Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 696 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie d’implantation d’une tumeur, l’administration de virus oncolytiques et de chimiothérapies ou d’anticorps jusqu’à cinq fois par semaine pendant trois semaines, jusqu’à huit prélèvements sanguins et autant de séances d’imagerie sous anesthésie, pour tester des combinaisons antitumorales sur cinq modèles de cancer. Le porteur indique que les injections répétées, la chirurgie et l’anesthésie peuvent provoquer douleur, perte de poids, ulcérations et parfois la mort de l’animal. Les retombées pour les patients, une meilleure prise en charge et un allongement de la survie, sont renvoyées au conditionnel et au long terme, tandis qu’il affirme qu’aucun modèle in vitro ne reproduit ces réponses et conclut à la nécessité de la souris.

NTS-FR-887991v2
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Cancer, Santé humaine, Médicament
Souris : 3696

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Selon l’OMS pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque 1 décès toutes les 2 secondes. Bien qu’il y ait eu de grands progrès dans la mise au point de médicaments contre le cancer, la recherche pour la mise au point de médicaments plus performants permettant de prolonger la durée de vie des patients atteints de cancer reste plus que jamais une urgence. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’activité anti-tumorale de nos virus oncolytiques chez la souris. Les virus oncolytiques étudiés auront été modifiés et sélectionnés pour leurs propriétés anti-tumorales vis-à-vis des tumeurs dans des tests cellulaires adaptés. Les cancers du pancréas, de la vessie, de l’ovaire et les métastases hépatiques d’origine colique font partie des cancers majeurs en France. Le but du projet est d’évaluer sur cinq modèles orthotopiques murins de cancer l’activité anti-tumorale combinée de substances anti tumorales (chimiothérapies ou anticorps) et de virus oncolytiques exprimant différents gènes thérapeutiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les progrès scientifiques de ces dernières années sur la compréhension de la croissance tumorale ont permis d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la lutte contre le cancer. La mise au point de ces nouveaux médicaments n’est possible qu’en passant par des modèles animaux adaptés. Les bénéfices portent sur la mise au point des traitements plus efficaces dans le cas de cancers chez l’homme. A court du terme, ces bénéfices porteront sur l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer et à long terme sur l’allongement de la survie des patients.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans ce projet les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Procédures chirurgicales sous anesthésie et analgésie pour induction d’un modèle de cancer adapté pour l’étude (durée d’environ 30 à 40 minutes), Administration du ou des candidats médicaments sur animal vigile ou anesthésié (5 fois maximum par semaine pendant 3 semaines, durée de quelques secondes) avec un mimimum de 3 heures entre chaque substance. Prélèvements de sang effectués au maximum 8 fois et espacés d’une semaine (durée 2 minutes maximum). La technique d’imagerie de fera sous anesthésie gazeuse (maximum 8 fois espacées de 3 jours minimum, durée d’environ 10 à 15 min).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Malgré toute l’attention portée aux évaluations in vitro, nous ne pouvons pas exclure la survenue d’effet secondaire des médicaments. Ils peuvent survenir sous la forme d’une perte de poids, des troubles gastro-intestinaux ou des troubles du comportement. Les injections répétées peuvent être une source de stress et de douleur pour l’animal. De même, les injections répétées peuvent parfois engendrer une induration ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection. De plus, l’acte chirurgical peut induire une hémorragie et le recourt aux anesthésies peut poser des problèmes cardio-respiratoires et entrainer la mort de l’animal. Enfin, les micro-prélèvements de sang sont réalisés dans la veine caudale latérale, à l’extrémité de la queue, sur les animaux vigiles et non contraints. Ces prélèvements (maximum 8 espacés d’une semaine), d’une durée de 1 à 2 min, provoquent une douleur transitoire et peuvent être stressants pour quelques animaux qui sont libres de manifester leur impatience ou inconfort. De plus, même si cela n’a jamais été observé, et en dépit des précautions prises, il reste possible qu’une inflammation locale apparaisse ou qu’une nécrose des tissus et/ou une infection se développent.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Toutes les souris de ce projet seront mises à mort soit après atteinte d’un point limite, soit à la fin de l’étude pour le prélèvement de tissus. En raison des modèles et de l’utilisation de virus oncolytiques, ces animaux ne peuvent être réutilisés, replacés ou adoptés.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’étude de l’activité anti-tumorale d’un virus candidat médicament nécessite l’utilisation d’un modèle intégré faisant intervenir la pharmacocinétique et la biodistribution des chimiothérapies et des virus. Il n’existe pas de modèle in vitro tenant compte des réponses vis à vis des virus oncolytiques et des chimiothérapies dans différents tissus et tumeurs solides. Le modèle immuno compétent nous permettra, par la suite, de tester l’efficacité du virus dans des modèles où le système immunitaire n’est pas altéré. Le modèle immunodéficient permet de tester l’efficacité du virus sur les tumeurs humaines.

2. Réduction

3R / Réduction :

La réalisation de ces procédures par un technicien rompu à ces manipulations, et la standardisation du protocole garantissent une bonne reproductibilité et permet de réduire le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux par groupe est choisi selon des contraintes statistiques et des tests statistiques seront utilisés sur les données obtenues. L’expérience pourra être répétée afin de valider les résultats obtenus. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, cette expérience de validation se concentrera uniquement sur les virus dont la réponse est statistiquement différente du groupe contrôle. Cette deuxième expérience, avec des effectifs adaptés, sera conçue en concertation avec notre service biostatistique. Il est prévu l’utilisation de 3696 souris pour l’évaluation dans 5 modèles orthotopiques, avec 6 virus et 2 substances à activité anti-tumorale par procédure.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Seuls les virus oncolytiques +/- substances à activité anti-tumorale présentant le meilleur rapport efficacité/non toxicité in vitro seront étudiés in vivo. Seuls les virus ne risquant pas d’induire une souffrance chez l’animal seront testés dans ce projet. Durant l’étude in vivo, nous portons une attention particulière au bien-être de l’animal. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux afin de réduire le stress et un enrichissement (coton ou papier kraft) du milieu est prévu dans chaque cage avec eau et nourriture ad libitum. Nous veillons à limiter l’angoisse et la souffrance des animaux, en surveillant l’apparition d’éventuels effets secondaires occasionnés par les traitements et en appliquant le cas échéant des critères d’interruption de l’expérimentation en fonction de l’aspect clinique des animaux. Des points limites ont été établis pour permettre de soustraire l’animal à la souffrance. Lors de la chirurgie, les animaux seront sous anesthésies locale et générale et sous analgésie. L’analgésie sera poursuivie 24h après la chirurgie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle de référence en oncologie, avec de multiples modèles expérimentaux disponibles. De nombreux outils permettant de caractériser les réponses immunitaires sont disponibles dans cette espèce. Des souris immuno compétentes et immuno déficientes seront utilisées. Animaux âgés entre 6 et 9 semaines lors de l’injection des cellules tumorales (avec un âge plus avancé il y a un risque de prise tumorale moins homogène).