Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

64 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections répétées d’anticorps, par voie intraveineuse sous anesthésie ou trois injections intrapéritonéales par semaine pendant un mois, avec des prélèvements sanguins rétro-orbitaux hebdomadaires sous anesthésie jusqu’à cent jours, pour mesurer la durée d’action d’une immunothérapie anti-CD45RC avant un essai clinique. Le porteur indique que la biosécurité de l’anticorps a déjà été démontrée et qu’aucun effet indésirable n’a été observé, et précise que tous les rats sont euthanasiés pour analyser le sang, la rate, les ganglions et la moelle osseuse. Sur le remplacement, il affirme qu’aucun modèle in vitro ne reproduit l’ensemble des systèmes biologiques humains et conclut que le rat reste le « meilleur modèle ».

NTS-FR-616660v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Immunothérapie, Anticorps, Pharmacodynamique
Rats : 64

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’immunothérapie ciblée constitue un espoir majeur dans le traitement de nombreuses pathologies dont les maladies inflammatoires, les maladies auto-immunes ou encore le rejet de greffe. Contrairement aux médicament immunosuppresseurs couramment utilisés, la thérapie par injection d’anticorps permet d’induire des effets immunomodulateurs spécifiques en agissant uniquement sur les populations cellulaires d’intérêt. Depuis plusieurs années, notre équipe de recherche a démontré l’efficacité de l’immunothérapie par injection d’anticorps dans le contrôle de l’inflammation dans des modèles de transplantation, de maladie du greffon contre l’hôte et de maladie auto-immune. Une nouvelle société pharmaceutique développe actuellement plusieurs versions de cet anticorps. Les résultats obtenus suite à la collaboration entre cette société et notre laboratoire de recherche permettent aujourd’hui d’envisager un essai clinique de phase I courant 2024. L’objectif de ce projet est donc d’étudier la pharmacodynamique (la durée de l’effet thérapeutique) de l’anticorps in vivo chez le rat en prévision de cet essai clinique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’objectif de ce projet est de définir à la fois la durée de l’effet d’une injection d’anticorps, et la durée de l’effet d’un cycle de traitment par injection répétées d’anticorps. Ces résultats ont pour objectif final d’orienter le protocole de traitement pour l’essai clinique chez l’Homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux auront soit une seule injection d’anticorps en intraveineuse (sous anesthésie) soit un mois de traitement avec 3 injections intrapéritonéales par semaine. Dans les deux cas, un petit volume de sang sera prélevé en rétro-orbital sous anesthésie toutes les semaines à partir de la dernière injection et jusqu’à réapparition des cellules (maximum 100 jours après la dernière injection d’anticorps) pour controler l’efficacité à long terme du traitement.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La biosécurité de l’anticorps, selon la dose et les protocoles utilisés dans cette étude, a déjà été démontré. Aucune nuisance ou effet indésirable n’a été observé. Les injections intraveineuses ou intrapéritonéales ainsi que les prélèvements sanguins peuvent engendrer une douleur légère de courte durée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’euthanasie au terme de la procédure ou à l’atteinte du point limite est nécessaire pour permettre l’analyse en parallèle des cellules présentes dans le sang et dans les tissus tels que la rate, les ganglions et la moelle osseuse.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d’étude pré-clinique réalisée chez l’animal lorsqu’aucun modèle expérimental in vitro ne permet de le remplacer. Aujourd’hui il n’existe pas de modèle in vitro qui permette de reproduire l’ensemble des systèmes biologiques présents chez l’homme. Ainsi, l’injection d’anticorps chez le rat (anticorps démontré comme étant un bon susbtitut de l’anticorps humain) est le meilleur modèle pour étudier la durée de l’effet du traitement en prévision d’un essai clinique chez l’homme.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été détermineé de manière à pouvoir effectuer différents tests statistiques qui pourront permettre d’obtenir des résultats significatifs pour conclure sur l’efficacité ou non du traitement.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Avant même le début de la procédure les animaux seront entrainés à la contention de manière à ce que les injections de traitement puissent se dérouler sans créer de stress supplémentaire chez l’animal. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et les symptômes seront évalués selon une grille critériée deux fois par semaine par les personnes responsables de la procédure. Les rats seront hébergés à plusieurs dans des cages dont la surface sera adaptée au nombre d’individu et disposeront en permanence d’enrichissement (rouleau en carton, batônnet de bois,…).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous avons déjà démontré l’intérêt des modèles de rats pour étudier les pathologies humaines et notamment pour étudier l’implication de certaines cellules dans leur développement. Ainsi, en plus d’avoir mis en évidence la pertinence de l’utilisation des modèles de rats, nous avons prouver que l’injection de notre anticorps n’induit pas d’effets indésirables ou nuisibles chez le rat adulte.