Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

280 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une perte osseuse est créée chirurgicalement dans leur mâchoire, puis la régénération est suivie au microscanner pendant deux mois avant la mise à mort pour analyse histologique, afin de tester des biomatériaux de comblement. Le porteur indique que la chirurgie maxillo-faciale provoque une douleur modérée et une gêne à la mastication les premiers jours. Il affirme que les produits destinés à l’humain doivent « nécessairement » être testés sur l’animal et qu’aucune approche in vitro ne répond à la réglementation sur les dispositifs implantables.

NTS-FR-829173v1
Types de recherche
· Autres troubles humains · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Défaut alvéolaire, Régénération osseuse, Biomatériaux
Rats : 280

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les pertes de substances osseuses représentent un challenge en chirurgie orale et une problématique de santé. Ces pertes osseuses au niveau de la mâchoire peuvent avoir différentes origines : traumatismes dû à un accident, tumeurs bénignes ou malignes, infection, …. En clinique, l’utilisation de greffe pour réparer la zone est très répandue mais présente certains inconvénients (chirurgie lourde, problème de compatibilité et d’intégration du greffon…). Ainsi, le développement de biomatériaux en régénération osseuse est indispensable pour pallier à ces limitations et optimiser la prise en charge des patients. Pour évaluer le potentiel ostéogénique des biomatériaux étudiés et envisager à terme de les utiliser chez l’homme, il est nécessaire d’avoir recours à un modèle animal. Dans notre projet le modèle proposé est le rat, qui est une espèce pertinente et reconnue dans le cadre de la validation des biométériaux implantables à visée humaine. Le suivi de la régénération osseuse sera réalisé par de l’imagerie par un micro-scanner, cette technologie est composée d’un système d’acquisition et d’un logiciel dédié, qui effectue des analyses de densité radiologique point par point pour reconstituer des images du site d’intérêt extrêmement précises. Cette technologie permet un suivi performant du site d’intérêt et est indolore pour l’animal. Ainsi l’objectif du projet est de tester le pouvoir ostéogénique de biomatériaux implantés spécifiques de ce type de reconstruction au niveau de la face en vue de futur essai clinique chez l’Homme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettrait le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matériaux de comblement ou membranes pour la régénération osseuse guidée) dans le domaine de l’ingénierie tissulaire osseuse au vue d’être utilisé en clinique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux subiront une chirurgie au niveau de la mâchoire (création d’un défaut). Cette intervention dure environ 30 min par animal. Suite à l’opération, le suivi par micro scanner de la régénération osseuse pour chaque rat sera réalisé à des intervalles de temps espacés de 2 semaines. L’acquisition du microscanner dure environ 15 min. Il est envisagé de réaliser 5 fois cette acquisition sur chaque rat (suivi longitudinal sur 2 mois, avec une acquisition à: T0, 2, 4, 6 et 8 semaines).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux subiront une intervention chirurgicale maxillo-faciale. Cette chirurgie engendrera une douleur modérée pour les animaux et une éventuelle difficulté lors de la mastication pour s’alimenter lors des premiers jours post-opératoires. Une surveillance sera établie afin de pallier à ces inconvénientset et toutes les mesures sont mises en place pour prendre en charge le bien-être des animaux tout au long du projet.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Suite à la chirurgie, les animaux seront suivis par microscanner sur 2 mois (examen d’imagerie non invasive). Après le dernier temps d’acquisition (2 mois après la chirurgie), les animaux seront euthanasiés par les expérimentateurs formés à ce geste, afin de pouvoir réaliser des analyses histologiques sur ces animaux et poursuivre les examens post-mortem permettant de valider le pouvoir ostéogénique du biomatériau étudié.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les produits destinés à être implantés chez l’Homme doivent nécessairement être testés chez l’animal avant les essais cliniques. Il n’existe pas de méthode basée sur une approche in vitro permettant d’évaluer ces matériaux pour répondre à l’objectif du projet et à la réglementation en vigueur dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables chez l’Homme.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour réduire le nombre d’animaux utilisé, un suivi longitudinal par analyse au micro scanner sera réalisé. L’intérêt est qu’il est ainsi possible d’obtenir des informations sur l’aspect cinétique du processus, sans avoir à sacrifier des animaux à différents temps. Il est ainsi possible de s’assurer que le processus se déroule correctement, et de décider de sacrifier les animaux en fonction de ces observations.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour réduire l’angoisse des animaux, une période d’adaptation d’une semaine au sein de l’animalerie sera respectée avant le début des expérimentations. Les mesures de raffinement sont mises en place tout au long du projet, notamment lors de la phase de la chirurgie : les animaux recevront au préalable une couverture analgésique (anti-douleur), ils seront ensuite endormis, sous anesthésie générale durant toute l’opération. Après la chirurgie, chaque rat se réveille dans une cage à part sur tapis chauffant. Après le réveil complet, le rat reviendra dans sa cage et il sera suivi individuellement pendant quelques jours afin de s’assurer que l’opération s’est bien passé et que l’animal récupère correctement. Les critères d’évaluation et de suivi sont définis et adaptés au projet. Suite à cette surveillance, les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec un raffinement des conditions d’hébergement adapté à leur espèce : enrichissement de l’environnement d’hébergement (litière en copeaux, jouets, bâton à ronger…).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l’animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses chez l’homme. De par sa taille, il permet de réaliser des lésions circulaires de diamètre suffisant dans l’os alvéolaire de la mâchoire. Le rat permet ainsi de valider la biocompatibilité, la stabilité dans le temps et l’efficacité thérapeutique du produit. En cas de résultats satisfaisant et supérieur à ce qui est obtenu avec les produits de référence actuellement sur le marché, le processus de validation pourra se poursuivre, afin à terme leur utilisation chez les patients. Des rats Sprague-Dawley adultes de 10 semaines, d’un poids d’environ 400 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance au niveau osseux pour répondre à l’objectif de l’étude.