas dans le temps avec de nombreux effets secondaires, il est donc important de développer de nouveaux traitements.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les traitements nécessiteront des gavages quotidiens ou des administrations sous cutanées ou intra péritonéales quotidiennes sur animaux vigiles. Ces administrations seront effectuées par du personnel expérimenté pour limiter le stress de l’animal. Les gavages seront effectués à l’aide de sondes souples pour limiter les irritations et auront lieu pendant 8 semaines maximum. Des test comportementaux qui évaluent les performances motrices et cognitives seront également réalisés sur des animaux vigiles. Ceux ci auront lieu pendant une semaine maximum et pourront varier entre 2 et 10 minutes. Enfin, certains animaux pourront être isolés (2 heures maximum) afin d’évaluer le temps de transit intestinal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Dans ce modèle, différents symptômes sont attendus puisqu’il s’agit de reproduire les symptômes de la maladie de Parkinson décrits dans la littérature scientifique : perte de poids, troubles moteurs, cognitifs et troubles gastro-intestinaux. Certains traitements nécessiteront des gavages quotidiens sur animaux vigiles. Ceux-ci seront effectués par du personnel expérimenté pour limiter le stress de l’animal et avec des sondes souples pour limiter les irritations et auront lieu pendant 8 semaines maximum. Un stress dû à l’isolement des animaux lors de la mesure du temps de transit peut également avoir lieu.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes pour des études histologiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative complexe avec des symptômes qui touchent différents organes. Les méthodes expérimentales in vitro ou in silico ne permettent pas de reproduire l’ensemble des symptômes de cette maladie, il est donc nécessaire de travailler sur un organisme entier.

2. Réduction

3R / Réduction :

La variabilité des réponses aux effets d’un traitement donné par voie orale chez le rongeur justifie une taille minimale de groupe de 12 animaux par condition expérimentale. Un effectif inférieur exposerait à un risque de devoir reproduire les procédures pour valider la solidité des résultats.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés à plusieurs afin de maintenir leur socialisation et dans des cages enrichies. Les administrations par voie orale seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté, à l’aide de sondes souples pour limiter les irritations. Les symptômes moteurs induits par une administration de roténone seront évalués quotidiennement, et un raffinement de l’hébergement sera mise en place si ceux-ci sont importants (e.g. croquettes posées sur le sol de la cage ou la mise à disposition d’aliment semi-liquide pour faciliter la prise alimentaire). Les animaux seront observés attentivement en respectant les points limites mis en place. Ils seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites mis en place pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Après une étude de la littérature scientifique, la souris est le modèle fréquemment décrit. Etant donné les modèles décrits dans la littérature, des animaux mâles adultes seront utilisés pour toutes les procédures.