Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Gavées jusqu’à neuf fois et soumises à des prélèvements de fèces et de sang, 324 souris vont être utilisées pour tester des mélanges bactériens destinés à la transplantation de microbiote, dans des procédures d’un niveau de souffrance léger. Toutes sont tuées pour collecte d’organes. Le projet vise à vérifier que des bactéries validées en laboratoire s’implantent dans l’intestin et y produisent les métabolites attendus. Les retombées pour les patients atteints de maladies métaboliques ou inflammatoires sont renvoyées au long terme.

NTS-FR-744387v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles endocriniens · Troubles gastrointestinaux ·
Mots-clés
Métabolisme bactérien, Maladie métaboliques, Microbiote intestinal
Souris : 324

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise le développement de technologies permettant d’accéder à l’ensemble de la diversité des bactéries intestinales en vue de concevoir un ensemble de souches bactériennes fonctionnelles pour des patients atteints de maladie métabolique et inflammatoire. Il cherche à traiter les déséquilibres des relations entre le microbiote et l’organisme de ces patients. L’objectif du projet est de vérifier l’implantation des bactéries dans le système intestinal de la souris et d’en évaluer la production métabolique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les avancées scientifiques ont souligné le rôle des bactéries intestinales dans diverses maladies humaines. L’introduction de grandes quantités de bactéries intestinales non caractérisées chez des individus malades comporte des risques significatifs, soulignant l’urgence de développer des produits mieux définis, contrôlés et fonctionnels. Des mélanges de bactéries, validés en laboratoire pour ressembler à une flore intestinale saine, pourraient aider à rééquilibrer un intestin perturbé et ouvrir la voie à des traitements efficaces et accessibles contre plusieurs maladies du système digestif. Pour comprendre comment y parvenir, des expériences sont nécessaires pour transposer nos résultats de laboratoire dans un modèle animal plus complexe. Les résultats de ce projet permettront de vérifier si les mélanges bactériens validés in vitro remplissent leur fonction métabolique. A long terme, les résultats de ce projet permettront d’améliorer les performances des thérapies de restauration du microbiote chez les patients atteints de maladie métabolique ou inflammatoire de l’intestin.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris subiront les interventions suivantes : – Gavage (1 à 2 minutes) sur animal vigile, 9 fois au maximum au cours de l’expérimentation – Prélèvement de fèces(5 minutes), 8 fois au maximum au cours de l’expérimentation – Pesée des animaux (5 minutes), 4 fois au cours de l’expérimentation- Injection (1 minute) sur animal vigile, 1 seule injection pour anesthésier les animaux – Injection (1 minute) sur animal anesthésié, 1 seule injection pour l’analgésique local – Deux prélèvements sanguins (1 à 2 minutes) sur animal anesthésié, 1 seule fois

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux subiront un stress lors des gavages et lors des prélèvements de fèces). De plus, les animaux subiront un léger stress et une légère douleur lors des injections.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte d’organes et de tissus pour des analyses métaboliques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Actuellement, aucun autre modèle que l’animal n’existe pour caractériser l’implantation de microbiote complexe dans le système intestinal et en évaluer les effets sur les différents organes. Par contre, les données cliniques recueillies dans ce projet serviront à créer des modèles informatiques du système digestif et des microbes qui y vivent (modélisation in silico). Les microbes étudiés sont d’abord analysés en détail en laboratoire, ce qui permet de mieux comprendre comment ils interagissent entre eux et ce qui se passe lorsqu’on les associe différemment. Grâce à ces informations, les expériences sur les animaux peuvent être mieux préparées et le nombre de souris utilisées est ainsi réduit.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux requis a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Étant donné que ces expériences testent des effets encore peu documentés, elles comportent un niveau d’incertitude. Pour contrer cela, les calculs s’appuient sur des données publiées, permettant d’estimer l’importance des effets attendus de manière fiable. Pour les groupes témoins, le nombre de souris testées lors de ces expériences a été diminué et les données seront regroupées afin d’avoir des données statistiques fiables.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

L’expérience commencera après une semaine d’acclimatation. Il y aura une observation quotidienne des animaux depuis l’extérieur de leur cage, une observation individuelle et une pesée hebdomadaire à l’occasion des prélèvements fécaux, ainsi qu’une observation accrue dans les heures qui suivront les inoculations orales. Les animaux seront dans des cages standards par groupe de 3 souris du même sexe. Du papier absorbant ou des nids de papier kraft à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. Des points limites ont été définis et seront mis en œuvre si nécessaire. De plus, les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle établi pour la recherche sur le microbiote intestinal, avec une pertinence démontrée pour la situation humaine. Nous utiliserons des souris adultes âgés de 8 à 12 semaines. En effet, l’utilisation de souris à l’âge adulte garantit qu’elles ont dépassé les phases critiques du développement et que leurs systèmes immunitaire et hormonal sont relativement stables et matures, ce qui constitue une condition préalable à l’étude des différences liées au traitement.