
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2023-07-26 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-160264)
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un gavage cinq jours sur sept pendant vingt-deux jours et une inflammation cutanée provoquée aux oreilles sous anesthésies répétées, le gavage répété pouvant enflammer la trachée et entraîner une perte de poids. Le projet cherche à comprendre le mécanisme par lequel deux bactéries intestinales réduisent une inflammation de type psoriasis. Le porteur affirme qu’aucun test in vitro n’intègre la réaction immunitaire de la peau et des organes associés.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les maladies inflammatoires cutanées type dermatite atopique, psoriasis et eczema allergique de contact, touchent une trés forte proportion de la population (plus de 20%). Il est largement admis que le microbiote intestinal joue un rôle important dans les maladies allergiques. L’hypothèse de l’axe « intestin-peau » a été proposé et un mécanisme entre eux a été progressivement démontrés. Les probiotiques contribuent à l’amélioration de l’environnement intestinal, l’équilibre des réponses immunitaires et la régulation du métabolisme. La plupart des études suggèrent que les suppléments probiotiques peuvent être une alternative pour la prévention et le traitement notamment de la dermatite atopique. Une premiere expérience a été menée dans divers modèle d’inflammation cutanée (psoriasis, dermatite atopique et eczema allergique de contact). Les résultats de cette premiere étude ont montré, dans le psoriasis, une diminution de la réponse clinique de l’ordre de 30% aprés traitement avec ces bactéries par rapport à des animaux traités uniquement avec le véhicule. Cette nouvelle étude dans le psoriasis aura pour but de mieux comprendre la mécanistique anti inflammatoire de ces bactéries intestinales dans le psoriasis.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de mieux caractériser et de comprendre le mécanismes par lequel des bactéries intestinales sont capables de réguler une inflammation cutanée de type psoriasis, et à long terme de permettre le developpement d’un nouveau traitement probiotique chez l’homme pour améliorer cette pathologie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Le traitement à base de bactéries intestinales sera réalisée par gavage sur animaux vigile. Il sera réalisé 5 fois par semaine pendant 22 jours (durée 30sec). L’application du composés servant à induire l’ inflammation, sera appliquée sur les oreilles des animaux sous anesthésie pendant 30min. Pour cela, les animaux seront anesthesiés 3 jours consécutifs sur 2 semaines consécutives (6 injections =30sec). Le traitement utilisé en control sera appliqué sur l’oreille des souris 6h aprés l’application du composé utilisé pour généré l’inflammation, et sur des souris anesthésiés pendant 30secondes. La mesure de la réponse clinique (mesure de l’epaisseur de l’oreille) sera réalisée sous anesthésie 5jours/7 pendant 30secondes. les animaux seront pesé une fois par semaine.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Le gavage répétée 5j/7 et répété sur plusieurs semaines pourrais induire une inflammation de la trachée et donc une perte de poids. Le modèls de psoriasis est bien connus et est utilisé dans l’equipe quotidiennement, celui çi engendre une inflammation legère au niveau de l’oreille qui ne gènent pas la souris et ne gènere pas de grattage. Les souris seront regulierement anesthesiées (5j/7) durant plusieurs semaines ce qui peux génerer un stress.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’étude afin de récuperer les organes ce qui permettra de meiux comprendre les mécanismes anti inflammatoires des deux bactéries testées
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Aucun test in vitro ne permet d’intégrer la réaction immunitaire de la peau et des organes immunitaires associés dans leur ensemble dans le cadre de cette pathologie. Celle-ci ne peut donc être conduite qu’in vivo.
2. Réduction
L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée sur la base de notre expérience ainsi que sur la littérature scientifique et a été réduit au maximum sans mettre en péril une interprétation statistique de nos résultats. Aussi, un minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. Une seule dose de bactérie sera testée, celle çi ayant deja été validé dans une précedente procédure et pour une autre pathologie.
3. Raffinement
Des mesures seront mises en oeuvre pour optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée dans l’animalerie, une période d’acclimation d’une semaine sera respectée avant le debut de la procédure expérimentale. Des points limites bien définis et suffisamment précoces et prédictifs pour prévenir tout stress et toute douleur de l’animal ont été mis en place. L’observation des animaux sera effectuée 5jours/7 et nous attacherons une grande importance à l’apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceuxci. Dans le cas où des animaux perdrait du poids, des aliments réhydratées seraient disposé dans la cage. Pour les gavages, des sondes gastriques souples reconnus pour etre moins irritante pour les animaux seront utilisés et les gavages seront réalisés par une personne expérimentée ayant déjà réalisé des gavages répétés.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’espèce souris est un modèle très utilisé en pathologie immunologique telle que l’allergie et autre inflammation cutanée en raison des nombreux outils mis à disposition pour l’analyse des réponses immunes. Cette espèce est également proche de l’homme en ce qui concerne certains marqueurs de la réponse immunologique comme la production de cytokines inflammatoires. De plus, l’utilisation de ce modèle, couramment employé dans ce domaine, nous permettra de discuter nos résultats par rapport aux données existantes de la littérature. Les souris entrent dans les procédures à 7-25 semaines, âge auquel les souris présentent un système immunitaire suffisamment mature pour effectuer une sensibilisation efficace.