
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 26/03/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-723945)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le diabète de type 1 est une maladie où le système immunitaire attaque par erreur les cellules du pancréas qui produisent l’insuline, une hormone essentielle pour réguler le sucre dans le sang. Cela entraîne un manque d’insuline et une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Pour traiter cette maladie, les patients reçoivent généralement des injections régulières d’insuline, mais cela peut causer des effets secondaires comme des hypoglycémies ou une prise de poids. Des thérapies plus avancées, comme la greffe de cellules pancréatiques provenant de donneurs décédés, ont montré des résultats prometteurs. Cependant, elles sont limitées par la rareté des donneurs et nécessitent des médicaments pour éviter le rejet par le système immunitaire, ce qui peut augmenter les risques d’infections. Une alternative en développement consiste à utiliser des cellules souches modifiées pour produire de l’insuline. Ces cellules peuvent être fabriquées en grande quantité, mais elles nécessitent encore des traitements pour empêcher leur rejet par le corps. L’objective de ce projet vise à poser les bases pour une nouvelle approche, testée sur des souris avec un système immunitaire humain, utilisant des celules ces cellules souches génétiquement modfiées pour qu’elles soient mieux tolérées par le système immunitaire. Cette méthode pourrait offrir une solution innovante pour traiter durablement le diabète de type 1.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les résultats de ce projet fourniront les bases pour un approche de thérapie cellulaire allogénique pour le diabète de type I virtuellement sans limitation d’îlots disponible à la greffe et avec une meilleure efficacité par rapport au protocoles actuels. En plus, cette nouvelle méthode pourrait être adaptée pour générer cellules thérapeutiques universelles dans de nombreux domaines comme la médecine régénérative ou l’oncologie en utilisant de différents types cellulaires comme les cellules souches, les lymphocytes, les fibroblastes. Grâce à cela, de nombreux patients pourrait recevoir des « cellules-médicaments » bien plus efficaces et plus faciles à produire à grande échelle. La thérapie cellulaire pour bien d’autres maladies pourrait donc également avoir bénéfice de nos résultats
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris seront soumises aux interventions suivantes: – 2 injections intrapéritonéales à 1 semaine d’intervalle. – 7 prises de sang (queue) pour valider l’induction du diabète. – 1 procédure chirurgicale sous anesthésie (20-30 minutes). – 7 prises de sang (queue) à 4 moments (Semaines 2, 4, 6 et 8), sur une durée de 4 heures (10-15 secondes par prise). – 7 prises de sang submandibulaires aux jours 0, 1, 3, puis aux Semaines 1, 3, 6 et 8 (10-15 secondes par prise). Les prises de sang des points 4 et 5 servent également au suivi hebdomadaire de la glycémie.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les principales nuisances possibles sont associé à la procédure chirurgicale, qui est classée comme sévère. Elles incluent des complications inattendues lors de la chirurgie, ainsi qu’une mauvaise cicatrisation post-operatioire, un saignement ou une infection au niveau du site de la greffe. Des nuisances légères pourraient engendrer du stress chez la souris lors des manipulations manuelles, des prélèvements ou des injections.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
À la fin des la procedure, les souris seront mises a mort pour prélever le foie effectuer les analyses histologiques pour évaluer la taille et la qualité des îlots greffés, ainsi que la récupération métabolique de l’animal (histologie, contenu en triglycérides et en glycogène).
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Des études préliminaires sur îlots produits en vitro ont étés menés pour valider la capacité de notre protocole à générer des ilots humaines fonctionnels. Néanmoins, aucune méthode alternative au modèle in vivo n’est disponible pour aller plus loin dans notre étude et évaluer l’efficacité de notre protocole à inhiber le rejet allogénique.
2. Réduction
Les études d’optimisation in vitro nous ont permis de réduire le nombre de souris nécessaire pour les procédures chirurgicales. Ce projet pilote vise à évaluer sur un petit nombre de souris la faisabilité de la procédure, avant de s’engager dans un nombre plus important d’animaux qui pourrait se révéler non optimale.
3. Raffinement
Dans le cadre de ce projet, des mesures de raffinement seront mises en œuvre pour minimiser la douleur, la souffrance et le stress des animaux, notamment par l’utilisation systématique d’analgésiques et d’anesthésiques adaptés, la surveillance accrue des animaux avec des points limites spécifiques, ainsi que par l’enrichissement de leur environnement pour favoriser leur bien-être physique et social.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Aucune méthode en laboratoire ou modèle alternatif ne peut reproduire la complexité du système immunitaire humain. Pour avancer dans cette étude, un modèle de souris humanisées sont utilisées. Ces souris permettent d’étudier, en conditions réelles (in vivo), les interactions entre le système immunitaire humain et des îlots pancréatiques dérivés de cellules souches humaines. Ce modèle est bien maîtrisé, avec des protocoles établis et des outils d’analyse disponibles. Les souris seront immunisées directement par le fournisseur. Elles seront livrées à l’âge de 16 semaines (intervalle 13-18 semaines), après validation. Elles seront utilisées rapidement après leur arrivée en animalerie.