Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

5 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales de tamoxifène et de médicaments psychiatriques, puis passent jusqu’à trois tests comportementaux dont des mesures d’impulsivité et de locomotion, pour étudier l’action de deux composés sur les réseaux neuronaux de la dopamine. Le porteur classe la procédure en modérée en raison des injections et des tests et prévoit une grille de score, tous les animaux étant tués pour prélèvement de tissus. Il affirme que la souris est le « seul organisme modèle » permettant ce type d’étude grâce aux lignées transgéniques.

NTS-FR-827812v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Circuits neuronaux, Dopamine, Troubles comportementaux
Souris : 5800

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les neurones du cerveau communiquent entre eux à l’aide de substances appelées neurotransmetteurs, dont la dopamine. De nombreuses maladies psychiatriques telles que la schizophrénie, les troubles attentionnels et la dépression sont associées à un déséquilibre important des quantités de dopamine libérées dans le cerveau. Les neurones se retrouvent alors suractivés et le comportement est modifié de façon pathologique. Des composés utilisés en clinique, tels que le pramipexole et l’aripiprazole, vont réguler la suractivation des neurones et ainsi neutraliser certains des symptômes. Cependant leur utilisation s’accompagne, à plus ou moins long terme, de complications dont des troubles de l’impulsivité motrice et cognitive qui se manifestent sous forme d’agressivité, impatience, recherche de sensations fortes. Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes d’action de ces deux médicaments sur les différents types de neurones du cerveau. Ceci constitue un aspect important pour développer des approches thérapeutiques efficaces pour traiter les troubles de l’impulsivités induites par ces deux médicaments. La réalisation de ce projet nécessite l’utilisation de souris non génétiquement modifiées ainsi que de différentes lignées de souris transgéniques permettant 1) l’identification cellulaire et moléculaire des populations neuronales activées dans le cerveau en réponse à la dopamine et de 2) déterminer le rôle fonctionnel de ces réseaux dans le contrôle des fonctions motrices, cognitives et des émotions.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une meilleure compréhension de l’action dans le cerveau du pramipexole et de l’aripiprazole, deux composés prescrits dans de nombreuses maladies psychiatriques. Les résultats obtenus lors de la réalisation de ce projet permettront également de préciser certains des mécanismes neuronaux et moléculaires sous-tendant l’apparition d’effets secondaires indésirables tels que des troubles anxieux ou de l’impulsivité associés à ces traitements, et à terme de proposer des approches thérapeutiques innovantes.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux recevront différents types d’injections par voie intra péritonéale : de tamoxifène, de composé pharmacologique (pramipexole ou aripiprazole) ou de solution saline (Nacl 0.9%). La durée de ces injections ne dépassant pas 1 minute par animal. Des tests comportementaux sont prévus dans la procédure. Les animaux ne seront jamais soumis à plus de 3 tests (2 tests uniques toujours suivi d’un nécessitant un conditionnement). Ces tests ont une durée comprise entre 10 et 30 min dans la majorité des cas, 45 min à 1h pour certains (impulsivité, locomotion). Chaque test sera répété qu’une fois, à l’exception du protocole d’impulsivité qui, incluant des phases d’habituation et d’apprentissage, prévoit des séances étalées sur plusieurs jours (maximum 3 semaines). Le cumul de ces tests ne dépassera pas les 4 semaines.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La procédure prévoit des injections intrapéritonéales ainsi que des tests comportementaux. Ces actes pourraient induire une nuisance ou des effets indésirables sur les animaux (perte de poids, dégradation de l’apparence physique). C’est pour cela que la procédure est classée modérée. Cependant nous mettrons en place une grille de scores dès l’apparition de ces signes cliniques (voir annexe). D’autre part, selon notre expérience le protocole prévu est très bien supporté par les animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin de cette procédure tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement de tissus.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La réalisation de notre projet repose sur l’utilisation de nombreuses lignées transgéniques nous permettant de travailler sur différentes populations de neurones. La souris est le seul organisme modèle permettant ce genre d’étude. L’utilisation d’animaux demeure donc la seule option à ce jour pour évaluer avec précision et pertinence certains des mécanismes neuronaux et moléculaires sous-tendant l’apparition d’effets secondaires indésirables tels que des troubles anxieux ou de l’impulsivité associés à la prise de pramipexole et d’aripiprazole.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux nécessaire a été déterminé grâce à l’utilisation d’un logiciel statistique sur la base de publications précédentes et de l’expérience acquise au laboratoire depuis plus d’une vingtaine d’année, de manière à allier réduction du nombre d’animaux et validité statistique des expériences. Dans le but d’une exploitation maximale des données obtenues, plusieurs régions cérébrales seront systématiquement analysées sur le même animal.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Des dispositions seront prises pour le raffinement des conditions d’élevage et d’expérimentation. Le maintien d’enrichissement de la naissance à l’expérimentation sera effectif dans toutes les cages: sciure, pellets de coton. Un enrichissement supplémentaire de type paille en carton (« sizzle »), igloo, ou maison en carton sera mis en place en cas d’isolement des souris pour les besoins des expériences. Un suivi régulier sera appliqué dès le débuts de nos expérimentations. Une grille de score avec des points limites sera mise en place dès l’apparition de signes cliniques : dos vouté, poils ébouriffés, comportement anormal, stéréotypies.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris fournissent des excellents modèles pour l’étude des réseaux neuronaux, au cœur de notre projet. En effet, nous disposons aujourd’hui de nombreux modèles murins transgéniques qui nous permettront d’atteindre les objectifs de notre étude, à savoir l’étude détaillée des réseaux neuronaux. De plus sa physiologie générale nous permet de nous rapprocher suffisamment de l’homme pour obtenir des données pertinentes d’un point de vue médical. Les animaux seront utilisés entre 3 et 8 mois ce qui permettra de travailler sur une système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront plusieurs semaines.