
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 08/12/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-829903)
4800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules dans le péritoine, qui provoque une production de liquide d’ascite et un gonflement de l’abdomen surveillé chaque jour, le liquide étant récolté après mise à mort. Ce liquide d’ascite entre dans la fabrication de tests de diagnostic de la toxoplasmose et de la rubéole. Le porteur indique que cette cellule ne peut à ce jour être conservée qu’in vivo et que des essais de substitution sont « en cours d’étude ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La production de ce liquide d’ascite (produit dérivé) entre dans la formulation de tests de diagnostics de maladies infectieuses tel que la recherche de Toxoplasmose et de Rubéole. Il est utilisé dans son entièreté sans purification préalable et amène une stabilité aux tests.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Cette ascite issue de la multiplication d’une cellule qui est utilisé directement dans nos diluants, sans étape de purification préalable et a un rôle de stabilisant et de ballast. Cela améliore ainsi la spécificité des tests.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Selon le protocole chaque souris recevra 1 seule injection de cellules sans injection préalable d’un activateur du système immunitaire. Cette injection dure quelques secondes. L’incubation dure 2 semaines maximum. Durant cette phase de developpement de la cellule, un suivi quotidien est réalisé (à l’aide d’une grille d’évaluation de la douleur afin de d’avoir une objectivité sur l’apparition d’éventuels points limite). La récolte de l’ascite est réalisée stérilement sur les animaux préalablement euthanasiés.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite. Cela engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal. Ce gonflement de l’abdomen fait l’objet d’une surveillance quotidienne et une cotation est réalisée chaque jour afin d’évaluer la douleur engendrée par ce geste.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux dédiés ne sont utilisés que pour ce protocole. A la fin de celui-ci, Le liquide d’ascite est récolté post mortem.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La cellule permettant la production de cette ascite est à ce jour conservée in vivo uniquement et il n’y a pas à ce jour d’alternative fiable utilisable en routine pour remplacer cette cellule en l’état, car une perte de viabilité de la cellule très importante est constatée lors des cycles congélation/décongélation. Cela empêche donc la conservation de la cellule en in vitro. Cependant des essais de faisabilité du retrait ou de la substitution de cette ascite sont en cours d’étude.
2. Réduction
La quantité d’animaux nécessaire est déterminée sur la base de prévisions de fabrication des tests utilisant l’ascite. Afin de réduire l’utilisation de cette ascite, la totalité des cas d’emplois à été répertorié. Chaque cas d’emploi a été analysé afin d’identifier la possibilité d’un retrait ou de substitution de l’utilisation de cette ascite. La réduction de certains cas d’emploi est déjà acquise (arrêt produits et arrêt d’un cas d’emploi). Pour les autres références la faisabilité est en cours d’analyse en travaillant prioritairement sur les plus gros consommateurs de liquide d’ascite. Le développement des nouvelles références se fait systématiquement sans usage de liquide ascite. Développement en cours d’un lignée cellulaire stabilisée congelée afin d’essayer de substituer le mode de conservation in vivo actuel.
3. Raffinement
Le raffinement sera obtenu par l’application de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, cependant, le protocole ne nécessite pas d’amorce intrapéritonéale (pas d’injection de pristane) et cela fait diminuer considérablement la sévérité du protocole. De plus, les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l’animal. La mise en place de grilles d’évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet au technicien d’être le plus objectif possible sur l’attitude à adopter face à différents symptômes que l’animal pourrait développer. Les animaux sont en hébergés en cages équipées d’enrichissement de type « maison ».
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle souris est utilisé du fait de l’origines des cellules à multiplier Pour cette application, nous utilisons des animaux matures âgées à minima de 8semaines.