Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

645 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de virus dans le cerveau et l’implantation d’une sonde de microdialyse sous anesthésie, puis des tests comportementaux d’anxiété non précisés, avant d’être tuées pour vérifier la localisation de l’injection. Le porteur qualifie les nuisances de très faibles et présente la chirurgie cérébrale comme mineure au motif que le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur. Il affirme que la souris est « indispensable » et que seul « un animal entier vivant et vigile » permet d’étudier une molécule visant à traiter l’anxiété.

NTS-FR-833382v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Anxieté, Anxiolyse rapide, Récepteur sérotoninergique 5-HT4, Cortex préfrontal médian, Noyau du raphé dorsal
Souris : 645

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les troubles anxieux sont parmi les plus répandus de tous les troubles mentaux. Les benzodiazépines (comme le Valium, par exemple) constituent la norme de traitement anxiolytique depuis des années, même si leur utilisation à long terme est associée à un haut risque de dépendance et d’abus. En conséquence, il existe un fort intérêt à développer des potentiels nouveaux anxiolytiques. Des découvertes récentes suggèrent que nous pourrions cibler la sérotonine, une importante molécule cérébrale. L’objectif de cette étude est donc d’étudier en détail une molécule (appelée « RS ») qui agit sur la sérotonine et de caractériser les mécanismes qui sont responsables de son effet anxiolytique. Ainsi, nous proposons d’évaluer l’implication de différentes régions cérébrales dans l’effet du « RS ». Cette étude fournira des indications sur le développement de nouveaux médicaments qui peuvent rapidement atténuer les symptômes de l’anxiété.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Cette étude sera la première à examiner le role de différentes régions cérébrales sur le comportement de type anxieux. Les résultats de cette étude fourniront de nouvelles informations sur les mécanismes qui sous-tendent l’activité rapide des anxiolytiques et pourraient conduire à de nouveaux traitements pour les troubles anxieux notamment chez les humains souffrant d’anxiété généralisée.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Administration de virus intracérébraux : une administration par animal d’une durée de 20 à 30 min sous anesthésie. Implantation des sondes de microdialyse : une implantation par animal d’une durée de 15 à 20 min sous anesthésie. Expériences de microdialyse intracérébrale : une par animal, durée 3 à 4 h sans manipulation des animaux vigils. Tests comportementaux : toutes les souris seront soumises à un test comportemental (5 à 30 minutes) afin d’évaluer le comportement de type anxieux. Ils sont effectués 30 min après une administration aigue de la molécule testée.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances pour ces animaux sont très faibles. Les chirurgies d’administration de virus et d’implantation de la sonde de microdialyse seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportentaux n’impliquent pas de douleur ou de durée d’expérimentation déraisonnable. Les implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l’animal. En effet, le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d’exemple des chirurgies similaires sont réalisées chez l’humains sous simple anesthésie locale.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Suite au tests comportementaux, les souris seront euthanasiés pour isolement des cerveaux dans le but de vérifier l’injection du virus dans la bonne region cerebrale.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L’évaluation de processus complexes qui induisent une réponse neurochimique ou comportementale n’est à ce jour pas modélisable. Ainsi seul un animal entier vivant et vigile permet d’appréhender ces éléments.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre minimal d’animaux a été déterminé par une analyse statistique préalable qui permets d’obtenir des résultats fiables.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Un anesthésique est utilisé pour effectuer l’implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu’invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux. Par ailleurs un anti inflammatoire est utilisé le jour de la chirurgie. Les animaux seront surveillés (prise de poids et consommation de nourriture et eau) pour bien vérifier leur état de santé.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’utilisation de souris est nécessaire pour ce projet. A ce jour, seule cette espèce permet de générer des constructions génétiques qui permettent d’évaluer les l’implication des différentes zones cérébrales étudiées dans ce projet. Les animaux seront des adultes âgés de 6-8 semaines au moment de la réception, il s’agit ici des standards observés dans la littérature.