Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

12 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur greffe des lymphocytes T humains, puis des médicaments sont testés pour activer un « gène suicide » censé détruire ces cellules en cas d’effet indésirable, avec injections, pesées et imageries sous anesthésie. Le porteur indique que la greffe peut provoquer une atteinte de la peau et du poil, une perte de poids et une baisse d’activité, d’intensité modérée à sévère. Il s’agit d’une étude pilote sur douze animaux, et le recours à la souris est déclaré « indispensable » pour valider in vivo un résultat déjà obtenu in vitro.

NTS-FR-743151v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Lymphocyte T, CAR-T, Souris
Souris : 12

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les lymphocytes T font partie d’une catégorie de globules blancs qui jouent un rôle très important pour les défenses de l’organisme. Ces cellules sont responsables de la réponse immunitaire cellulaire visant à détruire les agents pathogènes, aussi bien les bactéries que les cellules cancéreuses. L’idée d’utiliser ces lymphocytes T pour le traitement de certains cancer est en plein développement. Le principe de ces thérapies consiste à prélever des cellules immunitaires d’un patient (ici, les lymphocytes T), pour les modifier génétiquement et les lui réinjecter dans le but de reconnaître puis éliminer les cellules cancéreuses. Aujourd’hui de nombreux essais cliniques ont démontré l’efficacité des thérapies par ces cellules dans l’élimination des cellules tumorales chez l’animal et l’humain, particulièrement les leucémies et lymphomes. Cependant, leur efficacité est contrebalancée par de fréquents effets secondaires indésirables tel que la production massive de substances toxiques suivie par un syndrome de neurotoxicité. Ces effets secondaires empêchent l’utilisation de ces cellules comme traitement de première intention chez les patients. Dans ce projet nous souhaitons démontrer la possibilité de pouvoir éliminer de façon contrôlée ces cellules génétiquement modifiés si des effets indésirables apparaissaient, élargissant ainsi les applications cliniques de ces cellules. Pour contrôler ces cellules en clinique chez l’homme, elles peuvent être équipées de gènes « dit suicide » qui sont activables par des médicaments cliniquement approuvés. L’activation du gène suicide par le médicament va déclencher la mort du lymphocyte T. Nous avons démontré le concept in vitro en substituant le gène suicide par un gène luminescent et montré que le médicament permettait d’activer le gène luminescent en activant un signal luminescent dans la cellule. L’objectif de ce projet est de valider le concept in vivo, déterminer les médicaments et les doses efficaces, permettant d’activer la production du signal de luminescent dans des lymphocytes T humains greffés chez la souris.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le bénéfice de cette étude pilote préclinique est la validation de systèmes de sécurité, inductibles et contrôlés, permettant d’éliminer des lymphocytes T greffées chez un patient en cas d’effets secondaires graves pour le traitement de pathologies. Cette sécurité vise à perfectionner considérablement les protocoles actuels de ces cellules et favorisera leurs utilisations en première intention améliorant ainsi la prise en charge des cancers et le traitement de certaines pathologies auto-immunes.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris seront soumises à une pesée hebdomadaire soit 8 pesées d’une durée de moins de 30 secondes (réalisées sur animal vigile). Si une perte de poids était observée, des pesées supplémentaires seront réalisées deux fois par semaine ou tous les jours. Deux à trois injections maximum sur animal anesthésié, d’une durée de moins de 30 secondes, seront réalisées. Deux à trois injections maximum sur animal vigile, d’une durée de moins de 15 secondes, seront réalisées. Chaque animal sera également soumis à 3 ou 4 imageries d’une durée de 5 minutes réalisées sous anesthésie.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Un stress, de courte durée de moins de 30 secondes, pourra être généré au moment des contentions des souris et lors des pesées hebdomadaires. Du stress sera également généré lors des anesthésies d’une durée de 5 à 10 minutes maximum. Les injections pour l’inoculation des lymphocytes et des médicaments pourront également générer une douleur d’intensité légère de courte durée (10 à 15 secondes). Des nuisances d’intensité modérée à sévère, sur une durée de un à plusieurs jours, en lien avec la greffe des lymphocytes T chez la souris pourront apparaitre. Ces manifestations se caractérisent par une atteinte de l’intégrité de la peau, du poil, une perte de poids, une modification de l’activité.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus pour des analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des tests in vitro réalisés ont montré que les médicaments étaient capables d’activer la production d’un signal luminescent dans des lymphocytes T humains. Nous souhaitons maintenant valider le concept in vivo aussi l’utilisation du modèle souris est indispensable.

2. Réduction

3R / Réduction :

Il s’agit d’une étude pilote sur petit effectif d’animaux, 12 animaux au total, 3 par groupes, 4 groupes d’animaux qui nous permettra de valider les médicaments, leur posologie et les manifestations cliniques de la greffe de lymphocytes T humains chez la souris.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront acclimatées durant 5-7 jours à l’animalerie avant d’être incluses dans la procédure. La procédure expérimentale a été conçue de manière à minimiser les dommages causés aux animaux. Les pesées seront réalisées sur animal vigile par contre tous les autres gestes techniques seront réalisés sur animal anesthésié afin de diminuer le stress et l’inconfort de l’animal. Tout au long de la procédure, les souris sont suivies quotidiennement, le registre de soins est complété en se rapportant à la grille de suivi de soins adaptée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous utiliserons comme modèle la souris. Cette souris n’a pas de cellules immunitaires ce qui évite le rejet des lymphocytes T humains. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines dont le poids varie entre 15-20 grammes. C’est l’âge des souris adultes couramment utilisées dans la littérature lors de la greffe de cellules humaines.