Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un régime gras de douze semaines pour induire obésité et diabète, une chirurgie de constriction de l’aorte par thoracotomie que le porteur associe à une mortalité de 10 %, une injection de virus AAV, puis des mesures cardiaques, pour tester l’effet protecteur d’une protéine, la myotubularine MTM1. Les bénéfices sont annoncés au conditionnel, comme une « nouvelle perspective thérapeutique ». Le porteur conclut qu’il n’existe pas de modèle in vitro permettant de « s’affranchir » du modèle animal.

NTS-FR-284815v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système cardiaque · Système endocrinien ·
Mots-clés
Insuffisance cardiaque, Remodelage myocardique, Myotubularine
Souris : 116

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de la surexpression de la myotubularine MTM1 dans la progression de l’insuffisance cardiaque chez la souris, notamment dans un contexte lié à l’obésité. Nos résultats in vitro sur des cellules cardiaques en culture montrent que la surexpression de MTM1 réduit le stress oxydant et préserve les fonctions mitochondriales au cours d’un stress. Ces résultats suggèrent un effet protecteur de MTM1 et ouvrent la voie à des essais in vivo.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de mettre en évidence les effets protecteurs de la surexpression de MTM1 dans l’insuffisance cardiaque liée à l’obésité, d’étudier les mécanismes moléculaires impliqués et de proposer la myotubularine MTM1 comme nouvelle perspective thérapeutique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à 5 interventions différentes: 1/ un régime riche en graisse (60%kcal) pendant 12 semaines afin d’induire un phénotype obèse et diabétique de type 2; 2/ une procédure chirurgicale visant à réaliser une constriction de l’aorte afin d’induire un stress cardiaque, pendant 4 semaines; 3/ une injection iv par la veine caudale de virus associés aux adénovirus (AAV) permettant de surexprimer la myotubularine MTM1; 4/ une échocardiographie transoesophagienne afin de mesurer la fonction cardiaque des animaux; 5/ une mesure de la composition corporelle (echoMRI).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le régime HFD 60% induit un phénotype obèse et peut entrainer des difficultés de déplacement des animaux, l’apparition d’un diabète, le graissage du pelage des animaux, une polyurie/polydipsie. Par conséquent, les animaux soumis à un régime HFD auront un suivi plus précis avec des remplissages des biberons d’eau et changes de litières plus fréquents si nécessaire. La chirurgie TAC étant une procédure chirurgicale invasive impliquant une thoracotomie, elle peut entrainer une mortalité post-opératoire (précédemment observée à 10% de l’effectif). Les AAV sont utilisés en thérapie génique et vaccinologie. Plus spécifiquement, les AAV-MTM1 sont actuellement en essais cliniques pour des thérapies géniques sur le chien (labrador) et chez l’homme atteints par la myopathie myotubulaire liée à l’X (pathologie consécutive à une mutation de MTM1). L’échocardiographie transoesophagienne est réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 2%) et n’entraîne pas de nuisances pour l’animal. La mesure de la composition corporelle est réalisée sur animal vigile et acclimaté.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tout les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Quand cela est possible, le modèle animal sera remplacé par des techniques in vitro. Cependant, il n’existe à l’heure actuelle pas de modèle in vitro permettant de s’affranchir du modèle animal.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le critère principal de jugement sera la mesure de la fraction d’éjection (EF) et de raccourcissement (FS) du ventricule gauche. Des données de la littérature nous permettent de prévoir que nos groupes expérimentaux doivent comporter 12 individus afin d’avoir une puissance statistique suffisante.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les doublons expérimentaux seront évités, et des mesures strictes seront appliquées afin de réduire la douleur pendant les procédures expérimentales: anesthésie, tapis chauffant, monitoring global de l’animal. Un suivi journalier est mis en place par un zootechnicien qualifié afin de détecter le plus précocement possible la souffrance éventuelle de l’animal. Les signes de douleur spécifiques de la souris seront surveillés, comme la prostration, perte de poids, absence de toilettage.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce projet vise à caractériser les effets de la surexpression de MTM1 sur la progression de l’insuffisance cardiaque. Ces aspects complexes et interconnectés ne peuvent être reproduits qu’in vivo sur des modèles expérimentaux. Seul l’animal vivant peut permettre d’évaluer ces paramèters et il n’existe pas à l’heure actuelle de moyens alternatifs. Les animaux utilisées seront âgées de 2 mois (jeune adulte). Les souris de 2 mois sont les plus réceptives à la chirurgie TAC et les plus sensibles à l’induction par AAV (des souris plus âgées ont été décrites comme pouvant être résistante à l’induction).