Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

100 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil ou modéré. Ils reçoivent une injection destinée à provoquer une anosmie durable, subissent l’implantation chronique d’électrodes dans le cerveau lors d’une chirurgie d’environ une heure et demie, puis une restriction alimentaire pour les tests de discrimination des odeurs. Le porteur développe un implant olfactif visant à restaurer l’odorat et indique laisser un rat sentant auprès des rats rendus anosmiques pour atténuer les effets de la perte d’odorat. Sur le remplacement, il affirme que l’étude de paramètres comportementaux et de physiologie intégrée impose le recours au rat vivant.

NTS-FR-954602v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système nerveux · Troubles sensoriels ·
Mots-clés
olfaction, stimulation cérébrale, comportement
Rats : 100

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’anosmie, ou perte complète de l’odorat, est une maladie qui affecte gravement la qualité de vie, étant donné l’importance de ce sens pour la prise alimentaire et les interactions sociales. L’anosmie est également liée à un risque accru de dépression et de décès, et peut handicaper les individus face aux dangers (nourriture avariée, fuite de gaz…). Les données épidémiologiques concernant sa prévalence sont rares, cependant il a été estimé que 5% de la population générale est anosmique. Par rapport à d’autres pertes sensorielles telles que la cécité ou la surdité, l’anosmie a attiré peu d’attention en partie parce qu’il s’agit d’une condition socialement « invisible ». La pandémie de COVID-19 a considérablement augmenté l’incidence de cette maladie et a également sensibilisé le grand public à ce sujet. Toutefois, il n’existe actuellement aucun traitement pour l’anosmie de longue durée, en dehors de l’entraînement olfactif, qui a un bénéfice significatif mais limité, principalement pour les dysfonctions olfactives post-infectieuses. L’implant olfactif représente une approche prometteuse pour traiter l’anosmie, toutefois il est nécessaire d’évaluer un tel dispositif sur des modèles animaux in vivo. Notre objectif est d’induire une anosmie à long terme chez des rats ce qui nous permettra de tester des dispositifs de récupération olfactive. Nous avons choisi le rat, qui a un système olfactif dont l’organisation est proche de celle de l’Humain.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet nous permettra de tester les paramètres permettant de valider un dispositif de récupération olfactive chez le rat. Cette validation nous permettra de développer de tels dispositifs pour l’homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Nous réaliserons des chirurgies pour l’implantation chronique d’électrodes de stimulation et d’enregistrement chez le rat éveillé (chirurgie environ 1h30). La stimulation du bulbe olfactif sera ajustée pour ne pas générer d’inconfort chez le rat (objectif de la procédure numéro 3). Pour le test comportemental de discrimination olfactive (environ 1 séances de 20 min par jour pendant 8-10 jours) la quantité de nourriture donnée aux animaux est diminuée dans la cage d’hébergement, diminution contrebalancée par la récompense obtenue dans la cage de comportement, l’eau est donnée ad libitum.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables pourront se produire lors de l’injection de methimazole, lors de la chirurgie cérébrale, lors de la mise en restriction alimentaire pour le test comportemental. La toxicité du composé sera évaluée post-mortem après prélèvement de la muqueuse olfactive et du cerveau, toutefois les données de la littérature indiquent que l’inflammation à court terme est spécifique de l’épithelium olfactif. L’anosmie chez le rat peut perturber la prise alimentaire, celle-ci ainsi que le poids des animaux devront être contrôlée quotidiennement suite au traitement. Les animaux seront hébergés en groupes (au moins 2 animaux) et nous laisserons au moins un animal normosmique en compagnie des rats anosmiques, ce qui pourra atténuer les effets négatifs de la perte d’odorat. Les tests olfactifs seront réalisés en condition de restriction alimentaire en s’assurant au préalable que l’état des animaux le permet. La chirurgie peut entrainer un saignement important au niveau du crâne de l’animal et entrainer douleur et problème de récupération.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Mise à mort pour tous les animaux afin de prélever des tissus pour analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans le cadre de notre projet , nous devons utiliser des rats in vivo. Tout d’abord, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences in vitro ou sur cultures de cellules puisque pour notre étude nous avons besoin d’observer les paramètres comportementaux et de physiologie intégrée.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les groupes expérimentaux ont été créés en considérant la variabilité biologique entre individus et la complexité des procédures envisagées. Le nombre d’animaux utilisé est fortement lié à la puissance statistique afin de s’assurer avec certitude de la validité des résultats obtenus.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le soin apportés aux animaux par le personnel zootechnique et les expérimentateurs a pour but d’améliorer le bien-être des rats, et de réduire, supprimer ou soulager les douleurs dans les procédures invasives en particulier. Pour chaque source potentielle de stress, des mesures bioéthiques sont prises afin de minimiser toute gêne pour l’animal. Les sources de souffrance et l’angoisse des animaux pourraient provenir des conditions d’hébergement. L’accueil est effectué dans une structure d’animalerie agréée en matériel et en personnel. Le milieu de vie en cages d’hébergement est enrichi par des objets adéquats, comme un nid en coton et des batons de bois. Une visite quotidienne de l’animalerie est organisée pour vérifier l’absence d’anomalie pour les cages, les biberons, les rations alimentaires et le comportement des animaux. Nos protocoles ont été mis au point de façon à veiller au bien-être animal en améliorant leur environnement et en surveillant leur état de santé: notamment nous chercherons à éviter et limiter la douleur et la souffrance, à assurer des soins pré-, per- et postopératoires adéquats, à recourir à l’anesthésie et à l’analgésie, à appliquer les points limites établis préalablement et, enfin, à utiliser les procédures réglementaires et appropriées de mise à mort.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La rat a une taille de crâne adaptée à la chirurgie que nous souhaitons mener. Les rats Wistar et Long Evans seront utilisés, ils ont de très bonnes capacités olfactives, ils peuvent apprendre facilement les odeurs. Les animaux sont utilisés à l’age adulte (à partir de 3 mois) afin que les réseaux neuronaux soient bien établis et que les expériences ne soient pas perturbées par une plasticité neuronale accrue.