
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 12/05/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-968129)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La résistance aux antibiotiques est une menace sanitaire croissante considérée par les organismes internationaux comme l’une des principales priorités de santé mondiale. En 2019, elle a été attribuée à 1,27 million de décès dans le monde. Nous introduisons un nouveau concept pour lutter contre la résistance aux antibiotiques : la technologie des inducteurs de peptides antimicrobiens. Basée sur des molécules qui stimulent le système immunitaite, la technologie visera à booster sélectivement l’expression des gènes de défense de l’organisme produisant les peptides antimicrobiens (AMP). Cette technologie permettra d’introduire une nouvelle approche pour lutter efficacement contre la résistance aux antibiotiques et les maladies infectieuses : ainsi, plutôt que de cibler directement un pathogène avec des antimicrobiens exogènes avec le risque de développement de résistance, notre technologie favorisera une réponse naturelle du corps humain à travers ses propres défenses. Cela aura l’avantage de réduire la pression de sélection sur les bactéries et le risque de favoriser la résistance.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les effets positifs de la technologie des inducteurs d’AMP pourraient être considérables pour notre économie, notre environnement et notre société, en ce qui concerne plusieurs aspects : Améliorer la santé publique, en aidant à contrôler la propagation de la résistance aux antibiotiques, ce qui pourrait réduire le nombre de maladies liées aux infections. Réduire la charge de morbidité due aux infections par des agents pathogènes résistants aux antibiotiques. Réduire les coûts de santé associés aux infections résistantes aux antibiotiques. Réduire la quantité d’antibiotiques utilisés, ce qui pourrait réduire la pollution, les impacts négatifs sur l’environnement,et aider à maintenir des écosystèmes sains
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront traités aux antibiotiques par voie intrapéritonéale (1 fois par jour (1 min par souris) pendant 4 jours) ou dans l’eau de boisson pendant 4 jours. L’infection sera réalisée par inoculation de la bactérie dans l’eau de boisson (pendant 4 jours). Immunossupression par administration intrapéritonéale ( 1 injection, 1 minute). Prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie 1 fois ( 5 minutes le jour de la mise à mort)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Perte de poids, présence de diarrhée et de sang dans les féces, mortalité
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort de tous animaux afin de prélever les organes post mortem pour analyses
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires et d’organoïdes humains, ceci afin de tester leur inocuité et leur mécanisme d’action. Le principe de remplacement n’est cependant pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduisent pas l’ecosystème complexe au cours de l’infection et par conséquent ne permettent pas l’obtention de tous les résultats scientifiques exploitables et pertinents de la pathologie humaine.
2. Réduction
Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux. De plus, les molécules à tester auront d’abord été validées in vitro afin de ne tester que des molécules ayant un potentiel thérapeutique et les durées et fréquences d’administrations auront également été optimisées grâce à cela, permettant de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les rongeurs utilisés sont consanguins et de même âge réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. De plus un maximum de prélèvements et de résultats seront réalisés sur chaque animaux afin de réduire le nombre d’expérimentations et donc d’animaux nécessaires.
3. Raffinement
Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton purs ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d’animaux et/ou d’amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé tout les jours en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechnicien afin de contrôler le poids, la présence de diarrhée, la température des animaux. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur: • altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de s’alimenter…), • vocalisation, tremblements …, • une perte de poids élevé (mais
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est une espèce pertinente dans notre modèle: infection gastrointestinale suivi de sepsis. Les souris utilisées sont adultes, elles ont entre 8 et 12 semaines et ce, conformément aux modèles établis dans la littérature.