
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 24/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-890054)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet de recherche a pour but d’évaluer le potentiel antitumoral d’ARN thérapeutiques sur des modèles précliniques de cancer. Malgré de nombreuses avancées, en particulier avec l’arrivée des thérapies ciblées puis des immunothérapies, les thérapeutiques anticancéreuses actuellement disponibles restent limitées et des résistances émergent le plus souvent, nécessitant un changement de stratégie thérapeutiques. Il est donc essentiel de développer des nouveaux traitements, dont les mécanismes d’actions seraient différents des traitements actuellement utilisés, afin d’élargir le spectre des options thérapeutiques ais également de pouvoir adapter le traitement au patient et aux caractéristiques biologiques et moléculaires tumorales. Les arylsulfonamides sont une classe de drogue dont l’intérêt pour le traitement des cancers a été évalué. Nous avons récemment développé une approche thérapeutique via des ARN thérapeutiques, et avons fait la preuve de concept in vitro de leur activité antitumorale. Nous souhaitons donc avec ce projet valider nos observations in vitro.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet vise à valider l’utilisation d’ARN thérapeutiques pour le traitement des cancers, en particulier le cancer colorectal. A plus long terme, ce projet pourrait aboutir au développement en clinique de ces mêmes ARN thérapeutiques.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Greffe de cellules tumorales sous-cutanée dans les flancs : Durée 10 minutes – 1 fois par animal / Injection intrapéritonéale de luciferine pour bioluminescence : Durée 1 minute – 5 à 6 fois par animal – Anesthésie gazeuse durant l’imagerie : Durée 30 minute – 5 à 6 fois par animal / Prélèvements sanguins retroorbitaires – Durée 2 minutes – 3 fois par animal / Injection de traitements par voie IV – Durée 2 minutes – 3 à 5 fois par animal / MODIFICATION – Injection de traitements par voie intratumorale – Durée 2 minutes – 5 A 20 FOIS PAR ANIMAL / Injection de traitements par voie intrapéritonéale – Durée 2 minutes – 3 à 5 fois par animal
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La greffe de lignées cellulaires tumorales, suivi de la croissance des tumeurs, engendreront une altération de l’état général des animaux avec perte de poids, fatigue, et anémie principalement. Le traitement par indisulam pourrait engendrer certaines toxicités, même si la littérature décrit des toxicités systémiques limitées chez l’homme et la souris (rares anémies). Nous n’avons pas encore évalué la toxicité potentielle des ARN thérapeutiques, mais celle-ci sera évaluée grâce aux expériences de mise au point. LES INJECTION REPETEES INTRATUMORALES POURRAIENT ENGENDRER UN SURCROIT DE STRESS ET D’INCONFORT POUR LES ANIMAUX.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Des tests sur des cellules tumorales cultivées au laboratoire nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles animaux est indispensable mieux comprendre leur effet dans un organisme entier, nottament concernant la toxicité. Cette étape est primordiale puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme. Afin d’évaluer l’effet de nos traitements sur les tumeurs, nous devons récupérer en fin d’expérience les tumeurs des animaux traités. Nous devons pour cela procéder à l’euthanasie et mise à mort systématique de l’ensemble des animaux du projet. L’étude biologique des tumeurs au laboratoire, ainsi que celles des tissus des autres organes est indidspensable pour évaluer les effets antitumoraux mais également la toxicité des traitements testés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Des tests sur des cellules tumorales et des cellules normales en culture in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles in vivo comme la souris est indispensable à la compréhension des mécanismes d’action du traitement dans un organisme entier proche de l’homme, incluant des paramètres comme le développement tumoral, le microenvironnement, les contraintes physiques etc. qui ne sont pas retrouvés in vitro. Cette étape est également nécessaire puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme comme thérapie.
2. Réduction
Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux, nous utiliserons les mêmes animaux pour évaluer à la fois la prise et la croissance tumorale, la dose des traitements et leur toxicité. Nous utiliserons également les mêmes souris pour nos contrôles positifs et négatifs dès que ce sera possible. Cette association nous permet de réduire le nombre de souris contrôles utilisées. Le nombre d’animaux par lot sera également réduit au maximum afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs.
3. Raffinement
Le bien-être de l’animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos expériences, mais également à la reproductibilité de nos résultats. Des enrichissements (maisons rouges) sont présents dans les cages. Au cours de nos expériences, de la nourriture humidifiée sera accessible directement dans la cage pour éviter la déshydratation des souris. Des tapis chauffants seront également utilisés dès l’anesthésie des souris, pendant les injections, et lors de la phase de réveil. Des injections d’analgésique pré et postopératoire pourront être réalisées en fonction de l’expérience et de la souffrance de l’animal. Un suivi attentif quotidien par du personnel compétent et formé, weekend compris, sera également mis en place. L’environnement des animaux sera enrichi par des tunnels en polycarbonate. Au moindre doute, nous ferons appel aux conseils de notre vétérinaire ou de la structure du Bien-Etre Animal (SBEA).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris représente l’animal classiquement décrit dans littérature pour ce type d’éxpérimentation. Nous utiliserons des lignées génétiquement modifiée immunodéprimées afin de permettre la bonne prise tumorale des xénogreffes de cellules humaines. L’utilisation d’un modèle syngénique nous permettra de valdier nos observations dans un système immunocompétent ce qui est essentiel pour envisager un dévellopement chez l’homme par la suite. Comme ce qui est classiquement décrit dans littérature pour ce type d’expérimentation, les animaux utilisés seront de 8 à 12 semaines.