
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/08/2024
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-820181)
Deux injections d’hépatocytes humains, une greffe de cellules de foie sous anesthésie, puis des administrations répétées de candidats médicaments par voie intraveineuse, intrapéritonéale, intramusculaire, sous-cutanée ou par gavage. 5 000 souris immunodéprimées, greffées dès l’âge de trois à quatre semaines pour qu’un foie humanisé s’y développe, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue au motif qu’elles ne recouvreront pas leur état de santé. Le modèle est proposé aux laboratoires pharmaceutiques pour l’évaluation de la toxicité hépatique, et le porteur retient la souris parce qu’elle est « plus acceptable éthiquement que les primates non-humains ». Rien n’est dit des molécules qui seront administrées ni du nombre d’études prévues, et les atteintes attendues se résument à une perte de poids, une prostration ou des difficultés à se déplacer, la mise à mort intervenant à 25 % de poids perdu.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les unités de recherche académiques et les laboratoires pharmaceutiques dépendent en grande partie des modèles murins pour évaluer l’efficacité et la toxicité de nouveaux candidats médicaments. La souris foie humanisée constitue le modèle de choix dans le cadre de la recherche dans le domaine des maladies infectieuses hépatiques (HBV, HCV), du carcinome du foie et de la toxicité métabolique. En effet, l’évaluation de la toxicologie préclinique est l’étape la plus critique du développement d’un médicament, ce faisant la distribution, le métabolisme et l’excrétion (ADME) d’un médicament chez l’homme ont un besoin urgent d’être mieux estimé.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
L’évaluation de la toxicologie préclinique est l’étape la plus critique du développement d’un médicament. Environ 70% des programmes de développement de médicaments échouent en raison d’une toxicité ou de problèmes inattendus lors de la validation de phase 1 sur l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion (ADME) chez l’homme. Il n’existe à ce jour, aucune alternative performante capable de prédire l’activité/toxicité d’un candidat médicament agissant sur le foie qui présente une architecture et un fonctionnement complexe qui ne peut être reproduit in vitro ou chez d’autres animaux (zébrafish, drosophyles,…). La souris foie humanisée constitue donc un modèle scientifiquement valide pour le développement et la mise au point de traitements innovants visant à lutter contre les maladies virales et le cancer.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
2 injections d’hépatocytes humains par voie intraveineuse, gerffe des cellules du foie sous anesthésie, 1 injection sous-cutannée d’anagésique, injections de candidats médiacaments par voir intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse ou par gavage.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Des nuisances peuvent être induites par l’injection des hépatocytes humains, la greffe des cellules du foie, l’administrations de traitements, les effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques et/ou les prélèvements sanguins. Cette douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont euthanasiés selon les procédures en vigueur car ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’évaluation de la toxicologie préclinique est l’étape la plus critique du développement d’un médicament. Environ 70% des programmes de développement de médicaments échouent en raison d’une toxicité ou de problèmes inattendus lors de la validation de phase 1 sur l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion (ADME) chez l’homme. Il n’existe à ce jour, aucune alternative performante capable de prédire l’activité/toxicité d’un candidat médicament agissant sur le foie qui présente une architecture et un fonctionnement complexe qui ne peut être reproduit in vitro ou chez d’autres animaux (zébrafish, drosophyles,…). La souris foie humanisée constitue donc un modèle scientifiquement valide pour le développement et la mise au point de traitements innovants visant à lutter contre les maladies virales et le cancer.
2. Réduction
Dans ce projet, un nombre maximum de 5000 souris seront humanisées Chaque étude préclinique visant à tester l’efficacité d’un candidat médicament nécessite entre 50 et 100 animaux ( Au minimum 4 groupes seront nécessaires pour la bonne conduite de chaque étude préclinique (3-5 doses du candidat médicament, contrôle négatif, contrôle positif,…). Les études précliniques des candidats-médicaments nécessitent l’utilisation de 8 à 10 individus par group testé. Ce nombre nous permettre d’avoir des résultats statistiquement interprétables et éviter de refaire les études et ainsi limiter le nombre d’animaux totale utilisés.
3. Raffinement
Les souris seront monitorées quotidiennement et pesée hebdomadairement pour s’assurer de leur état général. Une perte de plus de 25% de leur point initial (sera considérée comme une raison de mise à mort. De même, si un animal présente des signes de prostration, de difficultés locomotrices ou des difficultés à s’alimenter, il sera mis à mort immédiatement. Les animaux seront hébergés dans une animalerie de classe A2 par 5 à 6 animaux par cage ventilée. Les animaux bénéficent d’une période d’acclimatations dans leurs cages de 24h avant le début de l’expérimentation. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 5 jours. Les animaux sont hébergés avec à un cycle lumière-obscurité de 12h / 12h (07 :19h). Les animaux sont acclimatés à la présence de l’expérimentateur qui les pèse et les examine tous les jours. L’eau de breuvage (stérile) ainsi que la nourriture (stérile) sont fournies ad libitum sauf si le protocole nécessite une période de jeune. La durée de ce jeune ne pourra jamais dépasser 6 heures par semaine. L’eau ne sera jamais retirée des cages. Pour réduire et éviter le stress et assurer le bien-être des animaux, chaque cage est enrichie avec des objets (cabane en carton) et la litière de chaque cage est changée régulièrement.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris permet de re-créer un foie présentant les caractéristiques tissulaires et fonctionnelles du foie humain. De plus les cellules hépatiques humaines pourront être infectées par des virus humains spécifiques et le métabolisme du foie humain pourra être reproduit dans une espèce facilement manipulable, plus acceptable éthiquement que les primates non-humains et bien caractérisée au niveau génétique. Animaux post-sevrages ou adultes. Le protocole de greffe des hepatocytes ne peut être réalisé que sur de jeunes animaux (trois-quatre semaines), cela est nécessaire pour que le le foie humanisé puisse se développer. L’effiocacité/toxicité des animaux sera quant à elle réalisées sur des animaux adultes afin de normaliser les résultats précliniques