
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2025-03-18 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-806836)
L’atteinte d’un point limite déclenche la mise à mort, tout comme le prélèvement d’organes en cours d’étude ou la fin de l’étude : aucune des 4 320 souris ne sort vivante du projet. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 720 d’entre elles et modéré pour 3 600, avec jusqu’à six administrations de composés radioactifs, des pesées jusqu’à sept fois par semaine et des prélèvements de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie. Le porteur qualifie ces travaux d' »indispensables » pour caractériser la sécurité de médicaments avant leur passage chez l’être humain. Les molécules testées sont fournies par des clients, qui fixent aussi le nombre d’animaux par groupe.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la 2ème cause de décès dans le monde. Les modèles murins sont encore aujourd’hui indispensables en oncologie notamment pour comprendre la physiopathologie de ces maladies, trouver des molécules thérapeutiques innovantes et d’ évaluer leur efficacité. Notre projet vise à caractériser l’éventuelle toxicité de molécules fournies par nos clients couplées à différents éléments radioactifs ayant fait leur preuve pour le traitement de différents modèles de cancers chez la souris. C’est le rayonnement ionisant de ces derniers qui aboutit à la destruction des cellules tumorales. Ces études sont indispensables pour caractériser la sécurité de ces médicaments avant d’être transféré à l’homme.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet doit permettre de tester la non toxicité ou toxicité éventuelle de différentes molécules thérapeutiques couplées à des éléments radioactifs ayant montré leur efficacité préalable dans le traitement de certains cancers afin de les transférer en clinique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Sur animal vigile : Pesée (de 1 à 7 fois/semaine, 20 s) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 1 fois /semaine et 6 fois, 15 s) . Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire (2 fois maximum, 30 s) ; Prélèvement de sang terminal par voie rétro-orbitaire (1 fois, 1 min) ou en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 6 fois, 15 s) ;
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
stress et douleur légère liés à l’administration des médicaments ; stress lié à l’anesthésie gazeuse; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci après est remplie : -Prélèvement d’organe en cours de l’étude ; – Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animale ; -Fin de l’étude (prélèvements d’organes et de sang)
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’évaluation de la toxicité éventuelle de molécules couplées à des éléments radioactifs nécessitent d’être en présence d’un système biologique complexe. En effet, il est nécessaire dans le cadre de notre projet de vérifier que le candidat médicament ne présente pas de toxicité moyen ou long terme dans nos modèles animaux. Il n’est pas possible aujourd’hui de faire ce suivi in vitro, l’animal semble donc être un modèle pertinent pour ce type d’étude.
2. Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe est déterminé par notre client en fonction des résultats préalables qu’il a obtenu avec sa molécule de référence lors des analyses hématologiques et biochimiques. En fonction de la variabilité inter-individuelle observée, les groupes seront composée de 6 à 12 animaux maximum. Ainsi ce nombre est réduit au minimum afin d’obtenir des données exploitables et significatives lors des analyses hématologiques et biochimique réalisées en fin d’étude ; ces analyses sanguines sont indispensables à l’évaluation de la radiation des molécules testées sur l’animal.
3. Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place et appliqués. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l’exige et dans un environnement contrôlé au niveau sanitaire. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies anti-cancéreuses. Par conséquent, c’est ce modèle qui est utilisé dans notre étude pour vérifier la toxicité éventuelle des traitements étudiés dans les études préalables sur le modèle murin. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature et âge auquel les études d’efficacité préalable ont été entreprises.