Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés en vie et réutilisables ensuite. Chacun subit jusqu’à trois prélèvements sanguins vigiles espacés de trois semaines, avec un stress de contention décrit comme modéré et un risque faible d’hématome. Les globules blancs prélevés servent à tester in vitro un immunomodulateur, afin de déterminer si le chien est l’espèce pertinente pour de futures études de toxicité réglementaire. Le porteur inscrit le projet dans une démarche de remplacement, alors qu’il prépare des essais de toxicité ultérieurs sur des chiens.

NTS-FR-326064v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Lymphocyte canin, Prélèvement sanguin, Maladies auto-immunes, Test in vitro de molécules thérapeutiques
Chiens : 3

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies dites « auto-immunes » touchent, toutes confondues, 5 à 8 % de la population et surviennent suite à un dysfonctionnement du système immunitaire qui se retourne contre une cible du « soi » comme s’il s’agissait d’un élément étranger. Cette perte de tolérance du soi conduit à des maladies souvent graves et pour lesquelles les solutions thérapeutiques font communément appel à des molécules immunomodulatrices peu spécifiques et qui sont associées à des effets secondaires parfois lourds. Dans ce contexte, des petites molécules à propriétés immunomodulatrices qui présentent de puissantes propriétés anti-inflammatoires en diminuant efficacement la libération de facteurs de l’inflammation ont été développées. Des résultats convaincants ont été obtenus in vivo dans différents modèles de maladies auto-immunes/inflammatoires, permettant d’envisager un essai clinique. En préparation de celui-ci, des études de toxicité doivent être menées. La question de l’espèce adaptée à ce type d’étude pour cet immunomodulateur se pose. Le chien est l’une des deux espèces non-rongeurs requises pour la réalisation des études de toxicité réglementaire. Ce projet s’inscrit dans cette étape de détermination de l’espèce optimale pour mener à bien l’étude de toxicité. Le chien étant une espèce couramment utilisée dans les études de toxicité, l’objectif de ce projet sera de déterminer si dans cette espèce, in vitro, sur des cellules prélevées sur des chiens de même race que ceux qui seraient utilisés par la suite, l’immunomodulateur à évaluer entraîne les effets attendus.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra, en utilisant un faible nombre d’animaux sur une procédure légère, de déterminer si l’espèce canine est pertinente pour répondre aux phases ultérieures de l’étude.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les chiens seront soumis à des prélèvements sanguins, vigiles. Un maximum de trois prélèvements sera effetcué sur chaque chien, en ménageant un repos minimal de 3 semaines entre chaque prélèvement. La durée estimée du prélèvement sanguin est d’environ 1 minute. La durée estimée totale maximale de l’intervention sur les animaux (incluant le temps passé à mettre les chiens à l’aise, à préparer le site de prélèvement, à effectuer une compression après le prélèvement et à récompenser le chien après) est de 15 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Stress lié à la contention et à la ponction sur chien vigile: modéré et de courte durée. Risque d’hématome après la ponction : faible en raison de l’attention portée à l’hémostase (point de compression).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Ce projet n’induira pas de séquelle sur les animaux ni de modification physiologique susceptible de biaiser les résultats d’une étude ultérieure. Ils pourront donc être réutilisés.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet s’inscrit dans une approche de remplacement, car il consiste à effectuer in vitro des tests préalables à une possible étude in vivo. Les molécules qui seront testées in vitro sur les cellules prélevées sur les chiens l’ont déjà été in vitro sur des lignées cellulaires, et in vivo dans des modèles rongeurs des maladies ciblées par l’approche thérapeutique.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’effectif d’animaux a été déterminé afin d’obtenir des cellules issues du plus petit nombre d’individus permettant de conclure sur l’action de la molécule d’intérêt dans l’espèce canine, tout en tenant compte de la possible variabilité entre individus donneurs, encore inconnue du fait de la nature exploratoire de l’étude.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Une attention sera portée à la minimisation du stress lié à la procédure de prélèvement. Les chiens seront manipulés avec douceur par des personnes de leur entourage habituel. Le temps sera pris avant le prélèvement pour rassurer le chien. A la fin du prélèvement, une friandise sera donnée au chien, qui sera également félicité par la voix et des caresses. Sur le plan de l’hébergement, les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme, des jouets. Ils bénéficieront d’intéractions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d’une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le chien a été choisi car il s’agit d’une espèce largement utilisée dans les études de toxicité réglementaires. Ici, il s’agit de vérifier si cette espèce pourrait être adaptée à ce type d’étude pour la molécule immunomodulatrice à tester. Il s’agira d’animaux jeunes adultes, comme le seraient ceux qui seraient utilisés dans une éventuelle étude de toxicité.