Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Dès que l’affaiblissement est avéré, la souris est mise à mort, la croissance de la tumeur dans les fémurs pouvant provoquer une paralysie des membres arrière. 552 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit une greffe de cellules tumorales dans le fémur sous anesthésie, des prélèvements de sang jusqu’à une fois par semaine et un traitement oral ou intrapéritonéal trois à cinq jours par semaine, sa douleur étant évaluée par un score de grimaces. Le projet vise à expliquer les rechutes du lymphome folliculaire, avec des cibles thérapeutiques que le porteur qualifie de « potentielles », quand la paralysie possible et la gravité sévère sont annoncées d’emblée.

NTS-FR-873556v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Lymphome folliculaire, Microenvironnement de la moelle osseuse
Souris : 552

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le lymphome folliculaire est un cancer du sang issu de la prolifération de cellules immunitaires, les cellules B. Il atteint deux sites principalement : les ganglions et la moelle osseuse. Il représente un problème important car, même si les traitements permettent souvent de contrôler la maladie, ils ne permettent pas de la guérir définitivement. En effet, de nombreux patients répondent bien aux traitements, qui associent généralement une chimiothérapie à un anticorps ciblant les cellules B, mais la maladie finit souvent par réapparaître. D’après la connaissance actuelle, les cellules qui donneraient naissance au lymphome folliculaire peuvent être présentes dans l’organisme avant même que la maladie soit détectable et peuvent rester présentes après le traitement, ce qui pourrait expliquer les rechutes. Également plusieurs études suggèrent que ces cellules seraient localisées dans la moelle osseuse. Nos premiers résultats suggèrent que la survie de ces cellules est favorisée par certaines cellules immunitaires présentes également dans la moelle osseuse. Notre projet vise donc à mieux comprendre le rôle de ces cellules immunitaires dans le lymphome folliculaire. Pour cela, nous allons créer un modèle de lymphome chez la souris, étudier les différentes cellules immunitaires présentes dans la moelle osseuse et observer comment elles interagissent avec les cellules cancéreuses et peuvent influencer leur développement. Nous chercherons également à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques liées à ces interactions. L’objectif final est de mieux comprendre comment les cellules immunitaires de la moelle osseuse peuvent aider les cellules donnant lieu au lymphome folliculaire à survivre, afin de développer de nouveaux traitements capables de limiter la progression de la maladie et surtout d’éviter les rechutes.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de disposer d’un modèle murin de lymphome pertinent pour des études mécanistiques : caractérisation des cellules présentes dans la moelle osseuse dans le contexte du lymphome folliculaire et caractérisation de leurs interactions et des mécanismes par lesquels elles influencent le maintien et la survie des cellules à l’origine du lymphome folliculaire. Il permettra ainsi d’avancer dans la compréhension du mécanisme de rechute du lymphome folliculaire et d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie et analgésie (injection unique en pré-opératoire de quelques secondes) : greffe de cellules tumorales dans le fémur (la durée de la réalisation de l’ensemble de la greffe est estimée à 5 minutes). Dans le cadre du suivi de ces animaux, des prélèvements de sang, dont la fréquence sera au maximum hebdomadaire et la durée de moins de 30 secondes, seront réalisés. Les animaux pourront recevoir 3 à 5 jours par semaine un traitement par voie orale ou intrapéritonéale (1 minute).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les administrations par injections provoqueront une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille. Les prélèvements de sang provoqueront une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille et pourront provoquer un stress, qui sera limité par le fait qu’une habituation à la manipulation sera réalisée au préalable. La procédure chirurgicale de greffe (dans le fémur) réalisée sous anesthésie et analgésie pourra induire une légère douleur durant les heures qui suivront. En fin de développement tumoral, celui-ci peut entraîner un affaiblissement de l’animal, c’est pourquoi les souris expérimentées seront suivies régulièrement avec une attention particulière à la perte de poids, au score de grimaces (méthode scientifique permettant d’évaluer la douleur en observant les expressions faciales) et à la mobilité des animaux (la croissance tumorale dans les fémurs pouvant engendrer une paralysie des membres arrière). Dès que l’affaiblissement sera avéré, l’animal sera euthanasié en lien avec les points limites établis.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes pour analyse.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La compréhension des mécanismes de réponses aux traitements des lymphomes ne peut se faire que partiellement in vitro/ex vivo puisque les modèles de culture ne nous permettent pas encore de reproduire l’entière complexité de l’environnement tumoral (présence de tous les acteurs cellulaires impliqués et complexité 3D) qui est particulièrement cruciale dans la cadre du lymphome folliculaire dont les cellules tumorales se caractérisent par de nombreuses interactions avec les cellules les environnant : les cellules immunitaires et stromales. Une compréhension complète des mécanismes de réponses aux traitements des lymphomes nécessite donc la mise en place et la caractérisation de modèles murins qui ont l’avantage de permettre de reproduire au plus près la pathologie humaine avec tous ces acteurs cellulaires.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n’utiliser que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour obtenir des résultats exploitables, ainsi le nombre de souris par lot est adapté à chaque type d’analyse. Le nombre d’animaux est limité à 8 pour les mises au point et test d’atteinte des points limites. En effet, les groupes de souris sont dimensionnés, grâce à un calcul d’effectif, pour permettre de visualiser une différence en termes de jour d’atteinte des points limites entre le groupe de référence et le groupe recevant les cellules modifiées ou un traitement. L’effectif des lots d’animaux est dimensionné à 10 dans les études du compartiment de la moelle osseuse où se développent les cellules tumorales afin de récupérer suffisamment de chaque type cellulaire (cellules immunitaires, cellules stromales et cellules tumorales de la moelle osseuse) à analyser.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • un suivi adapté des animaux et des points limites pertinents permettant de détecter rapidement les signes de souffrance, • le recours à des anti-douleurs adaptés et aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire avec des dispositions adaptées (prévention de la sécheresse oculaire, maintien à 37°C…) pour permettre une bonne récupération des animaux. Le stress des souris sera également limité au maximum grâce à un enrichissement (coton, « maisons » en carton, boîtes à œufs) et grâce à une habituation progressive à être manipulées.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes pour comprendre le cancer et évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux car elle possède de grandes similitudes biologiques avec l’espèce humaine (nombreux gènes communs impliqués dans le développement de cancers…) et qu’elle développe de façon spontanée ou induite des cancers comparables rapport à ceux de l’espèce humaine. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, c’est-à-dire quand elles seront de jeunes adultes. Cela permet qu’elles aient terminé leur développement avec une croissance corporelle stabilisée et un système immunitaire fonctionnel et sans présenter les effets biologiques du vieillissement.