Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, quatre réutilisés dans d’autres projets et deux proposés à l’adoption. Chaque animal reçoit trois injections sous-cutanées d’un vaccin sur plusieurs mois et neuf prélèvements sanguins, pour vérifier la tolérance d’une immunothérapie contre la douleur de l’arthrose avant un essai clinique vétérinaire. Le porteur signale un durcissement au point d’injection et un stress lié aux prélèvements, et indique n’avoir observé aucun effet grave chez la souris, le lapin ou le singe. Il précise que la réponse immunitaire du chien ne peut être évaluée in vitro et que les six chiens proviennent d’un projet précédent.

NTS-FR-982094v1
Types de recherche
· Maladies animales · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Immunothérapie active, Arthrose, Chien
Chiens : 6

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’arthrose est une maladie courante chez le chien, touchant différentes articulations et ayant un impact significatif. Près de 20% des chiens sont estimés souffrir d’arthrose. Les traitements actuels se concentrent sur le soulagement des symptômes à l’aide d’analgésiques et d’infiltrations. Malheureusement, comme chez l’Homme, la maladie tend à s’aggraver avec le temps. L’immunothérapie active propose une approche alternative en induisant la production d’anticorps contre des protéines du « Soi ». Pour ce faire, des peptides (petites protéines), qui font partie du « Soi » et donc n’induisent pas de réponse immunitaire initialement, sont couplés à une protéine porteuse étrangère. En vaccinant ainsi contre les molécules responsables de l’inflammation ou de la douleur, on peut espérer soulager l’animal durablement. L’objectif de cette étude est de confirmer la bonne tolérance et d’évaluer la réponse immunitaire suite à l’utilisation de cette stratégie de vaccination chez le chien, déjà testée avec succès chez la souris et le lapin, en amont d’un essai clinique vétérinaire. Deux groupes de trois chiens recevront des immunisations avec le vaccin par voie sous-cutanée et la production d’anticorps sera évaluée au fil du temps. Des tests in vitro seront également réalisés pour confirmer la capacité des anticorps à neutraliser leur cible.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra d’établir des données de tolérance et d’efficacité sur deux doses différentes, indispensables à la préparation d’un essai clinique vétérinaire sur des chiens de compagnie atteints d’arthrose. L’arthrose est une affection prévalente chez les chiens, touchant différentes articulations et ayant une incidence significative. Selon plusieurs études, l’arthrose concerne 20% des chiens et est la cause la plus fréquente de douleur chronique chez le chien. De plus, des chiens plus jeunes peuvent également développer de l’arthrose en raison de contraintes articulaires intenses, comme c’est le cas chez les chiens de course. Les articulations les plus couramment touchées chez les chiens sont celles des membres, du dos ou encore du bassin. Comme chez l’Homme, les traitements reposent sur le traitement des symptômes avec l’utilisation d’analgésiques et des infiltrations. Malheureusement, bien que les traitements visent à atténuer la douleur et à ralentir la progression de la maladie, il est important de noter que l’arthrose chez le chien tend à s’aggraver au fil du temps. De plus, l’administration d’anti-inflammatoires aux chiens est liée à de nombreux effets indésirables tels que des hémorragies gastro-intestinales et des lésions rénales et la gestion de ces effets indésirables demeure difficile. L’approche thérapeutique testée ici consiste à inciter l’organisme hôte à produire son propre traitement en stimulant une réponse immunitaire dirigée spécifiquement contre la cible impliquée dans l’arthrose et la douleur associée.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Trois injections sous-cutanées sur chiens vigiles espacées d’un mois puis de 3 mois. Durée 5 minutes environ. Neuf prélèvements sanguins sur chiens vigiles étalés sur 6 mois. Durée 5 minutes environ.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Lors d’essais réalisés sur les souris, les lapins, les singes et l’Homme, aucun effet indésirable grave n’a été observé. Cependant, un durcissement au point d’injection du conjugué a été observée. Les chiens seront également soumis à neuf prélèvements sanguins ce qui peut constituer une source de stress.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Nous ne nous attendons pas à ce que ce ce projet induise de séquelles sur les animaux. Il n’y a donc pas de contre-indication a priori au placement de ces animaux, ni à la réutilisation de certains autres (reproducteurs).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous souhaitons développer un vaccin qui, à terme, pourrait traiter l’arthrose inflammatoire ainsi que la douleur associée chez le chien. Après l’avoir testé chez la souris et le lapin, il est nécessaire de confirmer la tolérance et l’efficacité du vaccin chez le chien, ainsi que de valider le schéma vaccinal (calendrier et dose) avant de réaliser un essai clinique plus large sur des chiens souffrant d’arthrose. La réponse immunitaire induite par le vaccin chez le chien, cible du vaccin, ne peut pas être évaluée in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Deux études préliminaires ont été réalisées chez la souris et le lapin afin d’encadrer la dose optimale à injecter pour induire une production d’anticorps chez les animaux. Cet encadrement permet de nous rassurer quant à la tolérance de notre produit. Il s’agit d’un protocole de preuve de concept, le nombre de chien par lot est volontairement réduit au minimum de 3 chiens/lot afin d’évaluer si le protocole est sujet à la variabilité inter-individu. Aucun test statistique ici n’est nécéssaire, pour établir un nombre minimum de chien par lot. Ces données préliminaires serviront aux futurs tests cliniques vétérinaires qui seront réalisés ultérieurement. Suite à l’accord du vétérinaire référent, chaque chien provient d’un projet précédent, cette réutilisation participe ainsi à la réduction du nombre d’animaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Une attention particulière sera portée à la minimisation du stress au moment des manipulations : injections et prélèvements. Les chiens seront manipulés avec douceur par des personnes de leur entourage habituel. Le temps sera pris avant le prélèvement pour rassurer le chien. À la fin du prélèvement, une friandise sera donnée au chien, qui sera également félicité par la voix et des caresses. Sur le plan de l’hébergement, les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme et des jouets. Ils bénéficieront d’intéractions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d’une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le vaccin testé est composé d’un peptide issu d’une protéine cible couplé à une protéine porteuse. Il a été développé à des fins de traitement chez des chiens arthrosiques. Après deux études pilotes réalisées chez la souris et le lapin, nous souhaiterions tester la tolérance et l’efficacité de ce vaccin dans l’espèce cible : le chien. Le système immunitaire des animaux doit être compétent, ainsi les chiens utilisés seront des chiens adultes, mâle ou femelle.