
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 25/04/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-854806)
Maintenues en vie et versées au fil de l’eau à d’autres projets d’expérimentation de l’établissement, 1 000 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L’acte déclaré tient en quelques secondes : au sevrage, à quatre semaines, deux millimètres de l’extrémité de la queue sont coupés sur l’animal éveillé, ce qui peut saigner, le saignement étant arrêté par compression au coton. Le porteur écarte toute analgésie, jugeant qu’elle ajouterait un geste invasif et que les animaux biopsiés ne présentent pas une douleur qui la justifie. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne reproduit les plaques d’athérosclérose et conclut qu’il est « nécessaire » d’utiliser des animaux génétiquement altérés.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet consiste à effectuer des biopses de queues sur les souris génétiquement modifiées qui ont intégrées dans tous nos projets scientifiques en cours et à venir (ayant déjà des autorisations de projet ou en cours) dans le but de génotyper nos lignées. La nouvelle réglementation exige désormais une autorisation pour ces prélèvements invasifs en vue de génotypage. Nos projets en cours concernant la compréhension du rôle d’une molécule d’adhésion dans les maladies cardiovasculaires. Cette molécule est exprimée par différents types cellulaires et nous souhaitons préciser son rôle lorsqu’elle n’est exprimé que par les cellules endothéliales. Nous utilisersons donc des modèles expérimentaux délétés pour cette molécule uniquement au niveau de l’endothélium.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de fournir des animaux aux génotypes d’intérêt pour nos projets scientifiques ainsi que leur génotypage et le contrôle qualité de nos lignées murines.Les animaux utilisés dans ce projet permettront d’apporter de nouvelles données dans la compréhension du rôle d’une molécule d’adhéson dans les maladies cardiovasculaires.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Au moment du sevrage des souris, un seul prélèvement de tissu sera réalisé (2 mm) au niveau de l’extrémité de la queue pour le génotypage. Cette intervention se fera sur animal vigile et ne durera quelques secondes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances attendues sont liées à la biopsie pour le génotypage qui nécessite de couper l’extrémité de la queue au moment du sevrage à 4 semaines, donc éventuellement un saignement. Le fait de manipuler l’animal par contention engendre également un stress chez ce dernier.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Animaux maintenus en vie, utilisation continue dans des DAP d’expérimentation.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n’existe pas de modèles in vitro mimant les plaques d’athérosclérose et suceptibles d’apporter le même niveau d’information sur le rôle d’une molécule d’adhésion dans la progression des maladies cardiovasculaires. Il est donc nécessaire d’utiliser des animaux génétiquement altérès afin d’envisager des approches thérapeutiques transposables à l’homme. Ici, il s’agit de produire des animaux avec un phénotype d’intérêt pour nos projets en cours.
2. Réduction
Nous appliquerons la stratégie de réduction, à savoir 1/ l’utilisation dès que possible de schémas d’accouplements ne nécessitant pas ou peu de génotypage, 2/ des schémas d’accouplement optimisés pour produire un maximum d’animaux « utiles » (lignées avec plusieurs modifications génétiques), 4/ le développement en parallèle des méthodes de génotypage sous le seuil telles que la biopsie de poils . Au total, dans ce projet, nous génotyperons tous les animaux nécessaires aux expérimentations, à savoir un nombre de 1000 souris qui résulte du nombre de souris nécessaire en lien avec nos besoins expérimentaux pour atteindre la puisance statistique nécessaire minimale.
3. Raffinement
Concernant le prélèvement invasif, il s’agit d’une méthode éprouvée, précise, rapide et standarisée, ce qui limite les effets indésirables liés au stress et à la douleur,cela peut éventuellement entraîner un saignement et une douleur, saignement qui sera arrêté par compression à l’aide d’un coton. Egalement, l’analgésie systématique n’est pas pertinente (elle se ferait par injection, ce qui ajoute un geste invasif alors que les animaux biopsiés ne presentent pas une douleur justifiant cette dernière).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les études faites au sein de notre animalerie nécessitent l’utilisation de souris génétiquement modifiées. Ici, il s’agit de produire des animaux avec un phénotype d’intérêt pour nos projets en cours. Afin de pouvoir définir le phénotype des souris, un génotypage est nécessaire. Les animaux seront prélevés à l’âges de 20 jours, cet âge permet de pouvoir génotyper les animaux avant la date de sevrage et donc de pouvoir répartir les animaux dans les cages d’hébergement par génotype au moment du sevrage.