Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Une dissection sous-muqueuse étendue de l’œsophage, d’une à deux heures sous anesthésie générale, provoque chez chaque animal le rétrécissement que l’étude veut ensuite prévenir. 12 cochons vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce des points limites destinés à « éviter toute douleur », tout en décrivant des perforations et des hémorragies possibles jusqu’à trois jours après l’intervention, des douleurs, des saignements digestifs, de l’apathie et de la fièvre, puis entre le dixième et le vingtième jour une sténose entraînant vomissements et réduction de l’ingestion. Avant la mise à mort, justifiée par le prélèvement de l’œsophage et par le soulagement des souffrances liées à la sténose, l’animal encore anesthésié pourra servir à la formation d’internes en chirurgie dans le cadre d’un autre projet.

NTS-FR-961491v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles gastrointestinaux ·
Mots-clés
Dissection Sous-Muqueuse (DSM), Platelet Rich Plasma, Sténose, Prévention, oesophage
Cochons : 12

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La dissection sous-muqueuse endoscopique (DSM) est une technique largement utilisée pour le traitement des lésions précancéreuses et des cancers superficiels de l’œsophage. Grâce à cette technique, il est possible de traiter ces lésions de manière peu invasive, ce qui permet de préserver l’organe. Ces dernières années, des lésions de plus en plus étendues, , peuvent être enlevées de manière curative par DSM. Cependant, après la DSM, le rétrécissement de l’œsophage (sténose) est une complication majeure (jusqu’à 90 % des cas). Les sténoses post-DSM sont connues pour être complexes et sont plus difficiles à traiter. Cela entraîne une diminution de la qualité de vie pour les patients. Compte tenu de l’utilisation croissante de la DSM, y compris pour les grandes lésions complexes de l’œsophage, la sténose après la DSM est un problème de plus en plus important, avec un impact social et sociétal significatif. Ces dernières années, de nombreuses techniques de prévention et de traitement ont été étudiées, allant de la dilatation répétée à l’utilisation d’endoprothèses métalliques auto-expansives, en passant par l’injection locale de diverses substances médicamenteuses. À ce jour, aucun traitement efficace et durable n’a été identifié pour ce problème important. Nous pensons que l’injection de plasma riche en plaquettes (PRP) après une DSM œsophagienne extensive peut prévenir la sténose. Le plasma riche en plaquettes est préparé à partir d’un prélèvement sanguin du patient, centrifugé, ce qui permet d’augmenter sa concentration en plaquettes. Le PRP est connu pour son effet de stimulation tissulaire et peuvent permettre une cicatrisation plus efficace et plus rapide de la muqueuse, tout en réduisant l’inflammation, empêchant le développement de la fibrose et donc de la sténose. Cette étude préliminaire de faisabilité sera faite sur 12 animaux, qui seront tirés au sort avec un groupe qui sera traité préventivement avec du PRP et un groupe de contrôle.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Avec cette étude de preuve de concept, nous souhaitons démontrer l’efficacité de l’utilisation du PRP dans la prévention primaire de la formation de sténoses iatrogènes après une DSM oesophagienne extensive. En outre, nous voulons étudier la sécurité associée à l’utilisation du PRP. Nous utilisons également cette étude pour étudier l’application de la PRP dans le traitement secondaire de la sténose de l’oesophage après une DSM extensive. Enfin, cette étude nous permet de mieux comprendre le processus cellulaire/biologique de la cicatrisation et l’effet du PRP sur celui-ci grâce à l’évaluation histopathologique, afin d’identifier éventuellement d’autres objectifs de traitement. L’application ultérieure de ces connaissances à l’homme aura un impact considérable sur l’amélioration du traitement des patients souffrant de maladies de l’oesophage (sténoses peptiques, sténoses anastomotiques).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

1 dissection sous muqueuse sous anesthésie générale : 1 à 2 h + Deux contrôles par gastroscopie et radiographie : 30 à 60 min

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pendant toute la durée de l’étude, les animaux seront nourris avec un régime liquide dès le début de l’étude (nuisance légère) avec une habituation préalable 3 jours avant. Les jours -1, +13 et +27 (24 heures avant la procédure endoscopique), ils seront maintenus à jeûn pour la nourriture, ayant uniquement de l’eau enrichie de miel (nuisance modérée). Les animaux peuvent être stressés (nuisance légère) pendant l’induction d’anesthésie liée à chaque phase opératoire. Après la dissection de l’œsophage, le cochon peut ressentir un frottement ou une légère sensation de brûlure dans l’œsophage lorsqu’il mange (nuisance modérée). Une complication inattendue telle qu’une perforation (tardive) ou une hémorragie tardive peut survenir jusqu’à trois jours après l’intervention. L’animal peut présenter des douleurs, des saignements digestifs, une apathie et de la fièvre (nuisance modérée-sévère en fonction de la gravité de la complication). Entre le 10e et le 20e jour, il est possible qu’un animal développe une sténose de l’œsophage. Cela peut entraîner une réduction de l’ingestion et des vomissements (nuisance modérée pouvant devenir sévère sans prise en charge/action). Les complications possibles du traitement par dilatation et injection du PRP sont une perforation/inflammation locale ; ce risque est estimé faible (nuisance modérée). L’animal pourra alors montrer de l’apathie, de la douleur et de la fièvre.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À la fin de la période d’étude, tous les cochons seront euthanasiés. Premièrement, pour les soulager des éventuelles souffrances dues au développement de la sténose ; deuxièmement, pour pouvoir prélever l’oesophage en vue d’un examen histopathologique. Néanmoins, avant l’euthanasie, et si cela est possible, l’animal toujours sous analgésie et anesthésie générale, pourra être utilisé à des fins de formation des internes de chirurgie dans le cadre d’un autre projet autorisé. L’animal est ensuite euthanasié.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’effet du PRP est médié par la libération de multiples facteurs de croissance anabolisants, de protéines bioactives et de molécules d’adhésion cellulaire, qui sont libérées dans la circulation sanguine. L’effet de ce processus après une DSM extensive ne peut être reproduit et étudié dans des modèles ex vivo ou des invertébrés. Le porc étant le plus semblable à l’homme, il constitue le modèle approprié pour ce type d’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Sur la base d’un calcul de puissance statistique, un minimum de 10 animaux testés est nécessaire pour évaluer le résultat avec une certitude statistique. Si un animal d’étude est exclu de l’étude en raison d’une circonstance imprévue, il sera remplacé par un autre animal d’étude afin de garantir la puissance du résultat de l’étude. Pour cette raison, nous fournirons 2 cochons supplémentaires qui pourront servir de remplaçants. L’étude était puissante sur le critère d’évaluation principal, à savoir la prévention des sténoses. Étant donné que nous croyons fermement au pouvoir du PRP, les animaux qui développent une sténose au cours de l’étude sont également traités secondairement avec du PRP, ce que nous décrirons comme un résultat secondaire. De cette manière, cette étude nous permet d’explorer deux indications et de maximiser l’utilisation des animaux de laboratoire.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les cochons sont gardés pendant une période d’acclimatation de 5 jours minimum. De l’enrichissement est mis à leur disposition dans leur enclos afin qu’ils puissent s’exprimer et se comporter normalement. Les cochons ne restent pas seuls dans leur enclos, ce qui permet de ne pas les isoler et d’avoir des interactions normales avec les autres animaux. Au cours de notre étude, tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress des animaux et veiller à ce que leur bien-être soit préservé autant que possible. Toutes les interventions seront effectuées sous anesthésie générale, leur apport nutritionnel sera contrôlé et les animaux seront suivis de près du début à la fin par le personnel soignant, le vétérinaire et l’équipe de recherche. Pour anticiper les nuisances liées à une éventuelle sténose, et assurer une bonne ingestion le plus longtemps possible, une attention particulière sera portée au niveau de la nourriture : les animaux seront nourris avec un régime liquide dès le début de l’étude et pendant toute sa durée. Pour éviter le stress lié à cette alimentation liquide, trois jours sont prévus pour établir une transition progressive vers l’alimentation liquide, de J-4 à J-2. Si nécessaire, un plan d’analgésie est mis en place. Après l’intervention, les cochons se réveilleront dans un environnement calme pour éviter toute agitation. Un traitement par inhibiteur de la pompe à protons sera mis en place comme chez l’homme pour limiter la gêne éventuelle liée à l’intervention. Au vu de la surveillance pluriquotidienne, le développement d’une sténose sera remarqué à un stade précoce et nous nous attendons à une présentation avec des symptômes modérés. Si une sténose est présente, elle sera traitée comme décrit dans le protocole. Un protocole de suivi et de prise en charge de la douleur par un système de scoring et des traitements analgésiques systématiques et symptomatiques sera mis en place. Des points limites avec évaluation des paramètres de suivi seront utilisés afin d’éviter toute douleur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les porcs sont considérés comme le meilleur modèle d’étude car ils sont connus pour avoir des dimensions similaires à celles des humains. De plus, nous pouvons nous appuyer sur des recherches antérieures menées sur le développement de la formation de sténoses après la DSM dans l’oesophage chez le porc. Un poids d’au moins 45 kg est nécessaire pour avoir un diamètre oesophagien suffisant pour pouvoir réaliser la procédure de DSM qui aboutira au processus de sténose. À l’âge de 4 à 6 mois, ils devraient peser entre 40 et 50 kg. À ce stade de développement le diamètre oesophagien est suffisant pour pouvoir réaliser la procédure de DSM qui aboutira au processus de sténose.