
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 26/04/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-836912)
252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une blessure musculaire provoquée par électrostimulation sous anesthésie, jusqu’à quatre mesures de force sous anesthésie et jusqu’à quatre injections intraveineuses, pour étudier le rôle des cellules immunitaires dans la régénération du muscle. Le porteur reconnaît un cumul d’actes qui induit du stress, puis les tue pour analyser leurs tissus. Il affirme qu’un « système biologique entier » est requis et écarte les analyses in vitro pour « difficultés méthodologiques ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le muscle squelettique peut se réparer complètement après une blessure grâce au processus de régénération musculaire. Il a été montré que ce processus dépend de l’implication des cellules immunitaires après une blessure sévère. Toutefois, le rôle de ces cellules est encore inconnu dans le cadre de blessure légère. L’objectif de cette étude est d’évaluer le rôle des cellules immunitaires dans un modèle standardisé de blessure musculaire induit par des stimulations électriques
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le projet vise à comprendre le rôle des cellules immunitaires dans la réparation du tissu musculaire. A terme, ce projet pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des atteintes musculaires associées à plusieurs pathologies (cancer, myopathie…).
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris sont soumises à un protocole d’électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 10-15 minutes), une mesure de force musculaire (4 au maximum, anesthésie générale de 5-10 minutes) et des injections intraveineuses (4 au maximum)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Des nuisances et effets indésirables légers sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections, anesthésies, blessure musculaire), qui induisent du stress et peuvent diminuer la réponse immunitaire.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont mis à mort en vue de réaliser des analyses tissulaires post-mortem.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’implication et le rôle des cellules immunitaires dans la régénération requiert un système biologique entier pour évaluer leur impact au niveau du fonctionnement du muscle. Des analyses in vitro ne peuvent être considérées en raison des difficultés méthodologiques permettant d’isoler spécifiquement ces cellules. Ces éléments justifient le recours à l’expérimentation animale.
2. Réduction
L’utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l’établissement des données expérimentales, à l’aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’exercice et de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. La réalisation complète du projet est conditionnée à la mise en évidence de la diminution des cellules immunitaires dans le sang lors d’une première phase expérimentale.
3. Raffinement
Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. La procédure expérimentale utilisée inclut un recours systématique à l’anesthésie générale adaptée lors des injections, de l’électrostimulation et de la mesure de la force musculaire.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l’homme. Le projet porte sur le rôle des cellules immunitaires dans la régénération musculaire. Des souris adultes, âgées de 12 semaines, sont donc utilisées.