Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 120 d’entre elles et sévère pour 120. Elles reçoivent des injections trois fois par semaine pendant trois mois et sept prélèvements sanguins, le RNT évoquant aussi un gavage et une infection par Salmonella non repris dans la description des procédures. Le projet développe un modèle de néphropathie à IgA, une maladie rénale humaine, en étudiant l’effet d’un facteur de croissance sur sa sévérité. Le porteur affirme qu’aucun remplacement n’est possible dans cette situation multifactorielle et présente les effectifs comme le minimum « indispensable ».

NTS-FR-790511v2
Types de recherche
· Multisystémique · Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système immunitaire · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Néphropathie à IgA, APRIL, Glomérulonéphrite
Souris : 240

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le but du projet est le développement d’un modèle de maladie rénale : la néphropathie à immunoglobuline A, chez la souris. Cette maladie rénale humaine est responsable d’une évolution vers l’insuffisance rénale terminale (dialyse ou transplantation rénale) chez 30% des patients qui en sont atteints, alors que la fréquence de la maladie est autour de 0,5% de la population. Il s’agit d’une maladie à plusieurs facteurs, génétique en partie, et faisant également intervenir le système immunitaire des muqueuses (intestin, bronches) via la production d’un type d’anticorps, nommées IgA, au niveau de ces muqueuses. Une des anomalies au cours de cette maladie est le fait que ces anticorps soient déversés anormalement dans le sang. Parmi les facteurs impliqués dans cette anomalie, le rôle d’un facteur de croissance de globules blancs produisant cet anticorps semble être très important. En effet, les patients atteints de cette maladie présentent des concentrations de ce facteur de croissance plus élevées que les volontaires sains et d’autre part une particularité génétique portant sur la production de ce facteur est plus souvent présente chez les patients. Nous disposons d’un modèle de souris produisant des IgA humain dans le sang mais aucune production de cet anticorps dans les muqueuses. Ces souris présentent des dépôts d’IgA humain dans leurs reins avec un début d’inflammation. Il s’agit au cours de ce projet, d’étudier les souris mutantes afin d’évaluer l’impact du facteur de croissance sur l’apparition d’une maladie plus sévère.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Si le rôle d’APRIL sur la sévérité de la néphropathie à IgA se confirme dans ce modèle, cette cytokine ainsi que ses récepteurs deviendront une cible thérapeutique évidente dans cette maladie. Des molécules visant cette voie sont déjà disponibles (ex: belimumab) pour le traitement d’autres pathologies inflammatoires (lupus). Elle permettra de mieux comprendre le rôle de l’immunité muqueuse au cours de la maladie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Prélèvement d’oreille pour génotypage : 30sec par animal Prélèvement sanguin: 1 mn par animal – 7 fois en 3 mois Injection: 30sec par animal – 3 fois par semaine sur 3 mois

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Possibles douleurs liées aux prélèvements sanguins et prélèvements d’oreille, classe légère, pratique courante en laboratoire. Possible douleur et inconfort lié au gavage. Possible troubles digestifs dont diarrhées et amaigrissements dans la procédure de challenge muqueux par Salmonella, points limites définis.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour prélèvements de sang et d’organes afin d’analyser les données et obtenir les résultats.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il s’agit d’un modèle physiopathologique, nécessitant un environnement in vivo, aucun remplacement n’est possible dans cette situation multifactorielle

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’individus utilisés par génotype est le minimum d’individus indispensable pour effectuer la procédure d’expérimentation et obtenir des résultats pertinents interprétables. Le nombre d’animaux par génotype est le nombre minimal nécessaire à l’obtention de résultats significatifs. Afin de minimiser le nombre d’individus nécessaires, un test statistique a permis à partir d’une hypothèse réaliste de prévoir le nombre de souris le plus pertinent.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toutes les expérimentations sont réalisées dans une animalerie certifiée qui possède tous les éléments du raffinement. Toutes les mesures de réduction de l’inconfort animal sont prévues, à savoir la mise en place d’une anesthésie générale avant tout geste invasif, une analgésie lors des interventions potentiellement douloureuses et la mise en œuvre de points limite adaptés, conduisant à la mise à mort en cas de souffrance. Des observations quotidiennes seront mises en place tout au long du projet, et adaptées pour chaque individu.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’expérimentation sur animaux de petite taille apporte des éléments de connaissance physiopathologique impossible à atteindre en expérimentation in vitro seule ou en clinique humaine car: – elle permet d’être à l’initiation de la maladie ce qui n’est pas possible chez l’homme (maladie peu symptomatique, souvent diagnostiquée après de longues années d’évolution). La mécanistique pathogénique ne peut donc être appréhendée qu’en expérimentation animale dans le cas de cette maladie. – le développement d’un modèle animal permettra d’identifier des cibles thérapeutiques, de tester des interventions thérapeutiques chez l’animal en vue de dégager des traitements candidats transférables en clinique humaine. – Les souris utilisées dans ce projet auront 3 mois: cet âge choisi est optimal pour l’étude de la réponse de l’anticorps (IgA) car il correspond à la phase de développement du répertoire immunologique muqueux.