
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 19/09/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-877780)
750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, 300 sous anesthésie sans réveil et 450 dans des procédures de souffrance légère. Rendues obèses et diabétiques par délétion du récepteur à la leptine, elles reçoivent des marqueurs vasculaires ou un capteur intracardiaque sous anesthésie, avant le prélèvement du cœur, pour étudier une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée. Le porteur affirme que l’obésité « n’est en soi pas douloureuse » et que les animaux sont utilisés avant toute altération débilitante. Il conclut au caractère « indispensable » du recours à l’animal.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection systolique préservée (IC-FEP) affecte les femmes de manière prédominante, et est associée à des facteurs de risques tels que l’âge, l’hypertension, l’obésité et le diabète. L’IC-FEP sera probablement dans les années futures la forme d’insuffisance cardiaque la plus répandue. Or, s’il existe un protocole pour le diagnostic de la maladie à partir de signes cliniques, l’étiologie de l’IC-FEP est mal connue, et aucune stratégie thérapeutique n’a permis pour l’instant de réduire la morbi-mortalité de l’IC-FEP.L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection systolique préservée (IC-FEP) affecte les femmes de manière prédominante, et est associée à des facteurs de risques tels que l’âge, l’hypertension, l’obésité et le diabète. L’IC-FEP sera probablement dans les années futures la forme d’insuffisance cardiaque la plus répandue. Or, s’il existe un protocole pour le diagnostic de la maladie à partir de signes cliniques, l’étiologie de l’IC-FEP est mal connue, et aucune stratégie thérapeutique n’a permis pour l’instant de réduire la morbi-mortalité de l’IC-FEP. Le but de ce projet est d’étudier l’hypothèse selon laquelle le développement de l’IC-FEP est induit par une inflammation chronique liée aux facteurs de risques (âge, obésité, diabète) qui entraine une dysfonction et une raréfaction des petits vaisseaux coronaires (artérioles et capillaires), elles-mêmes responsables de l’insuffisance cardiaque. Le modèle de souris utilisé cumule les principaux facteurs de risques identifiés, c’est-à-dire l’âge, le sexe, l’obésité et le diabète.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les attentes du projet sont une meilleure compréhension de l’étiologie et de la physiopathologie de l’IC-FEP.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Deux procédures sont appliquées pour l’injection d’un anticoagulant et l’injection sous anesthésie (sans réveil) de marqueurs des artérioles d’une part et des capillaires d’autre part, avant l’euthanasie des animaux et le prélèvement des organes pour l’imagerie tridimensionnelle des vaisseaux sanguins. Une 3e procédure est appliquée pour l’étude des capacités fonctionnelles cardiaques grâce à l’introduction sous anesthésie (sans réveil) d’un capteur intracardiaque. Une 4e procédure consiste en l’injection d’un anticoagulant avant l’euthanasie de l’animal pour le prélèvement du cœur pour des études post-mortem de la dysfonction diastolique. Une seule procédure est appliquée par animal. La durée maximale de chaque procédure est de 30 minutes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La délétion du gène codant pour le récepteur à la leptine n’entraine pas de phénotype dommageable susceptible d’engendrer douleur, souffrance ou malêtre : l’obésité n’est en soi pas douloureuse, et les animaux sont utilisés avant que les pathologies associées, non douloureuses en elles-mêmes, n’entrainent d’éventuelles altérations physiologiques débilitantes.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous toutes les procédures, tous les les protocoles incluent des études post-mortem sur tissus isolés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’insuffisance cardiaque est l’altération d’un organe – le cœur – dont ni les causes ni les conséquences ne sont réductibles à des processus investigables in vitro ou in silico. Le recours à l’animal est donc indispensable pour deux raisons. La première est le fait de disposer d’un modèle de la pathologie capable de reproduire les signes diagnostiques et cliniques de la maladie, tous définis, en absence de marqueurs moléculaires, par des paramètres morphologiques et fonctionnels. La seconde est que les paramètres étudiés dans ce projet – la morphologie tridimensionnelle vasculaire et l’activité cardiaque – requièrent l’intégrité morphologique et fonctionnelle du cœur, et donc le recours à l’animal.
2. Réduction
Le nombre d’animaux par lot, fixé à 15, a été calculé de façon à optimiser la significativité des comparaisons statistiques. Outre le cœur, d’autres organes (rein, pancréas, cerveau) seront prélévés et analysés, de manière à obtenir des donnés additionnelles sans utilisation d’animaux supplémentaires.
3. Raffinement
Pour chaque animal, les procédures sont courtes (
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’espèce utilisée est la souris, mammifère dont le système cardiorespiratoire et en général un bon modèle de ce système dans l’espèce humaine, bien caractérisée génétiquement et phénotypiquement, et qui, plus précisément, permet de disposer d’un modèle validé d’IC-FEP et de contrôles pertinents. Les animaux seront étudiés à l’âge adulte jeune (8 semaines) et vieillissant (12-14 semaines), correspondant respectivement à un âge physiologique adulte et à un âge associé au développement de la pathologie étudiée.