Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

500 souris et 150 cobayes vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Les animaux reçoivent des injections de vaccins, toxines ou agents infectieux dans le cadre de contrôles réglementaires, les témoins non protégés développant la maladie testée, le porteur estimant 215 souris et 50 cobayes en gravité sévère. Il indique tester en parallèle un analgésique morphinique ou anti-inflammatoire pour réduire la douleur liée à ces contrôles. Il affirme que ces tests in vivo ne sont « pas remplaçables » tant que la Pharmacopée et les réglementations des pays destinataires les exigent.

NTS-FR-470127v1
Types de recherche
· Contrôles de qualité · Tests réglementaires ·
Mots-clés
formule vaccinale, animaux de rente et chien, Evaluation de l’activité, épreuve, cobayes, Titrage, séro-neutralisation, souris, Analgésie
Souris : 500
Cochons d'Inde : 150

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour objectif de réaliser des essais d’analgésies en parallèle de lot de contrôles libératoires tout en restant en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de limiter les réactions secondaires douloureuses liées aux produits injectés et de déterminer l’activité et le titre de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de rente et chiens qui se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche. Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permet d’étudier en parallèle des contrôles libératoires, l’effet de l’utilisation d’analgésique (de type morphinique et anti-inflammatoire) sur la qualité du contrôle dans le but de diminuer la douleur liée au protocole d’activité sur cobayes et de titrage sur souris. Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux. Ils permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour réaliser ces tests en parallèle de lot de contrôles de vaccins vétérinaires, nous utiliserons, au maximum, 150 cobayes et 500 souris sur 2 ans. A titre d’exemple : – 1 lot de vaccin contrôlé sur 80 souris et 50 cobayes permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins. – 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 souris permet la vaccination de 59 500 chevaux ou 119 000 porcs ou chiens.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Deux procédures sont prévues dans ce projet ou aucun prélèvement n’est réalisé. Dans la première procédure les animaux seront soumis à 6 injections :  une injection d’analgésique par voie sous cutanée (30 secondes par injection) 30 minutes avant une injection de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par injection). Cette intervention est réalisé 2 fois à 28 jours d’intervalle  une injection d’analgésique par voie sous cutanée (30 secondes par injection) suivi d’une injection par voie intra-musculaire (30 secondes par animal) . Dans la seconde procédure les animaux seront soumis à 2 injections : une injection d’analgésique par voie sous cutanée (30 secondes par injection) une injection par voie sous cutanée ou intra-veineuse ou intra-musculaire selon le protocole (30 secondes par animal).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent générer un stress et une douleur modérée de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Les contrôles d’activité d’épreuve et de titrage se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de l’agent infectieux ou de la toxine (les animaux vaccinés sont protégés). Les cobayes témoins non vaccinés en nombre réduit montrent les symptômes liés à la pathologie testée qui induit la mort. Sur 2 ans, nous estimons 50 cobayes en grade sévère (non vaccinés) et 100 en modéré (vaccinés). Les souris peuvent montrer des symptômes sévères liés aux toxines testées. Sur 2 ans, nous estimons 215 souris en grade sévère et 285 en modéré. Des points limites sont appliqués et les manipulations sont réalisés par du personnel habilité, compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal ne serait plus dans sa zone de confort.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité et le titre du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est imposé par la réglementation des pays ou par la Pharmacopée. La réduction du nombre est possible grâce à la mutualisation de groupes références et témoins. Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l’espèce cible (animaux de rente et chiens).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris et d’au moins 14 jours pour les cobayes avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Pour limiter la douleur lors des contrôles, des molécules de type morphinique ou anti-inflammatoire sont administrées : – les cobayes reçoivent de la Buprénorphine et du Meloxicam par injection en sous cutanée et du paracétamol par voie orale selon l’étape du contrôle. – les souris reçoivent une injection en sous cutanée de Buprénorphine Des points limites spécifiques aux pathologies sont définis pour les cobayes témoins non vaccinés ou les titrages sur souris. Le personnel compétent vérifie l’évolution de l’état général et applique les points limites définis le cas échéant.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests réalisés sur les animaux de l’espèce cible (animaux de rente et chiens) Les cobayes pèsent entre 250g et 450g et les souris entre 18 et 20 g le jour de l’injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.