
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 19/09/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-852929)
4 995 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par des bactéries, greffées de cellules tumorales ou exposées à des substances cancérigènes, puis traitées par antibiotiques, immunothérapies ou phages, pour étudier la réponse immunitaire de la vessie. Le porteur reconnaît que l’infection peut causer des douleurs et qu’une tumeur à croissance rapide peut obstruer l’urètre. Il décrit ces travaux comme visant une « meilleure compréhension » des mécanismes immunitaires et affirme le recours à l’animal « absolument nécessaire », faute d’alternative.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Notre objectif est de comprendre la réponse immunitaire à l’infection, au cancer et aux immunothérapies dans la vessie. Cette compréhension nous permettra d’identifier des cibles pour les futures imunothérapies afin d’améliorer le traitement des infections, des cancers et d’autres maladies de la vessie.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Nous espérons avoir une meilleure compréhension du fonctionnement de la réponse immunitaire dans la vessie et comprendre les mécanismes par lesquels les approches thérapeutiques, telles que la vacciantion ou la phagothérapie, améliorent l’immunité contre la maladie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
les animaux seront infectés par des bactéries, ou implantés avec des cellules tumorales, ou recevront des substances cancérigènes pour développer des tumeurs. Ensuite, les animaux seront traités avec des médicaments, tels que des antibiotiques, des immunothérapies ou des phages.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Bien que nous ayons mis en place un plan pour éviter les effets néfastes, il est possible que les animaux ressentent des douleurs dues à une infection, comme c’est le cas chez l’homme, ou que des tumeurs à croissance rapide provoquent une obstruction urétrale. Nous pouvons surveiller ce scénario pour éviter cette possibilité.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de toutes les procédures.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’utilisation d’animaux est absolument nécessaire pour ce projet puisqu’il n’existe aucune autre alternative pertinente pour ce genre de projet. En outre, ces études doivent être effectuées in vivo, parce qu’il est nécessaire que les organes et les systèmes impliqués soient intacts afin de bien comprendre la migration cellulaire et la réponse immunitaire (innée et adaptative).
2. Réduction
Réduction : Le nombre de souris a été calculé pour utiliser le nombre minimum d’animaux nécessaires à l’analyse statistique, sur la base d’expériences antérieures. Dans la mesure du possible, un seul groupe témoin sera utilisé pour plusieurs groupes expérimentaux afin de réduire le nombre total de souris nécessaires, sans compromettre l’intégrité de l’expérience.
3. Raffinement
Raffinement : Tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress, l’inconfort et la douleur des animaux. Cela comprend une surveillance régulière, l’administration de médicaments antidouleur approuvés si les souris souffrent (aspect voûté, piloérection) et la détermination de points limites avant de commencer l’expérimentation (perte d’un pourcentage prédéterminé de poids, par exemple) (le tout conformément à la réglementation européenne).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les souris sont un bon modèle pour étudier les réponses immunitaires contre les bactéries. Il a été démontré empiriquement que les infections des voies urinaires chez la souris reflètent, dans de nombreux aspects essentiels, l’état de la maladie observée chez l’homme. Il a été démontré que la voie utilisée par les pathogènes identifiés comme uropathogènes chez la souris est également utilisée chez l’homme, ce qui justifie l’utilisation de la souris comme un modèle approprié pour l’infection des voies urinaires. Des travaux précédents de notre laboratoire ont démontré que la réponse des souris traitées par BCG-thérapie pour le cancer de la vessie est très similaire à celle observée chez l’homme, justifiant à nouveau la souris comme un modèle utile pour l’étude de l’immunothérapie dans la vessie. On va utiliser les souris de 6 à 24 semaines. Cet âge chez la souris équivaut à l’âge adulte chez l’homme. Dans un très petit nombre d’observations, nous analyserons la vessie de souris néonatales non manipulées qui n’ont pas encore été sevrées, âgées de 0 à 28 jours, afin d’identifier spécifiquement le moment où les populations de macrophages résidents dans la vessie divergent en deux populations distinctes et si cela dépend du passage de l’allaitement à l’alimentation solide. Nous pensons avoir besoin de 8 à 10 souris par point temporel, 4 points temporels étant prévus. Donc, 40 souriceaux femelles et 40 souriceaux mâles