Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 800 rongeurs, 1 200 souris et 600 rats, vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures classées de légères à modérées. Sous anesthésie, ils sont tatoués et dépilés sur le dos, puis une dermatite atopique est induite par application locale, avant traitement local ou oral et suivi par imagerie. Le porteur décrit une desquamation, un érythème, un épaississement de la peau et un grattage excessif, réversibles à l’arrêt de l’induction. Il indique tester des molécules dans l’espoir d’une mise sur le marché et affirme qu’aucun modèle in vitro ne remplace complètement la peau vivante.

NTS-FR-855400v1
Types de recherche
· Organes sensoriels · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
dermatite atopique, peau, cutané, atopie, grattage
Souris : 1200
Rats : 600

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La dermatite atopique, encore appelée eczéma atopique, est une des maladies les plus fréquentes de l’enfant qui peut apparaître dès les premiers mois de la vie. C’est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle débute le plus souvent vers l’âge de trois mois, mais peut également s’observer dès les premiers jours de la vie. Chez le nourrisson les lésions de la peau s’observent sur les joues et le menton, les cuisses, les bras et l’abdomen. Les lésions évoluent progressivement ou simultanément sous la forme de rougeurs, de démangeaisons, de vésicules puis de croûtes. L’origine de cette pathologie est principalement allergique. Il n’existe pas de traitement curatif efficace à ce jour. Les traitements utilisés sont symptomatiques et permettent de réduire les signes cliniques. Il est donc important d’avoir un modèle préclinique pertinent permettant de tester l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques. Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : – Il n’existe pas de modèle in vitro de dermatite atopique pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. – Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau (voie dermique / topique) – L’efficacité ne pouvant être complètement testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’homme)

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La dermatite atopique est une maladie de la peau qui a d’importantes répercussions physiques et psychologiques chez les patients (grattage, plaies, croutes, modification de l’image corporelle…) Les bénéfices de ce projet, si une molécule se révélait efficace, serait de mettre sur le marché une molécule permettant aux patients atteints de cette pathologie de réduire voire effacer l’inconfort cutané ainsi que les lésions associées.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Pas de prélèvements sur animaux vigiles. Pas de procédures chirurgicales. Les animaux seront anesthésiés (temps d’intervention

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’induction de la dermatite atopique est assez bien décrite dans la littérature, elle induit uniquement une inflammation locale caractérisée par de la desquamation, de l’érythème et par un épaississement de la peau. L’animal peut également présenté un grattage excessif du à l’induction de la dermatite atopique. Ces réactions sont transitoires chez l’animal et peuvent être réversées par un arrêt d’induction. Il est également possible que les molécules testées notamment par voie topique puissent assécher localement de façon excessive la peau du dos ou des oreilles. Si tel était le cas, les fréquences de traitement seraient espacées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux des procédures 1, 2 et 3 seront mis à mort en fin de procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’utilisation du modèle animal de dermatite atopique ne sera utilisé qu’en dernier recours après des tests préalables de criblage et d’efficacité in vitro. Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : – Il n’existe pas vraiment de modèle in vitro de dermatite atopique pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. – Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau (voie dermique / topique) – L’efficacité ne pouvant être complètement testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme).

2. Réduction

3R / Réduction :

La stratégie d’expérimentation sera une expérimentation en mesures répétées (étude longitudinale) par observation répétée avec ou sans procédure d’imagerie. Cette approche expérimentale permet d’appliquer un modèle statistique pour un plan en mesures répétées (ANOVA; seuil de significativité alpha de 5% dont le critère principal sera l’épaisseur de la peau du dos et des oreilles en fonction du temps) et permet d’avoir une puissance de test importante car chaque animal est observé à différents temps et devient son propre contrôle car une observation est réalisée avant d’initier les phases de traitement. Le nombre d’animaux sera de 8 répartis en 5 groupes (un groupe induit mais non traité, un groupe induit et traité avec une molécule de référence type bétaméthasone, un groupe induit traité avec l’excipient de la molécule à tester, 2 groupes d’animaux devant recevoir la molécule à tester à deux différentes doses ou recevant 2 molécules à tester). Ce nombre est le minimum pour avoir une significativité acceptable avec une variation de 15%, une puissance de 70 %, et une différence à souligner de 20 % entre groupes témoins et tests comparativement à l’approche classique. Des analyses post mortem sur les tissus seront réalisées (histologie / immunohistologie / PCR/ Cytométrie et approches « omiques ») afin d’obtenir le plus d’informations possibles relatives à l’efficacité des molécules administrées sur les animaux. L’utilisation d’imagerie OCT permet également de réduire le nombre d’animaux utilisés de 50% du fait du suivi longitudinal de chaque animal.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d’hydratation, comportement de l’animal, état des lésions induites…), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, buchettes, cotons pour nidification). Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : – Défaut d’alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation – Perte de poids >20 % du poids normal maintenue sur 72h – Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger – Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire – Plaie nécrosée, purulente ou exsudative – Complication sur le site d’application de la molécule topique. Si un de ces points limites est atteint, les animaux seront mis à mort immédiatement.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les espèces animales utilisées dans ce projet (souris immunocompétentes Balb/c) et les rats (hairless immunocompétents) sont d’excellents modèles de dermatite atopique. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l’évaluation de la dermatite atopique induite dans ces espèces. De plus, ces animaux développent des symptômes de dermatite atopique très semblables à ceux observés chez l’humain. Ils présentent aussi certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation, et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (~8-12 semaines) car il s’agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Tous les animaux auront le même âge. Les résultats publiés avec ce modèle utilisent des animaux de cet âge.