Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

80 veaux vont être utilisés, renvoyés en élevage à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Ils sont maintenus dans des cages individuelles qui les empêchent de se retourner et équipés d’un harnais de collecte des fèces pendant neuf jours, placés dans des enceintes fermées pendant sept jours et soumis à un jeûne de moins de 24 heures, pour mesurer l’utilisation digestive et métabolique de différents aliments. Le porteur décrit l’isolement et la restriction de mouvement comme les principales contraintes, et indique les atténuer par des dispositifs audio et la proximité des cages. L’objet réel du projet est de mieux calibrer l’alimentation des veaux d’élevage, notamment pour réduire les rejets azotés dans l’environnement.

NTS-FR-253991v1
Types de recherche
· Alimentation animale · Recherche appliquée ·
Mots-clés
digestibilité, métabolisme, valeurs nutritionnelles, veau
Bovins : 80

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les veaux issus des troupeaux de vaches laitières peuvent être alimentés avec des proportions variables d’aliments liquides (aussi appelés aliment d’allaitement) et d’aliments solides selon leur devenir. Ainsi, les veaux destinés à la production de viande de veau sont généralement élevés avec une forte quantité d’aliments liquides et une faible quantité d’aliments solides. A l’inverse, les autres veaux (destinés au renouvellement du troupeau de vaches laitières, ou à la production de viande sous forme de taurillons) sont élevés avec une faible quantité d’aliments liquides, mais une forte quantité d’aliments solides. Chez les ruminants, les aliments solides sont orientés vers le rumen, où se déroulent les fermentations associées à la rumination, avant de rejoindre l’estomac, puis les intestins. A l’inverse, les aliments liquides sont directement orientés vers l’estomac via le mécanisme de fermeture de la gouttière oesophagienne, sans étape de rumination. Il résulte de cette particularité des modifications dans les utilisations digestives et métaboliques des aliments selon leur nature. Les objectifs du projet sont de déterminer les utilisations digestives et métaboliques de 10 rations expérimentales (figure 1) : 1/les rations 1 à 4 sont constituées de proportions variables d’aliments d’allaitement et d’aliments solides (de 90 à 0% d’aliment d’allaitement) de façon à évaluer l’effet de la substitution entre ces deux types d’aliments. Pour ces 4 rations, les aliments solides sont constitués de fourrages (mélanges de paille et de foin) et de concentrés de céréales et de protéagineux. 2/les rations 5 à 8 contiennent 57% d’aliment d’allaitement et 43% d’aliments solides. La composition des aliments solides varie afin de contenir des proportions variables de paille et de foin en association avec un concentré de céréales et de protéagineux de façon à évaluer les conséquences induites par le type de fourrage utilisé. 3/les rations 9 et 10 contiennent sont constituées de 85% d’aliment d’allaitement et de 15% d’aliment solide. Les rations 9 et 10 se distinguent par la composition de l’aliment d’allaitement (utilisation de deux poudres de lait écrémé issues de deux procédés industriels différents). La composition de l’aliment solide est la même pour les deux rations: concentré de céréales et de protéagineux en association avec de la paille. Toutes les rations seront calculées de façon à satisfaire les besoins nutritionnels des animaux.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet va permettre de disposer de mesure originales pour connaître les utilisations digestives et métaboliques de différents aliments chez les veaux. Aujourd’hui, la complémentarité entre les aliments d’allaitement et les aliments solides est mal maitrisée dans les élevages, ce qui aboutit à des déséquilibres nutritionnels caractérisés par un excès de certains nutriments. Par exemple, un excès de protéines dans l’alimentation est à l’origine de rejets excédentaires qui sont néfastes pour l’environnement. Le projet permettra de proposer des règles pour mieux alimenter les veaux.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les fèces sont collectés lors de la défécation naturelle, mais ceci néssite de placer les animaux dans des cages individuelles les empechant de se retourner et de les équiper d’un harnais de collecte des fèces. Les veaux seront équipés du harnais pendant la durée la plus courte possible (9 jours au cours des procédures 2, 4, 5 et 6). La mesure de la production de chaleur nécessite de placer les animaux dans des enceintes pendant 7 jours (procédures 4 et 5). La mesure de la production de chaleur basale nécessite de placer les animaux dans une situatuin de jeûne pendant moins de 24 h (procédure 5).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les objectifs du projet nécessitent de placer les animaux dans des conditions d’hébergement particulières. D’une part, les procédures 2, 3, 4, 5 et 6 nécessitent d’héberger les animaux individuellement. Dans les procédures 2 et 6, la liberté de mouvement est également restreinte de façon à pouvoir collecter les fèces des animaux en les séparant des urines. Les procédures 4 et 5 renforcent l’isolement des animaux puisque ceux-ci sont alors hébergés individuellement dans des enceintes fermées. La procédure 5 met enfin en oeuvre un jeûne alimentaire de moins de 24 heures.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue des procédures 3, 5 et 6, les animaux réintègrent une structure d’élevage car toutes les rations sont élaborées de façon à satisfaire les besoins nutritionnels des animaux et en n’utilisant que des matières premières autorisées en alimentation animale pour les veaux.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous souhaitons mesurer les réponses digestives et métaboliques aux apports d’aliments liquides et d’aliments solides. Pour cela, nous avons besoin de mettre en place des expérimentations sur animaux dont l’objectif est d’obtenir des valeurs de digestibilité et de productions de chaleur, qui est l’un des éléments descriptifs de la réponse animale.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux a été estimé sur la base d’essais antérieurs qui utilisaient entre 4 et 5 animaux par lot afin d’obtenir des valeurs nutritionnelles mesurées avec un coefficient de variation inférieur à 1 %. Le projet se déroule en 2 étapes. Au cours de la première étape, nous allons évaluer 8 rations, ce qui représente un total de 40 animaux. Cet effectif sera doublé pour certaines procédures d’adaptation alimentaire, afin de disposer de l’effectif de 40 animaux au moment des mesures. La deuxième étape mobilise 10 animaux supplémentaires, ce qui correspond à l’effectif nécessaire d’après les essais précédemment menés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La première étape du projet nécessite de placer les animaux dans des enceintes qui isole fortement les animaux. Les enceintes sont équipées de dispositifs audio permettant aux animaux de s’entendre. Lors de la deuxième étape, les cages dans lesquelles sont hébergées les animaux seront placées à proximité les unes des autres, de façon à limiter l’isolement des animaux. Tous les animaux réintègrent une structure d’élevage en fin de projet.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

il s’agir de l’espèce-cible de l’étude. Les animaux seront d’un poids vif d’environ 150 kg (première étape) à 250 kg (deuxième étape) et correspondant à des animaux en croissance. Il s’agit du poids vif moyen d’élevage des veaux.