Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet du probiotique Saccharomyces boulardii sur la composition du microbiote intestinal de souris déficientes en immunoglobuline A et d’évaluer son effet protecteur dans un contexte de colite inflammatoire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La possibilité de limiter la mise en place d’un déséquilibre de la flore intestinale par transfert passif du probiotique Saccharomyces boulardii a un intérêt clinique majeur. Si cette solution se révèle efficace, elle pourra en effet être testée chez des patients déficients en immunoglobuline A ou sous immunosuppresseurs.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à des gavages par voie orale pendant 7 ou 21 jours selon les groupes. La manipulation par animal dure entre 20 secondes et 1 minute. 4 prélèvements sanguin seront réalisés par prélèvement mandibulaire (environ 15 secondes par prélèvement) et un prélèvement sanguin sera réalisé par ponction cardiaque.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’induction d’une forte charge bactérienne peut provoquer une inflammation du système digestif avec une apparition de diarrhées. La survenue d’une bactériémie peut provoquer un état infectieux général incluant de la fièvre et de la déshydratation. Les points limites ont été définis, classe sévère.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour un prélèvement de sang et de tissus. Ces prélèvements permettront de mesurer différents marqueurs inflammatoires et de déterminer la composition du microbiote intestinal.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les modèles in vitro ne permettent pas d’étudier finement les interactions entre un hôte et son microbiote intestinal puisque ces interactions dépendent d’un très grand nombre de facteurs (alimentation de l’hôte, la réponse immunitaire…) qui ne peuvent pas être contrôlés in vitro. Il n’y aucune possibilité de réaliser ce projet sans l’utilisation de modèles animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum pour conserver une puissance statistique suffisante.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront manipulés une fois par jour pour être habitués à la présence et à l’odeur de l’expérimentateur. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien être optimal tout au long de l’étude. Leur douleur est rigoureusement contrôlée et gérée grâce aux moyens pharmacologiques. Les animaux sont hébergés en groupes harmonieux et dans un environnement enrichi. L’eau et la nourriture sont mis à disposition « ad libitum ». Enfin, le suivi quotidien des points limites établis spécifiquement pour ce projet permettra de sortir les animaux de la procédure et limiter ainsi les souffrances potentielles.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris présente plusieurs avantages pour ce projet. Premièrement, elles produisent des immunoglobulines A à la structure proche de celles retrouvées chez l’humain. De plus, la grande majorité des travaux effectué sur ces immunoglobulines est effectué sur le modèle murin, ce qui nous permettra d’analyser nos travaux en regard de cette vaste littérature. Enfin, les modèles de souris déficients en immunoglobulines A sont déjà présents dans notre animalerie. Souris entre 5 semaines et 6 mois car avant 5 semaines les souris ne disposent pas d’un système immunitaire complet et après 6 mois la réponse immunitaire risque d’être altérée.