Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un score de 4 sur un seul critère clinique déclenche l’arrêt immédiat de l’expérience, et aucun anti-inflammatoire ni analgésique n’est administré, ces traitements interférant avec les voies inflammatoires étudiées. 7 680 souris vont être utilisées sur cette base, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La péritonite est provoquée par ligature et perforation du cæcum sous anesthésie, ou par injection dans l’abdomen de contenu cæcal sur des animaux vigiles sans anesthésie, suivie d’administrations répétées et de prélèvements de sang pouvant atteindre 12 % du volume sanguin total. Les composés testés sont ceux de clients et le nombre de prises de sang est laissé « à l’appréciation du client », ce qui fait de ces 7 680 souris le support d’une activité de prestation.

NTS-FR-957012v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
Péritonite, Septicémie, médicament, Inflammation
Souris : 7680

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La péritonite, ou inflammation du péritoine, est une infection assez grave qui peut amener au développement d’une septicémie voire à la mort si elle n’est pas traitée rapidement. Durant ces dernières années, la proportion des péritonites a considérablement augmenté et la prise en charge thérapeutique a évolué en combinant à la fois une prise en charge chirurgicale et médicamenteuse par un traitement antibiotique. Cependant, l’antibiothérapie n’est pas toujours efficace et suffisante et peut ainsi induire un délai dans la prise en charge des patients pouvant amener à la persistance de l’infection voire au décès. A ce jour, il est donc impératif de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le but de proposer un meilleur suivi des patients et d’aboutir à une rémission complète. L’objectif scientifique de l’étude est d’évaluer l’impact de nouvelles molécules thérapeutiques sur la capacité de récupération des souris suite à l’induction d’une péritonite ou une septicémie. La péritonite sera induite par l’injection de différents composés. Ainsi, l’agent inducteur utilisé va permettre de cibler différentes voies de l’immunité et donc de proposer différents modèles de péritonite. La septicémie sera induite par différentes techniques couramment utilisées chez la souris. Nous étudierons, à différents temps, l’infiltration des cellules dans le péritoine, signe d’une réponse immunitaire. Le sang et d’autres organes seront également prélevés en fonction des demandes du client pour évaluer l’état inflammatoire des animaux.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Depuis ces dernières années, la prise en charge thérapeutique de la péritonite a considérablement évolué en combinant à la fois une prise en charge chirurgicale et médicamenteuse par un traitement antibiotique. Cependant, l’antibiothérapie n’est pas toujours efficace et suffisante et peut ainsi induire un délai dans la prise en charge des patients pouvant amener à la persistance de l’infection voire au décès. A ce jour, il est donc impératif de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le but de proposer un meilleur suivi des patients et d’aboutir à une rémission complète. Ce projet permettra donc de tester l’efficacité et de mieux définir les fenêtres d’action thérapeutiques (doses, période optimale de traitement…) de différents candidats médicaments dans le développement de la péritonite et de la septicémie. De manière plus générale, les résultats obtenus permettront d’étayer les mécanises cellulaires et moléculaires fins contrôlant l’inflammation et sa résolution en mettant en avant de nouveaux effecteurs potentiels dans le déclenchement de la pathologie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Plusieurs interventions pourront être mises en place sur les animaux : i) Induction de la pathologie : a) Par chirurgie (une seule fois par animal) : les souris seront anesthésiées (5minutes) et subiront une ligation et perforation du caecum (10minutes). OU b) Par injection intrapéritonéale de contenu caecal ou d’inducteurs d’une péritonite (une seule fois par animal) : administration sur animaux vigiles sans anesthésie (1 minute maximum : saisie de l’animal, pesée de l’animal pour adapter la dose, puis administration de la substance). ii) Administrations répétées de composés client : les modes d’administration possibles incluent l’alimentation, l’eau de boisson, le gavage, les injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intravasculaire, intradermique. Les modes d’administration considérés comme nuisibles incluent tous les modes d’injection. Ils dureront environ une minute par animal (saisie de l’animal, pesée de l’animal pour adapter la dose, puis administration de la substance). iii) Prélèvement de sang : A l’appréciation du client, un ou plusieurs prélèvements de sang pourrons être effectués. Les prélèvements de sang n’excèderont pas 12 % du volume de sang total de l’animal et seront suivis d’une semaine minimum de récupération avant le prochain prélèvement. Le volume prélevé est dépendant du poids de l’animal. Exemple de différents prélèvements qui pourront être effectués sur un animal de 25g. – Veine de la queue sur animal vigile : 10 μL – à la joue sur animal vigile : 135 μL – sinus retro-orbital sur animal anesthésie : 135 μL Les différents modes de prélèvements dureront maximum 1 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les principaux effets indésirables attendus suite au développement d’une péritonite et/ou d’une septicémie sont une perte de poids et une baisse de la température corporelle. Le développement d’une telle infection chez les animaux va entrainer une réponse immunitaire importante afin d’éliminer l’infection. Dans un premier temps, les animaux vont présenter une baisse de leur température corporelle ainsi que la présence de fécès de moindre consistance (fécès mous voire liquides), entrainant une perte de poids, un manque de toilette (poils ébouriffés), et un comportement non provoqué altéré (vivacité réduite, prostration). La réalisation de prélèvements et d’administrations répétés pourra également générer un stress chez l’animal.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux du projet seront mis à mort à l’issue des procédures afin de pouvoir procéder aux prélèvements d’organes et à la caractérisation du statut inflammatoire terminal.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Lorsque cela sera possible, les composés de nos clients seront préalablement testés sur culture cellulaire ou organes isolés permettant ainsi de mieux définir les doses à administrer par exemple. Cependant, l’utilisation des animaux ne pourra pas être éviter. En effet, les modifications physiopathologiques liées à la péritonite et à la septicémie sont très complexes et nécessitent la mobilisation de nombreux effecteurs cellulaires et moléculaires ainsi que la rupture dans la coordination de leur intervention au niveau systémique. Par ailleurs, la péritonite est une maladie évolutive qui, une fois déclenchée, s’aggrave progressivement et peut aboutir à une septicémie ou à une rémission avec mise en place d’un processus de résolution de l’inflammation. De plus, l’analyse de l’efficacité d’un candidat médicament nécessite de prendre en compte le caractère systémique afin d’appréhender son action sur les différentes complications dont la contribution dans la pathologie peut influencer positivement ou négativement l’impact thérapeutique. Nous devons être en mesure de prévoir l’apparition d’effets secondaires dans l’éventualité de l’utilisation future des candidats médicaments en clinique. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d’autres méthodes n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information.

2. Réduction

3R / Réduction :

Au sein de cette étude, nous avons réduit le nombre d’animaux utilisés au maximum pour une étude statistique soit 10 animaux par groupes au début de l’étude. Nous souhaitons atteindre au moins 80% de survie chez les animaux au cours du protocole, les analyses statistiques réalisées doivent donc comprendre un nombre d’animaux d’au moins 8 à la fin de l’étude. La comparaison des groupes entre eux sera faite à l’aide de test statistiques. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés et, lorsque cela est possible, l’impact in-vitro ou ex-vivo des candidats médicaments sera initialement évalué en culture cellulaire ou sur organes isolés. Le nombre d’animaux nécessaires pour répondre aux différentes problématiques scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant sur des travaux préliminaires ainsi que sur l’expertise de notre société sur l’utilisation de ces modèles animaux. Les doses à tester seront au préalable, systématiquement évaluées après documentation dans la littérature ou par retour d’expérience du client. Par ailleurs, compte tenu de la variabilité des paramètres observés au sein d’un groupe homogène, une analyse sur des groupes de 8 animaux sera nécessaire.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal, en limitant douleur, souffrance et stress, selon des points limites définis. Les souris seront hébergées conformément à la réglementation, avec enrichissement (igloo, ouate). Après induction de la pathologie (péritonite ou septicémie), un suivi régulier sera mis en place : toutes les 2h pendant 8h post-induction, puis 2 fois/jour pendant 2 jours, puis quotidiennement jusqu’à la fin de la procédure. Température corporelle et poids seront mesurés chaque jour durant les 3 premiers jours, puis hebdomadairement. L’état de santé général sera évalué quotidiennement selon un score comportemental et physique. Un score de 4 pour un seul critère entraînera l’arrêt immédiat de l’expérimentation. L’administration d’anti-inflammatoires ou d’analgésiques n’est pas possible, ces traitements interférant avec les voies inflammatoires cibles de l’étude, le comportement, l’état physique et la molécule testée. Les animaux seront néanmoins surveillés de manière rapprochée, et les expérimentateurs utiliseront une grille de score pour identifier les points limites et décider, si nécessaire, de la mise à mort. Les manipulations répétées (prélèvements, administrations) pouvant générer du stress, des enrichissements seront ajoutés dans chaque cage (igloo, ouate, buchettes si besoin). Les aiguilles et sondes seront adaptées au poids et à la voie d’administration. Un antalgique sera injecté avant l’anesthésie. Pendant la chirurgie, un gel ophtalmique sera appliqué pour éviter le dessèchement oculaire. La température corporelle sera maintenue via un tapis chauffant. Le niveau d’anesthésie sera vérifié (absence de réflexe au pincement). Après l’intervention, 1 mL de sérum physiologique chauffé à 37 °C sera injecté pour réhydrater l’animal. Il sera ensuite placé 30 min sur un tapis chauffant sous lampe UV, puis transféré en cage.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’utilisation de souris dans la modélisation de pathologies présentes chez l’Homme a longuement été décrite et justifiée de par leur proximité avec l’Homme. Par ailleurs, la souris est largement décrite comme une espèce de choix dans les modèles de développement de maladies inflammatoires et infectieuses du péritoine telles que la péritonite et la septicémie compte tenu des outils cellulaires et moléculaires existants. Il s’agit en effet d’un modèle bien établi et bien documenté dans la littérature pour l’analyse de l’inflammation. Par ailleurs, ce projet basé sur l’étude de l’inflammation nécessite l’utilisation d’animaux dont le système immunitaire est mature, c’est à dire âgés de 7 et 20 semaines.