Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Soumises à des stimulations nociceptives, puis à une injection intradermique, à une injection dans une articulation ou à une ligature nerveuse sous anesthésie, 1 320 souris passent ensuite quatre séries de tests comportementaux de 15 à 30 minutes. Le niveau de souffrance déclaré va de modéré à sévère. Le porteur écrit que les stimulations sont brèves et que l’animal peut s’y soustraire par évitement, et que la douleur des modèles chroniques sera « minimale », sans préciser comment il la mesure. Le protocole se termine par une mise à mort par perfusion intracardiaque de 15 minutes, les organes prélevés servant à des analyses transcriptomiques et protéomiques.

NTS-FR-701963v1
Types de recherche
· Autres tests de tolérance et d’efficacité · Tests réglementaires ·
Mots-clés
Activateur tissulaire du Plasminogène, Récepteur N-Méthyl-D-Aspartate, Douleur, Souris transgénique, Traitements antidouleur
Souris : 1320

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en ces termes. Elle représente un problème majeur et coûteux dans le monde, altérant significativement la qualité de vie des patients. Malheureusement, l’efficacité des interventions pharmacologiques reste encore limitée. Les médicaments actuels ont un retentissement modeste et entraînent régulièrement des effets secondaires importants. Ceci suggère la nécessité de caractériser de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le traitement de la douleur. Il est à noter qu’il n’existe pas une douleur mais des douleurs, aiguë versus chronique, impliquant des mécanismes distincts nécessitant des prises en charge thérapeutiques spécifiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’amélioration de la prise en charge de la douleur est une problématique d’actualité. D’un point de vue scientifique, cette étude permettra d’acquérir des données fondamentales sur les mécanismes physiopathologiques sous-tendant les douleurs et impliquant l’interaction de l’activateur tissulaire du plasminogène et des récepteurs N-méthyl-D-aspartate. Au niveau appliqué, cette étude permettra de caractériser de nouvelles pistes thérapeutiques pour la gestion de la douleur.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

timulations nociceptives : 15 secondes ; 1 à 5 fois Modèle de douleur prolongée (injection intradermique) : 1 heure ; 1 fois Modèle de douleur inflammatoire chronique (injection articulaire) : 30 secondes ; 1 fois Modèle de douleur neuropathique périphérique (Intervention chirurgicale) : 20 minutes ; 1 fois Modèle de douleur neuropathique centrale (intervention chirurgicale) : 20 minutes ; 1 fois Administration médicamenteuse (voie intrapéritonéale) : 30 secondes ; 1 fois Tests comportementaux : 4 fois ; entre 15 et 30min Mise à mort par perfusion intracardiaque : 15 minutes

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les stimulations nociceptives induisent une douleur chez l’animal. Elles seront réalisées durant une courte durée de manière à éviter toute lésion tissulaire ; de plus, l’animal peut s’y soustraire par évitement. Les protocoles de douleur prolongée et chronique génèreront certes une douleur mais les expérimentateurs veilleront à ce que celle-ci soit minimale. Concernant les tests moteurs, émotionnels et cognitifs, les animaux pourraient subir un stress dû à la manipulation ou à l’isolement, mais ceux-ci resteront ponctuels (1 fois par test). Les manipulations des souris pour la passation des tests (placement de l’animal au sein de chaque dispositif puis retrait) seront réduites à moins de 2 minutes / test. Par ailleurs, les animaux seront habitués à l’expérimentateur et aux salles d’expérimentation.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Les organes prélevés post mortem permettront de réaliser des analyses transcriptomiques et protéomiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les expériences in vitro de cultures cellulaires ou les modélisations informatiques ne permettent pas de mimer la douleur, et excluent les multiples interactions cellulaires et tissulaires au sein du système nerveux et de l’organisme entier. Ainsi, les procédures expérimentales de ce projet ont un caractère de stricte nécessité visant à étudier la douleur, une pathologie dépendante de données architecturales et systémiques uniquement appréhendables in vivo. De fait, les expériences ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information.

2. Réduction

3R / Réduction :

La réduction du nombre d’animaux utilisés est prévue par une limitation aux seules expériences considérées comme absolument indispensables, et déterminée selon la sensibilité des méthodes utilisées et l’expertise nécessaire à la bonne réalisation des techniques. Nous vérifierons en premier lieu si les échantillons suivent la loi normale. Le cas échéant, des tests paramétriques seront utilisés ; dans le cas contraire, des tests non paramétriques seront réalisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les principes éthiques et standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Tout sera mis en œuvre pour réduire le stress et la souffrance de chaque animal pouvant être occasionnées pendant le projet. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le transport des animaux en salle d’expérimentation sera réalisé en limitant les secousses, le bruit et la lumière selon le cycle. La température en salle d’expérimentation sera contrôlée et adaptée au bien-être des animaux, soit 21°C+/-1°C. Au cours de l’intervention chirurgicale (protocoles de douleur chronique), les paramètres vitaux de l’animal seront surveillés et optimisés tout au long de la procédure. Le matériel et les consommables utilisés dans les procédures seront neufs, soigneusement nettoyés et désinfectés. Après l’intervention, les animaux seront surveillés jusqu’à leur réveil. Pour optimiser le réveil de l’animal, la cage de réveil sera disposée de manière à avoir une partie sur un tapis chauffant, laissant le choix à l’animal de la température dans la cage. De la nourriture humidifiée sera déposée dans la cage pour un accès plus simple à l’alimentation après la chirurgie. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Les animaux seront placés dans un environnement enrichi : 5 souris par cage, dômes de cellulose (petites maisons), carrés de cotons et paillettes seront placés dans chaque cage. Les salles d’hébergement seront thermorégulées à une température de 21°C+/-1°C afin d’assurer des conditions de vie optimales aux animaux. Le bien-être des animaux sera contrôlé bi-quotidiennement par l’expérimentateur et/ou l’animalier 5J/7 et quotidiennement le week-end et jours fériés. Cette surveillance permettra de détecter tous signes cliniques de souffrance et d’agir rapidement pour respecter les principes éthiques. Des points limites adaptés seront mis en place par le biais d’une grille de score. Si le score dépasse le point limite fixé, l’animal sera mis à mort afin de limiter au maximum la souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris (Mus musculus) est une espèce animale largement utilisée dans le domaine de la douleur, en particulier car cette espèce offre la possibilité d’utiliser des animaux génétiquement modifiés. L’anatomie et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la douleur. Il n’existe pas de modèle plus fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’homme. Le stade de développement des animaux est de 8 à 11 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l’étude de la douleur.