Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de plasmides dans la veine de la queue pour déclencher des tumeurs du foie, certaines recevant aussi des molécules anticancéreuses, avec un suivi par imagerie tous les quinze jours. Le porteur affirme que la nuisance de la manipulation reste temporaire et qu’aucun signe de souffrance n’apparaît au stade précoce, tout en reconnaissant que la formation des tumeurs peut provoquer des souffrances. Il décrit des tests in vitro sur cellules et organoïdes de foie mais conclut que la validation chez la souris est « indispensable » pour confirmer l’implication des gènes candidats.

NTS-FR-370621v1
Types de recherche
· Cancers · Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
Oncogenèse, Cancer du foie, Carcinome hépatocellulaire, Coopération de gènes, Initiation et évolution tumorale
Souris : 1200

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est une pathologie complexe, en raison de ses caractéristiques qui influencent son évolution et la résistance au traitement. L’identification de gènes impliqués dans le déclenchement du processus de cancérisation est difficile en raison de la présence de plusieurs altérations qui n’ont pas d’impact fonctionnel. Nous avons généré un modèle murin qui récapitule le programme du développement du CHC. L’utilisation de ce modèle à des stades précoces (avant l’apparition des tumeurs) permet de tester l’implication fonctionnelle de gènes qui coopèrent pour induire la formation de tumeurs. Nous avons conçu un programme de recherche interdisciplinaire pour identifier les gènes fonctionnellement impliqués dans l’initiation des tumeurs hépatiques et leur évolution en CHC, ainsi que leur mode de coopération. Pour cela, nous envisageons d’injecter par voie intraveineuse des plasmides, qui s’intégreront dans les hépatocytes (cellules du foie). Ce projet nous permettra de tester l’implication fonctionnelle de nouveaux gènes (seuls ou en combinaison) agissant comme régulateur du processus de cancérisation dans le foie sain. Cette stratégie nous permettra de tester directement l’implication de gènes candidats dans la formation des tumeurs dans un foie sain.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ces études nous permettront d’identifier les gènes fonctionnellement impliqués dans la formation et l’évolution de tumeurs hépatiques ainsi que leur mode de coopération entre gènes. L’analyse par imagerie non-invasive permettra de suivre de manière longitudinale la formation, l’évolution et la régression des tumeurs.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris subiront 1 seule injection de plasmides dans la veine de la queue pour une durée inférieure à 5 secondes. Certaines de ces souris seront traitées avec des drogues anti-cancéreuses, administrées, selon les recommandations fournies pour chaque drogue. Après administration, la souris est placée en observation dans sa cage. La fréquence des injections dépend du type de traitement (variant de 1/jour à 1/semaine, pour une durée variant de 2 à 4 semaines). Les analyses par imagerie non-invasive seront effectuées 1x tous les 15 jours. Chaque séance d’imagerie durera environ 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Cette technique est couramment utilisée dans plusieurs laboratoires situés dans le monde entier. La nuisance globale de l’ensemble de la manipulation n’est que temporaire (

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Toutes les souris seront euthanasiées afin d’analyser les tumeurs d’un point de vue moléculaire et histologique.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Concernant les objectifs de ce projet, nous testerons certains gènes dans des modèles in vitro (culture d’hépatocytes immortalisés établis au laboratoire, lignées cellulaires, organoïdes de cellules de foie). Ces systèmes in vitro nous permettront de limiter nos études in vivo, en se focalisant sur les gènes candidats les plus pertinents, notamment ceux rapportés comme étant altérés chez les patients. Cette étape de validation in vivo, chez la souris, est indispensable pour valider dans un contexte physiologique l’implication des gènes candidats dans les processus de tumorigenèse et notamment dans des cas cliniques où leur altération a été décrite. En outre, l’analyse dans ce contexte in vivo est une étape obligatoire pour comprendre comment ces gènes influencent également l’environnement tumoral, notamment les cellules immunitaires.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés est déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs (p

3. Raffinement

3R / Raffinement :

L’état de santé des souris sera régulièrement surveillé en fonction de l’évolution des expériences, de la formation des tumeurs. L’évaluation sera réalisée en suivant différents critères : poids, apparence du pelage, comportement animal dans la cage qui traduirait une éventuelle souffrance ou angoisse. Des stratégies d’optimisation seront mises en place au cours du projet afin de réduire, voire de supprimer, la souffrance chez l’animal (enrichissement des cages, acclimatation des animaux aux pièces d’hébergement). La formation et l’évolution des tumeurs sera suivie de manière longitudinale par imagerie non invasive (« photon counting micro computed tomography » et/ou bioluminescence/fluorescence). En cas de souffrance de l’animal, des analgésiques seront administrés.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nos études nécessitent l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement puisque la thématique principale de notre laboratoire est de comprendre les mécanismes impliqués dans des étapes d’initiation et d’évolution du cancer. Les modèles animaux que nous utiliserons représentent des alternatives prometteuses pour obtenir des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension du cancer chez l’Homme. En particulier, les approches uitilisées dans notre équipe, combinant des études in vitro avec des analyses in vivo réalisées chez la souris, permettent d’identifier de nouveaux gènes, leur implication dans le développement de tumeurs hépatiques, et de mettre en évidence des nouveaux mécanismes de coopération entre gènes, comme nous l’avons déjà démontré. Les souris seront utilisées au stade adulte (2-8 mois). Cet âge permet d’évaluer l’initiation et l’évolution tumorale dans des individus adultes, comme la majorité des CHC.