
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2022-05-13 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-328845)
600 rates vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines subissent une ovariectomie, puis toutes reçoivent, sous anesthésie sans réveil, des molécules clientes dont le porteur reconnaît ignorer la nature et les effets secondaires, pendant l’enregistrement des contractions utérines induites par l’ocytocine. L’anesthésiant final étant irréversible, les rates sont mises à mort sans reprise de conscience. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie et juge le recours à l’animal « incontournable ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet de candidats médicaments sur la diminution ou l’inhibition des contractions utérines induites par l’ocytocine en mesurant la pression intra utérine chez la rate anesthésiée.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patientes atteintes de pathologies gynécologiques impliquant le muscle utérin.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Dans ce projet, les animaux pourront subir une procédure chirurgicale courte (environ 30 minutes maximum) afin de réaliser une ovariectomie (procédure 2). Cette procédure se fera sur animal anesthésié avec utilisation de plaque chauffante thermorégulée et utilisation d’antalgiques post-opératoires pour diminuer la douleur. La procédure majeure de ce projet (procédure 1) se fait sur animal anesthésié sans réveil (utilisation de plaque thermorégulée lors de l’expérimentation, pose de cathéter intraveineux, intra-utérin et autre selon le mode d’administration des molécules à tester (intragastrique par exemple)). Selon la demande du client, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale (1 ou 2 prélèvements de sang rapides (environ 2 min et faible volume) maximum entre les procédures 2 et 1). La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Les volumes et fréquences des prélèvements seront déterminés selon la publication internationale faisant référence (Diehl KH. et al., 2001). Un volume inférieur à 7.5% du volume sanguin circulant sera prélevé 1 fois par semaine ou un volume inférieur à 10% sera prélevé 1 fois tous les 15 jours. Un prélèvement sanguin plus important terminal pourra être réalisé sous anesthésie avant le sacrifice de l’animal.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux. Toutefois, les animaux subiront au maximum une ovariectomie (procédure 2) classée comme une procédure modérée et un enregistrement des contractions utérines induites par l’administration d’ocytocine avec l’évaluation de l’effet d’un candidat médicament, procédure classée sans réveil et étant réalisée sous anesthésie générale.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
L’anesthésiant utilisé pour les enregistrements finaux des contractions utérines est irréversible, les animaux sont donc mis à mort sans réveil à la fin des enregistrements
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des pathologies impliquant le muscle utérin (dysménorrhées, accouchement prématuré). Actuellement, aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.
2. Réduction
Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle se faisant sous anesthésie, cela permet de réduire la douleur et le stress chez l’animal.
3. Raffinement
En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de ces congénères. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 48h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’utilisation de rats pour l’étude des contractions utérines est déjà décrite dans la littérature. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7 à 8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.