
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 05/11/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-732494)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les lymphocytes T régulateurs sont une population de cellules du système immunitaire cruciales dans la prévention de l’auto-immunité mais délétère dans les réponses anti-cancéreuse du fait de leur puissant effet immunosuppresseur. Il a récemment été montré que les lymphocytes T régulateurs produits au cours de la période néo-natale présentaient des propriétés particulières et protégeaient l’organisme tout au long de la vie. Il a été observé, chez la souris qu’une déficience pour une protéine spécifique altérait drastiquement la survie de cette population cellulaire. Nous souhaitons évaluer les conséquences de la disparition de ces cellules durant la période néonatale mais également chez la souris de 4 semaines via l’administration de molécules spécifiques ciblant ces cellules. Nous souhaitons également restaurer la survie des lymphocytes T régulateurs néonataux chez la souris déficiente pour la protéine identifiée, grâce à un traitement ciblé.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettrait de mieux comprendre les mécanismes contrôlant la mise en place des lymphocytes T régulateurs chez le nouveau-né et les conséquences à long terme d’une perturbation de ces mécanismes. Ces travaux pourraient ainsi ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques visant à moduler l’influence de ces cellules, bénéfique dans la prévention de l’auto-immunité mais délétère dans la mise en place d’une immunité anti-tumorale efficace.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
3 injections sous la peau seront réalisées sur animal vigile (30s/souris/injection) sur une durée d’une semaine
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les injections sous la peau peuvent induire un stress léger et des douleurs légères de courte durée.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
L’ensemble des animaux sera mis à mort dans le but de prélever les organes pour analyser les cellules immunitaires et l’expression de plusieurs protéines d’intérêt.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Des données bio-informatiques nous ont permis d’identifier des molécules importantes dans la survie des cellules T régulatrices. Des tests in vitro soutiennent également notre hypothèse. Cependant le système immunitaire est composé de nombreuses cellules qui interagissent entre elles. La mise en place de celui-ci lors de la période périnatale est le résultat d’interactions complexes qui ne peuvent pas être reproduites in vitro nous obligeant ainsi à utiliser un modèle in vivo.
2. Réduction
Les effectifs ont été calculé en utilisant une étude statistique garantissant la validité des données obtenues et l’utilisation d’un nombre réduit d’animaux. Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adaptés.
3. Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Un suivi hebdomadaire de la part de l’équipe scientifique sera mis en place. De plus des points limites ont été définis, s’ils sont atteints, une mise à mort anticipée des animaux sera réalisée.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est le modèle de référence dans l’étude du système immunitaire. En effet, de nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l’analyse et l’interprétation de nos travaux de recherche sur ce modèle animal. L’étude du système immunitaire et de ses modulations entre le stade néonatal et adulte nécessite l’utilisation de souriceaux âgées de 1 à 7 jours et de jeunes souris âgées d’au moins 4 semaines.