Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

80 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit une injection de blastocystes par voie vaginale, sans chirurgie ni anesthésie, avant d’être tuée pour prélever les embryons, afin d’évaluer la capacité de nouvelles cellules souches induites à participer au développement embryonnaire. Le porteur souligne avoir choisi une méthode d’implantation « non douloureuse » évitant la chirurgie. Il affirme qu’un « modèle in vivo est indispensable » car le développement embryonnaire complet ne peut être reproduit in vitro.

NTS-FR-378085v1
Types de recherche
· Autre recherche fondamentale · Biologie du développement · Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
cellule souche pluripotente induite, implantation de blastocytes, developpement embryonnaire
Souris : 80

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Tous les organismes vivants proviennent à l’origine d’une seule cellule, dite « cellule souche pluripotente », car celle-ci a la capacité de générer tous les tissus composant un individu. Néanmoins, ces cellules souches pluripotentes disparaissent extrêmement rapidement au cours du développement de l’embryon. Elles sont remplacées par des cellules souches aux capacités beaucoup plus limitées qui ne peuvent produire qu’un nombre limité de types cellulaires. Actuellement, des méthodes de production de cellules souches pluripotentes in vitro existent, mais les cellules ainsi obtenues soit ne permettent pas de générer la totalité des tissus composant un organisme, soit nécessitent des traitements longs et difficiles à mettre en œuvre. Un des défis de la science est de réussir à créer facilement des cellules souches pluripotentes in vitro permettant de reproduire la totalité d’un embryon. Or, à l’aide de nouveaux traitements innovant, notre laboratoire a réussi à produire in vitro de grandes quantités de ces cellules souches. Le but de ce projet est d’évaluer la capacité de cette nouvelle lignée de « cellules souches pluripotentes induites » (iPS) à contribuer au développement embryonnaire, confirmant ainsi leur statut de cellules souches pluripotentes.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La maîtrise de la production in vitro d’iPS vraiment pluripotente permettrait d’éviter d’avoir recours à des cellules-souches embryonnaire. En effet, ces dernières ont des propriétés qu’on ne peut pas intégralement reproduire chez les iPS. On pourrait ainsi éviter des problèmes éthiques mais également pratiques en simplifiant la production d’une grande quantité de cellules-souches totipotentes tout en se passant d’embryon. Les recherches utilisant des cellules-souches totipotentes sont particulièrement importantes pour la médecine régénérative, car elles pourraient permettre, à terme, de générer des tissus in vitro pour des transplantations ou réparer des dommages corporels après accident ou maladie, mais également de modéliser la progression de maladies, faire de tests toxicologiques et développer la médecine personnalisée (en testant des traitements sur des tissus provenant des iPS du malade).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injection d’une suspension de blastocystes par voie basse (passage par voie vaginale) a l’aide d’une pipette adaptée. L’injection, qui ne dure que quelque seconde, se fera une seul fois, sur animaux vigile, et concernera la totalité des souris.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La méthode d’implantation choisie est non douloureuse et aussi peu invasive que possible car elle ne requiert ni chirurgie ni anesthésie. En effet, les femelles CD-1 seront simplement implantées par voie basse à l’aide d’une pipette adaptée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le prélèvement des embryons nécessitera l’euthanasie des souris.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Un modèle in vivo est indispensable car il n’est pas possible de récapituler la totalité du développement embryonnaire in vitro, ce qui est critique dans notre projet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été calculé en se basant sur les pourcentages de réussite connus et publiés

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous avons choisi une technique d’implantation ne nécessitant ni chirurgie ni euthanasie, préservant ainsi au mieux le bien-être des souris. 1) les animaux seront observés quotidiennement et leur état de santé évalué à l’aide d’une grille de score standard utilisée par notre équipe et les zootechniciens de l’animalerie (annexe 2). 2) Des points limites ont été définis afin d’anticiper toute souffrance à l’animal. En effet, les souris, comme tout être vivant peuvent développer des pathologies ou se blesser indépendamment des procédures menées. 3) Par soucis de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage, et conservés intacts jusqu’à ce que les animaux soient utilisés pour la reproduction. 4) Les cages sont enrichies à l’aide de matériaux permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, nestlets, lab nest, maison en carton,…).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les modèles murins, et notamment la souche CD-1, sont parmi les modèles les plus répandus pour étudier le développement embryonnaire et pour pratiquer des implantations de blastocystes. De plus, les iPs ont été obtenus originellement à partir de cellules murines transgéniques. Enfin, les souris présentent les avantages d’être des mammifères avec un cycle de vie, et notamment une période gestation, très court, facilitant ainsi le déroulement de l’expérience. Les souris femelles CD-1 devront avoir atteint leur maturité sexuelle et peser au moins 26g. Nous estimons donc que 8 semaines est un âge adéquat.