Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Toutes classées en souffrance sévère, 2 880 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, après une greffe de cellules de tumeurs osseuses humaines. Choisies jeunes pour reproduire les ostéosarcomes et sarcomes d’Ewing de l’enfant, elles reçoivent jusqu’à 80 gavages et 80 injections sur seize semaines, plus une injection de cellules tumorales près de l’os. Le porteur signale une douleur modérée liée à cette injection et une perte de mobilité possible à mesure que la tumeur grossit. Le volume de la tumeur sert de seuil d’arrêt entraînant la mise à mort.

NTS-FR-972978v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Ostéosarcome, imagerie, chimiothérapie
Souris : 2880

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif scientifique est de vérifier que les résultats obtenus in vitro dans les cellules d’ostéosarcome et de sarcome d’Ewing sont applicables aux modèles de xénogreffe (greffe de cellules humaines chez des rongeurs) d’ostéosarcome ou de sarcome d’Ewing chez la souris immunodéficiente dans un contexte environnemental complexe (vascularisation, effets secondaires, microenvironnement osseux …) avant toute application clinique. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet porte sur l’étude de molécules capables d’inhiber le développement et la progression des tumeurs osseuses primitives et/ou le développement des lésions osseuses associées. Des études préliminaires ont été réalisées in vitro sur différents types de cellules d’ostéosarcome (humaines et murines) et de sarcome d’Ewing. Suite aux résultats les plus significatifs, des modèles animaux seront utilisés pour tester l’efficacité de ces molécules thérapeutiques dans un environnement in vivo complexe (os, tumeur…) pour une application thérapeutique potentielle chez l’homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

EU 1/2 : 960 souris recevront maximum 5 gavages/semaine pendant 16 semaines maximum soirt 80 gavages, durée du geste : 1 minute. 960 souris recevront maximum 5 injections IP/semaine pendant 16 semaines maximum soirt 80 injections IP, durée du geste : 1 minute. 960 souris recevront maximum 5 injections IP et 5 gavages/semaine pendant 16 semaines maximum soit 80 injections IP et 80 gavages, durée du geste : 1 minute. L’ensemble des animaux recevra une injection intamusculaire de cellules tumorales (1 minute). EU 2/2 : la procédure d’imagerie IRM nécessitera une injection IV d’une minute et 20 minutes d’acquisition. 6 IRM maximum seront réalisées.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances attendues pour ce projet sont un stress lié à la contention et à l’anesthésie des animaux. Une douleur modérée associée à l’injection en paratibiale (injection intramusculaire proche de l’os). Le développement tumoral chez la souris pourra à terme, être associé à des effets délétères (perte de poids). Le volume tumoral, bien que contrôlé 2 à 3 fois par semaine pourra entraîner une légère perte de mobilité. Une attention particulière sera portée à la mesure du volume tumorale qui constitue un critère d’arrêt décrit dans les points limites. L’imagerie, réalisée à l’aide d’un microscanner ou d’un IRM sous anesthésie isoflurane, peut également être source de stress pour les animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront injectés avec des cellules tumorales et recevront des traitements de chimiothérapie qui ne sont pas compatibles avec une éventuelle réutilisation.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans le cadre du développement clinique de nouvelles molécules à activité anti-tumorale et impliquée dans la résorption, des études préliminaires in vitro ont déjà été réalisées avec succès. Une évaluation pré clinique est cependant indispensable pour étudier les effets de ces molécules in vivo. Le modèle murin reste le plus adapté à ce type d’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Compte-tenu d’études comparables déjà publiées, le nombre d’animaux par groupe correspond au nombre minimal requis pour atteindre une significativité statistique (n=8).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de raffiner les procédures expérimentales, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter le plus précocement possible tout signe de douleur. La manipulation des animaux se fera sous anesthésie générale gazeuse, sur un tapis chauffant lors de la réalisation des gestes techniques. Une analgésie sera appliquée pour l’implantation des cellules tumorales et des points limites strictes et spécifiques du projet seront établis (détaillés dans le descriptif de la procédure). Les animaux seront hébergés en groupe, à raison de 4 par cage. Le transport à pieds sera effectué dans des cages adaptées (durée : 5 minutes, distance : 300 mètres). L’environnement sera adapté afin que les animaux puissent avoir un comportement aussi naturel que possible (litière adaptée à l’espèce, frisottis, maisonnette en carton…). L’alimentation et l’eau seront fournis à volonté.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’utilisation de souris immunodéprimées est choisie afin d’étudier le développement de nouvelles thérapies sur des tumeurs humaines dans un environnement in vivo complexe (os et tumeur). Nous utilisons de jeunes souris afin de mimer au mieux les tumeurs osseuses qui se développent chez l’enfant, l’adolescent ou le jeune adulte chez les patients. Réception de souris âgées de 4 semaines, utilisation après une semaine d’acclimatation (âgées de 5 semaines).