Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie gazeuse une injection sous-cutanée de cellules de corticosurrénalome de souris, puis leur tumeur est mesurée au pied à coulisse à sept reprises, la croissance tumorale pouvant provoquer une douleur modérée. Le projet cherche à savoir si une protéine surexprimée chez les patients participe au développement de ce cancer, les retombées thérapeutiques restant au conditionnel et à terme. Le porteur décrit les tests in vitro menés en parallèle sur deux lignées cellulaires, puis conclut à la « nécessité » du recours aux animaux parce que le développement tumoral dépend de son environnement.

NTS-FR-911811v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancer de la surrénale, Développement tumoral
Souris : 48

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le corticosurrénalome, est un cancer agressif avec environ 35 % des patients présentant des métastases au diagnostic. Le mauvais pronostic de ce cancer peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n’existe que pour les patients de corticosurrénalome de faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Malgré des traitements lourds, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, ont de faibles chances de survie à long terme. Les mécanismes à l’origine du développement de ce cancer et de la dissémination métastatique sont encore mal caractérisés. Ceci limite les possibilités thérapeutiques et en particulier le développement d’approches ciblées. Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence qu’une protéine est surexprimée dans les corticosurrénalome de patients et que cette surexpression est associée à une diminution de la survie globale. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’analyser l’implication de cette protéine dans la survenue et la progression des corticosurrénalomes. Pour répondre à cette question nous injecterons chez la souris des cellules de corticosurrénalome murin invalidées ou non pour la protéine et évaluerons l’impact sur le développement de tumeurs. L’objectif final de ces expériences est de comprendre les mécanismes à l’origine du développement et de l’aggressivité du corticosurrénalome afin de pouvoir à terme dévelloper des approches thérapeutiques ciblées et améliorer le traitement et la survie des patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La réalisation de ce projet nous permettra d’évaluer l’implication d’une protéine d’intérêt dans la survenue et la progression des corticosurrénalomes. Ainsi les résultats pourraient permettre de développer à terme des approches thérapeutiques ciblées et améliorer le traitement et la survie des patients.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Sur les 48 souris : – Rasage sous anesthésie gazeuse. Durée 5 min, 1 fois. – Injection sous-cutanée des cellules tumorales sous anesthésie gazeuse. Durée 5 min, 1 fois. – Mesure des tumeurs au pieds à coulisse. Durée 1 min, 7 fois.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection sous-cutanée des cellules dérivées de corticosurrénalome murin, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur légère et de courte durée au site d’implantation. La mesure des tumeurs au pied à coulisse n’est pas douloureuse mais peut induire un stress léger dû à la contention de l’animal. Enfin la croissance tumorale peut engendrer une douleur/gène modérée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux ayant subi la procédure seront mis à mort à la fin de l’expérience. Différentes analyses seront réalisées à la fin de l’expérimentation (immunologiques, histologiques et moléculaires) pour permettre d’évaluer le rôle de la protéine d’intérêt dans le dévelopement du corticosurrénalome et ainsi pouvoir potentiellement identifier une nouvelle cible thérapeutique.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro. Ainsi, le rôle de la protéine d’intérêt dans la prolifération et la survie des cellules tumorales sera évalué in vitro sur les 2 lignées cellulaire de corticosurrénalome invalidées ou non pour cette protéine par une technique de Biologie Moléculaire. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées sur une même tumeur : par exemple une portion pour des expériences de cytométrie en flux et l’autre portion pour des analyses d’immunohistochimie. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques des individus (par exemple différences de poids, de réponse immunitaire, de microbiote ou de synthèse hormonale), nous constituerons des groupes expérimentaux de 12 souris.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate, de tunnels en plastique ou de billes en inox. Le choix de l’enrichissement sera réalisé en fonction de l’état général de l’animal, par exemple en cas de développement d’une tumeur importante l’ajout de plaques de papier à ronger ou de batons en bois sera choisi à la place de tunnels qui pourraient blesser l’animal. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux seront hébergés par groupes de 4 individus pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, des points limites précis seront établis et les expériences seront arrêtées en conséquence.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. La connaissance approfondie chez la souris du génome, de l’expression des gènes, du système immunitaire en fait un modèle de choix. Nous injecterons les cellules dans les souris à l’âge de 6 semaines, âge où le système immunitaire est mature. La croissance tumorale sera suivie pendant 21 jours supplémentaires soit un âge final de 9 semaines au moment de la fin de l’expérimentation.