Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids ou atteignent le score clinique maximal sont mises à mort. 1 008 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue pour que leurs organes soient prélevés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L’encéphalomyélite auto-immune induite fait perdre la tonicité de la queue dès le septième jour, puis affaiblit et paralyse les membres postérieurs, les membres antérieurs pouvant être touchés au point de compromettre l’alimentation et l’hydratation, avec des nécroses au site d’immunisation. Chaque expérience est répétée trois fois sur des groupes de sept, pour comprendre comment une protéine régule les lymphocytes B, le porteur affirmant que le système immunitaire de la souris est semblable à celui de l’être humain.

NTS-FR-770942v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Auto-immunité, Réponse immunitaire, Lymphocyte B, Protéines de liaison à l'ARN, Souris
Souris : 1008

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central (SNC). Elle est généralement diagnostiquée entre 20 et 40 ans, touche environ 80 000 personnes en France et affecte deux fois plus de femmes que d’hommes. La SEP est la première cause de handicap non traumatique chez les jeunes adultes et à de lourdes conséquences sociales et économiques. Elle se caractérise par l’infiltration de cellules immunitaires dans le SNC et la destruction des fibres nerveuses. Les traitements qui éliminent les cellules B peuvent être bénéfiques, mais leurs mécanismes d’action sont mal compris et le risque d’infections accru a été observé. Les cellules B jouent en effet un rôle complexe : elles peuvent soit aggraver l’inflammation en produisant des anticorps et des cytokines pro-inflammatoires, soit la réguler grâce à des cytokines anti-inflammatoires. Dans le cadre de ce projet, nous utilisons un modèle expérimental d’inflammation du système nerveux central (SNC) chez la souris, appelé encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), qui constitue le modèle de référence pour étudier la SEP. Notre objectif est de comprendre comment la protéine HuR régule l’activité des lymphocytes B en contrôlant la production de cytokines. Une meilleure compréhension de ce mécanisme pourrait permettre de mettre au point de nouveaux traitements plus sûrs pour la SEP et d’autres maladies auto-immunes.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Cette étude vise à mieux comprendre comment certaines cellules du système immunitaire peuvent influencer l’inflammation chronique du cerveau et de la moelle épinière au cours de l’EAE. Alors que de nombreux travaux se sont concentrés sur d’autres aspects de la maladie, le rôle précis des cellules immunitaires reste encore mal connu. À plus long terme, ce projet permettra d’améliorer notre compréhension des maladies auto-immunes et pourrait contribuer au développement de nouvelles stratégies pour mieux contrôler l’inflammation du système nerveux central et ralentir la progression de la sclérose en plaques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Au totale, une souris pourrait être soumise à entre 4 et 10 interventions (si elle est immunisée), chacune durant entre 2 et 10 minutes. En détail, premièrement, tous les animaux sont soumis à un prélèvement de tissu ou du sang pour le génotypage. Après, l’induction d’un modèle expérimental d’inflammation du système nerveux central (SNC) chez la souris, appelé encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), sera réalisée en administrant un traitement spécifique par voie sous-cutanée (une fois) et voie intraveineuse (deux fois) pendant deux jours. Dans certains cas, les animaux recevront le jour avant l’induction de la maladie des cellules immunitaires, soit par voie intraveineuse, soit par voie intrapéritonéale. Finalement, Certains animaux seront vaccinés par voie intrapéritonéale toutes les semaines pendant 4 semaines avant l’induction de la maladie et une fois après. Toutes les souris seront euthanasiées avant le prélèvement des organes le jour du point d’analyse.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’induction de l’EAE entraîne une série de signes cliniques progressifs liés à la démyélinisation et à l’inflammation du système nerveux central. Les premiers symptômes apparaissent généralement entre J7 et J9, avec une perte de tonicité de la queue, suivie d’une faiblesse des membres postérieurs pouvant évoluer vers une paralysie partielle ou complète. Ces atteintes s’accompagnent de troubles locomoteurs, d’une réduction de la mobilité, de problèmes d’équilibre et d’une perte de poids modérée à sévère au cours des phases aiguës. Dans les cas les plus avancés, les membres antérieurs peuvent également être touchés, ce qui compromet l’alimentation et l’hydratation. Des nécroses localisées au site d’immunisation (base de la queue) peuvent également apparaître. Le suivi clinique sera assuré tous les jours au moyen d’une grille de score EAE validée. Pour limiter les nuisances liées à la maladie, plusieurs mesures de raffinement seront mises en place : mise à disposition de nourriture et d’eau au sol en cas de paralysie, accès facilité à de la pâtée humide, et définition de points limites stricts. Les animaux atteignant d’une perte de poids supérieure à 20 %, score clinique maximal atteint ou avec un autre signe de souffrance évidente seront examiné par le vétérinaire et immédiatement euthanasiés conformément aux recommandations éthiques. Enfin, les autres procédures expérimentales comportent également des nuisances : les injections de substances ou de cellules, les prélèvements sanguins et les biopsies pour le génotypage entraînent des désagréments légers. Toutes ces interventions seront réalisées exclusivement par du personnel formé et qualifié afin de réduire au minimum la douleur, le stress et l’inconfort des animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Dans ce projet, tous les animaux seront euthanasiés à la fin d’étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les réponses immunitaires au cours de l’EAE sont des mécanismes complexes qui ne peuvent pas être modélisés in vitro. Les souris ont un système immunitaire similaire à celui des humains et permettent l’obtention de résultats scientifiques exploitables et pertinents pour étudier la maladie chez l’humain.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous suivons des directrices reconnues afin de garantir le bien-être animal et la collecte de données de haute qualité avec un nombre minimum d’animaux. La stratégie d’élevage produit des souris tests et contrôles à un rythme mendélien, si possible. Les souris sont classées en fonction du sexe, mais pas du génotype. Le nombre minimal d’animaux dans chaque expérience est déterminé en utilisant des calculs de puissance statistique. Sur la base de nos données préliminaires, avec un niveau de signification bilatérale de 0,05, pour une différence de 2 fois entre les groupes et une puissance de 0,85, nous aurons besoin de 7 souris par groupe. Pour la reproductibilité de résultats concluants, nous répéterons chaque expérience 3 fois pour permettre un test statistique et une bonne reproductibilité.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris sont hébergées par 5 maximum dans des cages à 20-24°C et 30-50% d’hygrométrie, en portoirs ventilés (dans des cages d’une superficie de 500cm2), avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. Les souris ne seront jamais laissées seules dans leur cage. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé 1 fois par semaine. De l’essuie-tout, des copeaux et du rouleau en carton et une maison en plastique rouge sont rajoutés en tant qu’enrichissements pour permettre aux souris de se détendre. Les animaux sont suivis au quotidien par les zootechniciens dès leur naissance. Les animaux disposent d’une semaine d’acclimatation avant le début du protocole. Les conditions d’expérimentation font l’objet d’une procédure de suivi du bien-être animal. Dans chaque procédure, nous avons mis en place des points limites (perte de poids supérieure à 20 %, score clinique maximal, signes de souffrance manifestant par une activité, posture, aspect et/ou respiration anormale). Si l’un de ces critères est atteint, et en consultation avec les zootechniciens ou le SBEA, les souris seront euthanasiées. Les utilisateurs ont reçu des formations spécialisées et officielles qui leur permettent l’évaluation des souris et le raffinement des procédures. Les zootechniciens compétents assureront également le suivi du bien-être des animaux et des signes cliniques, et nous signaleront tout incident tel que les grimaces, l’amaigrissement, la déshydratation, une posture prostrée, des poils hérissés et/ou une absence de toilettage. L’anesthésie sera utilisée pendant l’injection des substances ou cellules pour réduire le stress et la douleur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les mécanismes immunitaires étudiés dans ce projet sont conservés chez la souris et chez l’humain. Grâce à des modèles murins, nous pouvons comprendre comment la réponse immunitaire est régulée dans le contexte d’une inflammation du système nerveux. Plus précisément, nous pouvons observer le maintien et la fonction des cellules immunitaires dans le cerveau, un environnement complexe et difficile à reproduire en laboratoire. Toutes les expériences seront réalisées sur des souris âgées de 3 à 20 semaines, présentant un système immunitaire encore jeune et fonctionnel.