Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

La mise à mort n’intervient qu’au score neurologique maximal de l’échelle, stade terminal de la paralysie, ce qui permet d’établir une courbe de survie. 6 140 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l’issue. Porteuses d’une mutation qui les rend symptomatiques vers 90 jours, elles reçoivent des molécules par voie intranasale jusqu’à trois fois par semaine, par voie intrathécale une fois par semaine ou par une canule implantée dans le cerveau, avec un prélèvement de sang au sinus rétro-orbital tous les dix jours et des séances d’imagerie pouvant durer deux heures. Il s’agit d’évaluer l’effet de ces molécules sur la maladie de Charcot et d’identifier des biomarqueurs, alors qu’aucun traitement curatif n’existe et que les trois médicaments disponibles n’ont montré, selon le porteur, que des effets « très modestes ».

NTS-FR-867137v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Maladie de Charcot, Biomarqueurs, Traitements pharmacologiques
Souris : 6140

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par la dégénérescence des motoneurones supérieurs et inférieurs conduisant à une paralysie musculaire progressive et irréversible et finalement à la mort dans un délai médian de 3 ans. Il n’existe aucun traitement curatif et trois traitements disponibles n’ont montré que des effets très modestes sur la paralysie et l’espérance de vie. Ainsi, la prise en charge des patients reste limitée et requiert une meilleure compréhension des mécanismes impliqués, notamment via l’identification de biomarqueurs. Les biomarqueurs sont des indicateurs de processus pathogènes et sont des outils précieux tant pour faciliter le diagnostic précoce, que pour suivre l’évolution de la pathologie ou l’efficacité d’un traitement. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet neuroprotecteur et/ou neurorestaurateur de différentes molécules dans un modèle de souris transgénique modélisant la SLA et d’identifier de nouveaux biomarqueurs de la pathologie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les effets attendus des molécules testées sont une amélioration des fonctions comportementales et une augmentation de la survie des animaux, une neuroprotection et/ou une neurorestauration des motoneurones qui dégénérent dans la SLA ainsi que l’identification de biomarqueurs théragnostiques translationnelle à la fois radiologiques et biologiques. Grâce à cela, nous pourrons envisager des projets de recherche translationnels avec la clinique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

L’ensemble des animaux seront traités par les différents agents thérapeutiques selon 3 modes d’administration possible Intranasale (IN), intraCérébroVentriculaire (ICV), intrathécale (IT). La chirurgie pour l’administration ICV a lieu une seule fois. L’administration par voie IN en doses répétées n’excède pas 3 administrations / semaines. L’IT se fera une fois par semaine. Les administrations en ICV n’excéderont pas les 30 minutes et les administrations en IN et IT dureront 5 minutes / animal. Les souris seront prélevées tous les 10 jours au niveau du sinus rétro-orbital après anesthésie des animaux à l’isoflurane. L’ensemble de ces animaux seront évalués sur le plan comportemental et d’imagerie du vivant avant leur mise à mort. Les analyses comportementales dureront de 30 minutes à 1 heure et les acquisitions en imagerie du vivant n’excéderont jamais 2h.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La principale nuisance attendue dans ce projet réside dans l’évolution de la pathologie chez les souris transgéniques qui deviennent symptomatiques à l’âge de 90 jours environ. Cela est évalué par le neuroscore (gravité sévère). Lors de la pose de la canule intracérébrale, la chirurgie pourrait être mal tolérée (gravité modérée) . Lors des prélèvements sanguins et des acquisitions d’imagerie par IRM, l’induction de l’anesthésie peut provoquer des détresses respiratoires et une hypothermie pouvant conduire à la mort soudaine de nos animaux (gravité modérée). Les différents traitements administrés en ICV, IN ou IT ne devraient pas induire d’effets indésirables (gravité légère).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Aux différents temps d’intérêt ou en cas de signes de souffrance trop importants, les animaux seront mis à mort.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe pas de méthode alternative à l’utilisation d’animaux pour étudier la physiopathologie et l’identification de nouveaux biomarqueurs de la SLA. Cependant pour limiter l’utilisation d’animaux, l’étude de la potentielle toxicité, des mécanismes d’action et l’efficacité des molécules thérapeutiques testées seront étudiés en amont sur un modèle cellulaire in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum sur la base d’un test de puissance. L’analyse statistiques des données débutera par une étude de la normalité et de l’homogénéité des variances. Selon la distribution des valeurs, des tests paramétriques ou non paramétriques seront utilisés. Les mêmes animaux seront réutilisés pour l’analyse comportementale et l’imagerie cérébrale à différents temps du processus pathologique, ainsi que pour les analyses histologiques post-mortem.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le raffinement est assuré par un hébergement collectif, de l’enrichissement dans les cages, des sessions d’acclimatation aux expériences, une manipulation expérimentée des animaux. La symptomatologie du modèle est très caractéristique et invalidante. Les signes normaux de la pathologie se traduisent par une modification de la marche, une modification dans l’extension et la rétraction des pattes arrières puis par l’apparition d’une cyphose et d’une paralysie. Ces signes cliniques sont évalués selon un score visuel (neuroscore). Quand la souris commence à avoir le train arrière paralysé, de la poudre alimentaire et de l’eau sont disposés avec un accès facilité. Les animaux sont observés quotidiennement voir pluriquotidiennement (3-4 fois/ jours) en fonction du stade de la maladie. Ce n’est que lorsque le neuroscore atteint 6, maximum de l’échelle, que l’animal est mise à mort et permettra de faire la courbe de survie. En effet ce score représente le stade terminal de la pathologie et permet d’éviter toute souffrance inutile de l’animal. Lors de la pose de la canule intracérébrale, un analgésique est administré 1h avant la chirurgie et après 24h en Sous Cutanée (SC)) car la chirurgie pourrait être mal tolérée. De même, en cas de points limites décrit dans le paragraphe 3.3.2.4 et annexe 1, les animaux seront mis à mort.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Peu de modèles existent pour étudier la SLA et la souris SOD représente le modèle le mieux caractérisé et le mieux adapté pour modéliser les symptômes de la maladie. Pour les souris transgéniques et contrôle, la première évaluation commençant à J40 (stade asymptomatique), les animaux sortiront de l’animalerie d’élevage pour être acclimatés à l’animalerie conventionnelle et/ou la plateforme comportementale une semaine avant.